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Full text of "Grammaire arménienne"

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HARVARD COLLEGE 
LIBRARY 



FROM TH& PUND OF 

CHARLES MINOT 

CLASS OF tbS 



GRAMMAIRE ARMENIENNE 



IMPRIME PAR W. DRUGUUN A LEIPZIG 



o 



GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 



•PAR 



M. L A U E R 



TRADUITE, REVUE ET AUGMENTEE 



d;une chrestomaïhie et d'un glossaire 



PAR 



A. CARRIÈRE 



SBCRÉtAIRB DB L*écOLB DBS LANGUES ORIBNTALBS VIVANTES 



•HK- 



PARIS 
MAKONNEUVE ET C'^ LIBRAIRES-ÉDITEURS 

25, QUAI VOLTAIRE, 2$ 

1883 



3ab^.3o 



^ 3 Ji C {f u . 3-Ô- 



d:: in 1905 



ri l^^vç^- 



4i 



i,Vyvo 



cL. 



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-^\" 



AVANT-PROPOS 



Il ne sera peut-être pas inutile de dire en quel- 
ques mots comment j'ai été amené à publier une 
traduction française de la Grammaire arménienne 
du Dr. Lauer, imprimée à Vienne en 1869. 

Chargé du cours d'arménien à l'École des langues 
orientales vivantes après la mort du regrettable 
M. Dulaurier, j'ai dû vite constater que nous ne 
possédions en français aucun livre élémentaire à 
mettre entre les mains des élèves. Il était impos- 
sible d'utiliser la volumineuse et indigeste grammaire 
de Chahan de Cirbied (Paris, 1823), et le travail de 
M. Patkanoff, traduit par É. Prud'homme (*), si 
remarquable à d'autres égards, ne se prêtait guère 
davantage à être employé comme livre d'enseigne- 
ment. Ce qui manquait, c'était un manuel pour 
les commençants, simple, clair, de peu d'étendue, 
ne renfermant que le nécessaire, propre à initier 
à la fois aux principes de l'arménien ceux qui 
veulent étudier cette langue dans un but prati- 
que, pour lire les auteurs, et ceux qui, voués aux 
recherches de la philologie comparée, s'appliquent 
surtout à connaître la structure grammaticale d'un 

(ï) Recherclus sur la formation de la langue arménienne; 
mémoire traduit du russe par M. Évariste Prud'homme, revu 
sur le texte original et annoté par M. É. Dulaurier. Paris, 
Maisonneuve, 1871. 



VI AVANT-PROPOS 

idiome. La Grammaire de l'arménien classique de 
M. le Dr. Lauer me semblait réunir ces diverses 
conditions, dont quelques-unes sont difficilement 
conciliables. Je l'avais traduite il y a déjà quelques 
années pour mon instruction personnelle. Je crois 
rendre un réel service aux études arméniennes dans 
notre pays en livrant aujourd'hui mon manuscrit 
à l'impression. Les corrections apportées au texte 
primitif ont été faites d'accord avec l'auteur qui a 
bien voulu se charger de revoir les épreuves en 
même temps que le traducteur. 

Le présent volume doit être regardé comme un 
manuel pratique à l'usage des commençants; il ne 
se donne nullement pour une grammaire complète 
et scientifique de la langue arménienne. En y 
joignant une courte chrestomathie et un glossaire, 
j'ai pensé que ce manuel répondrait mieux 
aux besoins de l'enseignement et que l'utilité en 
serait plus grande pour ceux qui doivent étudier 
seuls et sans maître. Les quatre morceaux qui 
composent la Chrestomathie (*) sont d'une difficulté 
graduée et choisis de manière à provoquer de la 
part du professeur des développements intéressants 
sur les premiers temps de l'histoire et de la littérature 
de l'Arménie. A. C. 

(^ "L ITtstoire de Joseph (Genèse XXXVII, 2—35 ; XXXIX, 
I— XLI, 57, d'après l'édition dç la Bible arménienne publiée à 
Venise en 1805 par les soins du P. J. Zohrab; II. Ongine des 
ArmênUns-, HM; extrait de l'Abrégé de l'histoire d* Arménie du 
P. M. TCHAMTCHÉAK, Venise, 181 1; III. Lèvèque Jean (Fauste 
de Byzance, Venise, 1832, p. 266—269, et St. Petcrsbourg, 1883, 
éd. Patkanoff, p. 225—228); IV. St, Mesrob crée Vicriture 
arminienne (Vie de St. Mesrob, par KûRiouN, Venise, 1854» 
p. Sr-ii). 






TABLE DES MATIÈRES 

INTRODUCTION 

PREMIÈRE PARTIE: PHONÉTIQUE 

Page 

1. ALPHABET I 

2. VOYELLES 3 

3. SEMI- VOYELLES ET DIPHTHONGUES .... 4 

4. CONSONNES 5 

5. ACCENT 6 

6. SIGNES DE PONCTUATION 6 

DEUXIÈME PARTIE: MORPHOLOGIE 
A. FLEXIONS 

/. SUBSTANTIF 

1. DÉSIGNATION DES GENRES 7 

2. DES THÈMES NOMINAUX EN GÉNÉRAL ... 8 

CLASSIFICATION DES DÉCLINAISONS 

3. LES THÈMES NOMINAUX EN PARTICULIER . . 9 
I. LES THÈMES-VOYELLE FAIBLES ET FORTS Ç 

a. Thhnes-vcyeUe en um lO 

' b. Thèma-vaydle en n II 

c, Thèmes-voydU en h 12 

d. ThèmeS'Vcyélle en nt. 13 

2. LES THÈMES-CONSONNE FAIBLES ET FORTS ... I3 



VIII TABLE DES MATIÈRES 

Page 

4. FORMATION DES CAS . 16 

a. NOMINATIF 16 

6, ACCUSATIF 17 

C, VOCATIF 18 

d, GÉNITIF 18 

e. DATIF 20 

/ ABLATIF 20 

^. INSTRUMENTAL 2 1 

TABLEAU DES DÉCLINAISONS 23 

A. DÉCLINAISON- VOYELLE 2^ 

B. DÉCUNAISON-CONSONNB 26 

C. DÉCLINAISON IRRÉGUUÈKE 2 y 

IL ADJECTIF 

1. COMPARATIF . . . . , 30 

2. SUPERLATIF 3I 

///. NUMÉRAUX 

1. NOMBRES CARDINAUX 32 

2. NOMBRES ORDINAUX 36 

3. NUMÉRAUX MULTIPUCATIFS Z^ 

4. NUMÉRAUX DISTRIBUTIFS . 38 

5. SUBSTANTIFS NUMÉRAUX 39 

6. ADVERBES NUMÉRAUX 39 

IV, PRONOMS 

1. PRONOMS PERSONNELS 39 

2. DÉMONSTRATIFS 41 

a, PRONOMS DÉMONSTRATIFS 4I 

b, PARTICULES DEMONSTRATIVES 44 



TABLE DES MATIÈRES IX 

Page 

3. PRONOMS POSSESSIFS 45 

4. PRONOMS INTERROGATIFS 46 

5. PRONOM RELATIF 47 

6. PRONOM DÉFINI 48 

7. PRONOMS INDÉFINIS 48 

8. PRONOMS RÉCIPROQUES 49 

9. PRONOMS COLLECTIFS 49 

10. PRONOMS CORRÉLATIFS 51" 

V. VERBE 
A. VERBE RÉGULIER 
I. DU VERBE RÉGULIER EN GÉNÉRAL 

1. DIVISION DES CONJUGAISONS ET FORMATION 

DES THÈMES 52 

2. TEMPS ET MODES 54 

3. 3 COMME LETTRE FORMATIVE POUR L* AORISTE, 

LE FUTUR ET LE CONJONCTIF 56 

4. DÉSINENCES PERSONNELLES DU VERBE ARMÉNIEN 5 7 

II. DES VERBES EN PARTICULIER 

I. TEMPS SIMPLES ^58 

a. TEMPS SPÉCIAUX 58 

Présent 58 

Imparfait 59 

b, TEMPS GÉNÉRAUX 60 

Aoristes en général 60 

Aoriste L 62 



X TABLE DES MATIÈRES 

Pajjc 

Aoriste IL ^4 

Futurs en général ^^ 

Futur!, ^^ 

Futur II, ^^ 

2. TEMPS COMPOSÉS . 69 

3. MODES 70 

Qmjonctif 7© 

Impératif . 71 

Impératif frokibUif 7' 

Impératif de Paariste 7^ 

ImpéraHf du futur 73 

Infinitif 74 

Participes 74 

4. PASSIF 75 

TABLEAU DES CONJUGAISONS 7 6 

A. TEMPS SPÉCIAUX .... 76 

TEMPS GÉNÉRAUX 79 

B. VERBES SUBSTANTIFS ^4 

C. VERBES IRRÉGULIERS 88 

VI. INDÉCLINABLES, 

1. ADVERBES .... 89 

2. PRÉPOSITIONS 91 

3. CONJONCTIONS 95 

"4. INTERJECTION 9^ 



TABLE DES MATIÈRES XI 

Page 
B. FORMATION DES MOTS 

I. FORMATION DES NOMS 96 

1. FORMATION DES NOMS PAR SUFFIXES .... 96 

2. FORMATION DES NOMS PAR COMPOSITION ICI 

a. Composés copulatifs ICI 

b. Composés possessifs ICI 

c. Composés détemtincUifs I02 

d. Composés de dépendance I02 

e. Composés collectifs, 103 

f. Composés adverbiaux 103 

II. FORMATION DES VERÏ3ES - I03 

1. VERBES DÉRIVÉS I03 

2. VERnRS COMPOSÉS IO4 

TROISIÈME PARTIE: SYNTAXE 

/. ORDRE DES MOTS, 
IL AœORD. 

1. ACCORD DE l'attribut AVEC SON SUBSTANTIF I06 

2. ACCORD DE L*APPOSITION AVEC LE SUBSTANTIF I08 

3. ACCORD DU PRÉDICAT AVEC LE SUJET . . . IO9 
( 4. ACCORD DU PRONOM RELATIF AVEC LE NOM 

AUQUEL IL SE RAPPORTE IO9 

///. EMPLOI DES CAS 

1. NOMINATIF IIO 

2. ACCUSATIF .III 



Xn TABLE DES MATIÈRES 

Page 

3. GÉNITIF 114 

4. DATIF 117 

5. ABLATIF 119 

6. INSTRUMENTAL 121 

. IV. EMPLOI DU VERBE 

A. DES TEMPS ET DE LEUR VALEUR 1 24 

i. PRÉSENT 124 

2. IMPARFAIT I25 

3. AORISTES . . 127 

4. FUTURS 127 

5. TEMPS COMPOSÉS . . . 128 

B. DES MODES ET DE LEUR VALEUR I28 

1. INDICATIF 128 

2. CONJONCTIF 128 

3. IMPÉRATIF 130 

4. INFINITIF 131 

5. PARTICIPES 132 

C. PASSIF -ISS 

D. RÉGIME DBS VERBES I34 

CHRESTOMATHIE 137 

GLOSSAIRE 167 



INTRODUCTION 



La langue arménienne a traversé trois périodes 
bien distinctes l'une de Pautre. 

La première va jusqu'à Mesrob, au commen- 
cement du V*' siècle. D'après les écrivains posté- 
rieurs, l'arménien aurait déjà produit à cette époque 
un grand nombre de travaux littéraires, la plupart 
d'un contenu historique. Il ne reste malheureuse- 
ment de ces travaux que quelques fragments, mais 
les auteurs de la période suivante les avaient en- 
core à leur disposition ('). Il est impossible de 
remonter jusqu'à la phonétique particulière à cette 
période. La langue possédait alors une plus 
grande richesse de formes qu'à l'époque classique. 
Beaucoup de ces formes ont disparu dans la 
suite, d'autres ne sont restées que dans certaines 
expressions, d'autres enfin n'ont été conservées 
qu'affaiblies et tronquées. On employait déjà une 
écriture nationale, d'après le passage suivant de 
Philostrate: , , , et captant guident in PainphyUa 
aliqîiaftdo pant/tefam cum torque quent circa collum 
gestabat, Aureus autem ille erat armeniisque 
inscriptus litteris hoc sensu: rex Arsaccs deo 



(>) Cf. Quadro délia storia lUteraria di Armetti estesa da Motts, 
riaddo Sukias Somal, Vcnczia, 1829, p. i ss., et: C. F. Neum.inii, 
Versuch einer Geschichte der armenischen lÀUràUtr^ Leipzig, 1836, 
p. I ss. 



XIV INTRODUCTION 

Nysaeo. Regnabat ncinpc tcmporibus illis in Armenia 
Arsaces ('). Philostrate vivait vers Tan 200 de l*èrc 
chrétienne. 

La deuxième période s'étend du V* au XII* siècle 
et comprend les écrivains classiques de l'Arménie. 
Elle commence avec l'indroduction d'un nouvel 
alphabet par Mesrob dont l'œuvre, à cette occasion, 
fut double: il classa d'abord les sons de sa propre 
langue dans^^un ordre emprunté au grec, puis créa, 
pour les exprimer, de nouveaux signes (Jitterœ 
Mesrobianœ) basés vraisemblablement pour la plu- 
part sur ceux qui étaient en usage dans la période 
précédente. C'est à exposer la phonétique, les 
formes grammaticales et la syntaxe de la langue, 
employée pendant cette période que la présente 
grammaire est destinée. 

La troisième période, qui commence avec le 
XII* siècle, se caractérise d'abord par l'addition de 
deux nouvelles lettres à Taphabet de Mesrob, o pour 
^ et 1^ pour /. La prononciation de certains sons 
se trouve modifiée; les formes grammaticales subis- 
sent des changements importants. Une écriture 
cursive vient s'ajouter à l'ancienne écriture de 
Mesrob ('). 



(ï) vu d^ApoUonius de Tyane, 1. II, ch. 2. 

(2) On trouvera cet alphabet cursif dans les ouvrages sui- 
vants: Joh. Joachimi Schrœderi Thésaurus lingtue armemcœ. 
Ap)stelodami, 1761; Paschal Auc^er, Dictionnaire abrégé amUnien 
françms^ Venise, 181 7; J. Ch. Cirbied, Grammaire de la langue 
arménienne^ Paris, 1823, etc. 



PREMIERE PARTIE 



PHONÉTIQUE 

I. ALPHABET. 



pii, bEn,bien 


^ ;. 


bj_f étch, yetch 


g d«r/6 

a bref, yi iniiial 




^ 


A-p-, eth, yeth 


^ muet; voyelle 
souTde particu- 


^n, tho 


/;« 


«fi, jÈ 


J 



GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 




N 



.V ■■ 



II 

12 

13 
14 

15 
16 

17 
18 

20 



1- 

11 

M, 
?< 



■1::..-'^3- 




■■.,■; 94 


n 


:■:-■■ »5.' 


il 


26 


«1 


n 


.p. 


a8 


fb 


20 

' 1. ' ^ 


11 


.. 30, 


fl. 


31 


s 


3» 


p 


33' 


8 


34 


^ 


35. 


<i> 


36 


M^ 


37 





38 


* 



L 

k 
4 






z. 

II 

If 

t.' 

IL 
II 

4. 

m 

p 
a 

L. 



^jif ini 

juty khê 
^111, dza 
Jj^iAf ken, kien 
^n, ho 

^uij dsa 
ntum^ ghat 
2(ï-, djê 
lArï^men, myen 



ï-^Lk 



J19-^ 



^,* cha 

IfUf, wô 

^, tcha 

iLuf) ra 
uni) sa 

i/h^i-f vév, viev 
mjttitf tiun 

Z*^» rê 
^H) tso 
tiriï, viun 
'tb'-€> phiur 



Oy ô 



$' r$4^, fê 



—6e©- 



r forte 

4 


.900 
1000 




S forte 


2000 




3000 


t d. 


4000 


1* 

r douce 
ts f 


5(700 
6doo 


« et Z' 


7000 . 

£000 ! 

cooo/ 

* • 1. 

lOOOO 


1 

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f ^ ' ■'] 


20000 ! 


•' V 



l 



1 •'«'■ ' 



V-.. J'. • 



» f . 



PHONÉTIQUE 'in* 



'SJ ■■ i •.< II. 



Au lier vac ii-t., rv, on écrit Zl» !'.';]( 

Les lettrés majuscules ne sont employées . dans 

nos éditions imprimées qu'au commencement des 

phrases et des noms propres. 

On reconnaît facilement l'alphabet grec sous 

Talphabet arménien: a, w; ^9 pj Y^ Ç> ^^ t'> ^^ ^*> 

o, o; ^, lij; p, p; <r, «; T, m; v, £.; y, ^ et^; jf,^j 

if;, — ; 0), o. '>^ 

Le i/' est donc la seule lettre grecque qui ne ^ 
soit pas représentée dans Talphabet arménien; le ^, 
correspondant au £, se prononce c/iy et le ^ corres-* 
pondant au X, est transcrit par gA (voir plus 
loin, p. 5). 

Les lettres représentant les sons arméniens qui 
ne se trouvaient pas exprimés dans Palphabet grec, 
semblent y avoir été intercalées au hasard et sans 
nucune règle. 

Les noms des lettres sont en partie empruntés 
au grec, en partie d'origine arménienne. 



' . 2. VOYELLES. 

Les voyelles fondamentales à, /, ù (') sont repré- 
sentées en arménien par w, jt^ nu. \ ,. < 

ift n'est une diphthongue qu'en apparence; les 
deux lettres rendent seulement le son 2/, dont ' le signe 
primitif était ir qui a encore gardé cette valeur danà 
la diphthongue njy uL Dans les textes inanusciità 

■> ' V. ; ; -^ ■ . . • . ; ■: ■ . • •■ 'î ;><!] J A. .• 



'■- (1) ban» boi tiranscrîptioni h représentera totOi)urt le ton ou et'Jàniaii, 
lei.toïki de, Vf k aigu rrànçaii.* i .[ i ' ' ' .' • . ' ''t' ■11'.. ' / •". ■ • j ■ ) 



•(''• ! 


::.-V. 


II'.. 


\ . 




I* 



l ' 



i » 



4 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

et imprimés^ n (prononcé' w<? comme lettre initiale 
par les Arméniens modernes) représente le d bref. 
Pour rendre le â long, on se sert du signe o introduit 
dans récriture arménienne depuis le xii siècle^ et pour 
transcrire le « des noms propres grecs on emploie «^ 
(partout ailleurs le ^ garde sa valeur de v.) 

Le son e est représenté par deux lettres: k (pro- 
noncé yé par les Arméniens modernes^ surtout comme 
lettre initiale) pour é, et f^ pour ê. 

La motion- voyelle £r, qui répond à peu près au 
c^va mobile hébreu^ se prononce rapidement et d'une 
manière sourde; elle peut être considérée comme une 
réduction à leur forme la plus brève de toutes les 
voyelles. 

Lorsque deux voyelles se suivent immédiatement^ 
elles gardent chacune leur valeur alphabétique; seule- 
ment le Ir avant tu se fond en quelque sorte dans 
celle-ci et prend une prononciation voisine de /* 



3. SEMI -VOYELLES ET DIPHTHONGUES. 

Les lettres j et i. sont des semi- voyelles. Au 
commencement des mots et des syllabes^ elles gardent 
leur valeur alphabétique de A et v. A la fin des 
mots^ j sert de lettre de prolongation à w et n et 
doit encore dans ce cas se prononcer comme un à 
non aspiré; mais lorsque j représente le tûta grec 
dans des mots étrangers^ ou bien le préfixe '^ avant 
une voyelle, il se prononce comme un / consonne (y). 

A rintérieur d'un mot, j précédé de w ou de n 
forme avec ces voyelles les diphthongues ty et y^ 
ai et ui, s'il n'est point lettre initiale de la syllabe 



PHONÉTIQUE 5 

• 

suivante (n conserve dans y son ancienne valeur 
de u). 

Dans les mêmes conditions^ i. précédé de tu^ jt^ 
h forme les diphthongues wi. «= aUy Jtt. et ki. «» tu 
(jtL. et ht. ne se distinguent que par Torthographe, 
non par le son). Le k avant ly et uif. se fond 
encore avec le m comme nous l'avons vu plus haut. 



4. CONSONNES. 

Dans ce manuel^ qui est avant tout pratique^ nous 
ne pouvons songer à procéder à un classement systé- 
matique des consonnes et à étudier leurs fonctions 
dans rétymologie. Ce travail serait superflu pour 
les élèves et accessible à peu de lecteurs. Il nous« 
suffira de faire les remarques suivantes: 

^ est une aspirée gutturale^ comme le p hébreu 
et le ^ ou plutôt le yL du persan moderne, p. e. 
dans v^^wut^, khândan, ^ândan, lire\ ^ rend souvent 
le 5^ grec, toujours p. e. dans ^^ypftumnu^ "Kptaroç, 

q^ se rapproche étymologiquement de / et de n 
Dans Talphabet, il tient la place du X grec qu*il 
représente également dans la transcription des noms 
propres grecs (c||^ijfain^, IlXaTcov; l^^.^i«ii«^^, 'AXs' 
\avlpoç; W^q^tuy 'A^/XX^îî^). Il doit être prononcé 
à peu près comme le ^ arabe, et nous le transcri- 
vons par ^A, 

Entre le £^ et le zT il n*y a qu'une différence 
étymologique, mais la prononciation est la même. 

Les Arméniens modernes prononcent p, ç, ^ 
comme /, â, /, et, en revanche, ui^ 4, m comme â, g, d. 



^' 



GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 



5. ACCENT. 



Uaccent du mot repose en arménien sur la 
syllabe finale. Pour les impératifs^ le ton sur la 
dernière syllabe est marqué par le signe de l'accent 
aigu grec. Les interjections prennent aussi Taccent 
aigu sur la syllabe tonique. 

6. SIGNES DE PONCTUATION. 

Les signes de ponctuation diffèrent selon les 
éditions. 

Les pronoms et adverbes interrogatifs sont marqués 
du signe*; ex. : «, qui} lyp^ pourquoi} 

Une apostrophe placée devant le préfixe ^, ainsi 
/^, le distingue de j» voyelle initiale d'un mot. 

Le signe ^ placé sur une ou plusieurs lettres 
indique une abréviation; ex.: ui& pour tuumnuui&y Dieu. 

Les autres signes qui se rencontrent dans les 
textes imprimés ont peu d'importance, et la valeur 
en sera facilement comprise. 



DEUXIEME PARTIE 



MORPHOLOGIE 

A. FLEXIONS 



/. SUBSTANTIF 
I. DÉSIGNATION DES GENRES. 

UarniiSnien ne possède pas de genre grammatical^ 
c'est à dire de désignation du sexe des êtres vivants 
par une forme ou une terminaison spéciale. Il ne 
distingue pas davantage les noms des choses inanimées 
en noms masculins^ féminins et neutres^ 

Ainsi le substantif^ Fadjectif et le participe n*ont 
pas de genre grammatical. Il en est de même du 
pronom. 

Une seule terminaison, ""TjrlTJpT* sert quelquefois à 
désigner grammaticalement le sexe féminin; ex.: 
^^^^ufïr, Tigrane^ fém. ^j^jt^puAnL^li ; mp^uy^ roi, 
tup^unnu^lt^ raine', unupp.^ saint, unanL^Jt^ sainte i de 
même, mais très-rarement, les mots ifjnLfumy fille, et 
lubnjij doux, suave ^ joints aux noms jiropres; ex.: 

Qha.nuib , Tigrane, fem. K^lti^nulbuiq.nL^m *, \| uipi^ 

Vard, fém. \| tup^jubm^ 



8 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

w 

Pour les noms propres qui ont passé des langues 
étrangères en arménien^ la terminaison caractéristique 
du genre est conservée; ex.: i^n^uXbtu^ Johannes^ 
O^n^uSlhit^ Jokanna. 

Pour marquer expressément le sexe, on préfixe 
aux noms des êtres doués de raison mm^ homme (vir), 
lorsqu'on veut indiquer le masculin, et ^^î ou ^^, 
femme^ lorsqu'on veut indiquer le féminin; s'il s'agit 
d'animaux, on emploie m^nu ou npX^ mâie^ et ^^ ou 
dmmu»li^ fâmelU'y ex. : Jiunn.^ homme (homo), "up'^pQ-^ 
homme (vir)', ^Jtbdùipq.^ (t^iHupnJl femme; â/», cheval, 
tupmJili^ npXXft^ cheval entier, jur opposition à tit^b% 
ifÙÊiaïu^àh^ jument. 



2. • LES THÈMES NOMINAUX EN GÉNÉRAL. 

CLASSIFICATION DES DÉCLINAISONS. 

Les thèmes nominaux arméniens se divisent en 
thèmes-voyelle et en thèmes-consonne^ et chacune de ces 
deux espèces à son tour en thèmes forts et en thèmes 
faibles. 

Les thèmes faibles servent à former le nominatif, 
l'accusatif et le vocatif du singulier, et presque 
toujours le pluriel des mêmes cas. Les thèmes forts 
se retrouvent dans les autres cas du singulier et du 
pluriel. • 

Les thèmes forts varient seuls dans la déclinaison: 
ils se terminent soit par une voyelle (thèmes-voyelle 
forts), soit par une consonne (thèmes-consonne forts). 
Il y a donc à établir une distinction entre la décli- 
naison-voyelle et la déclinaison-consonne. 



.-.■ A 



v..,. 



SUBSTANTIF 9 

On compte quatre espèces de déclinaisons-voyelle^ 
d'après les quatre voyelles finales du thème fort lii, 
n, Jt^ ni.y et autant de déclinaisons-consonne^ d'après 
les quatre voyelles w^ k^ Jê^ hl^ qui précèdent la 
consonne finale du thème fort 

La pratique seule enseignera quelle est la voyelle 
thématique de chaque mot. Les règles qu'il est 
possible d'établir à ce sujet seront données dans les 
paragraphes suivants. 

* ' 

Les voyelles thématiques n et & sont un aiïaiblissement 
de iu qui s'est opéré dans la langue arménienne elle-même, 
de sorte que les différences de déclinaison se trouvent basées 
sur les trois voyelles fondamentales a, i, u. 

Le èr qui précède fréquemment la voyelle thématique w 
de la déclinaison voyelle et consonne, et qui se fond avec 
uf à la manière d'un y, n'appartient point à la voyelle théma- 
tique, mais provient d'un y primitif. 



3. LES THEMES NOMINAUX EN PARTICULIER. 

Pour éviter toute erreur, nous ferons remarquer 
dès l'abord que les thèmes faibles expriment le nomi- 
natif, et les thèmes forts, le génitif singulier. 

I. LES THÈMES- VOYELLE FAIBLES ET FORTS. 

Les thèmes-voyelle faibles se distinguent surtout des 
thèmes-voyelle forts en ce que les premiers ont perdu 
les voyelles thématiques m, n, ^, ne, qui reparaissent 

au contraire dans les seconds comme finales thé- 
matiques. 

Les thèmes-voyelle faibles en m. ont pris souvent 
un ^ comme compensation de la voyelle thématique 



4 



\ 



lO GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

ni. tombée; mais ce p disparaît de nouveau devant 
le ni. au thème fort 

^^^ijiifi, Tré/af (Tiridate), thème faible de ^pq.iumiu; 
iftupi^^ homme^ thème faible de Jùipqji; ^ui^m^ fortune, 
thème faible de puifumlt; f/2u^, mort, thème faible de 
iltu^ni.; Jb-qp mtW, thème faible de Jb-i^ni., 

Là chute de la voyelle thématique dans les formes 
faibles du thème amène souvent Tintercalation d'une 
voyelle auxiliaire^ en particulier d'un ^ ou d'un ni.^ 
et rend nécessaire l'allongement de ^ en £-, et de m. 
en y. Mais la voyelle auxiliaire et l'allongement 
disparaissent de nouveau au thème fort; ex.: lij^in, 
esprit^ thème faible de dtn\^\ ^nCh^ sommeil^ thème 
faible de ^ïn; ^£4, amies ^ thème faible de qfitPL; 
qpyg^ discours^ thème faible de qpnLgfi, 

Pour un seul et même thème faible^ il existe 
souvent deux thèmes forts ^ l'un en n, ^, ou nt.^ le 
second en m; ex.: mhqj^^ lieu, thème faiËle de mèrijiLn 
et mhtitrtu', Jfim^ esprit, thème faible de dm\i et dmm\ 
puipipi haut, thème faible de puspÀni. et ptupÀm. 

Du thème fort en n, ^i, m. dérivent alors le gé- 
nitif et l'ablatif singulier^ du thème en m l'instrumental 
du singulier et les cas obliques du pluriel. 

a) Thèmes'Voyelïe en m (*). 

Les thèmes- voyelle * en m sont tous des- noms 
propres. Le A de la terminaison aJ^^ des noms 
propres féminins se change en h devant la voyelle 
thématique w. 

(i) Les règles suivantes reposent sur l'observation. Ce sont les seules 
que l'on puisse établir sur les rapports réciproques des thèmes .forts et 
faibles. Les exceptions ont été nécessairement laissées de côté. 



SUBSTANTIF II 

^^^ufiff, TiridatCy thème faible de ^^j^miu; 
^O^ui^n/L^/i, thème faible de jO^m^ni-^A-iii. 

b) Thèmes-voyelle en n. 

Appartiennent aux thèmes- voyelle en m 
a) Les noms dont le thème faible (nominatif singu- 
lier) est en ^, à t* exception des noms propres en nL^ft 
dont il vient d^être parlé. Ce Jt est un y primitif^ 
qui se change devant n en la semi- voyelle l, homogène 
à n, et n*est que très-rarement conservé; ex.: m&^^ 
lieu, thème faible de mhrqtLn', npii^ft^ fils, thème faible 
de niiq.L.n', uftnnL^Jt^ sainte, thème faible de up^nL^n* 
Beaucoup de noms à thème faible en /», princi- 
palement les thèmes en hl^^ et les participes en ^, 
ont à côté du thème fort eh n un second thème fort 
en iu. Dans ce cas le A final dû thème faible se 
change en // devant tu; ex.: uppnL^ji^ sainte^ thème 
faible de up^nL^n et de uppnL^t-iu; ufipèrji^^ devant 
aimer, devant être aimé, thème faible de uftpk^n 
et uliplrjièrtu ; mhif^^ HeUy thème faible de mh^iM et 

P) Les infinitifs en 6r£^^ tu^^ nuj^^ ft^^ et les parti- 
cipes aoristes en hut^^ Au thème fort, le ne de ni.^ 
tombe , le ^ de fti et le hu» de Au^J se changent en 
A; ex.: plrphi^y porter, thème faible de phplrgn; u»iju'f_ 
moudre, thème-, faible de uniutfn* p-nijnLi_^, laisser, 
thème faible de p-nijjn; /uoi/^/_, parler, thème faible 
de juouk^n ; ujipfr^hriuj^, aimé, thème faible de uftpèykin* 

y) Les thèmes faibles dont la consonne finale est 
précédée de la voyelle auxiliaire hl, qui tombe au thème 
fort; ex.: ^ntp, feu, thème faible de <î^n; unupp, saint, 
thème faible de uppn. Plusieurs thèmes faibles ainsi 



* 



12 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

. formés ont pourtant un thème fort en Ji; ex.: JuhlJji^ 
troupij thème faible de yd\^^* 

S) Les noms qui au thème faible se terminent en ji^ 
Le ji de la terminaison, se change en a au thème 
fort; ex.: ^a/vi., guerre^ thème faible de ^iluch. 

e) Les pronoms possessifs; ex.: Jtil^ mon^ thème 
faible de ^Jn. 

c) Thèmes-voyelle en ji. 

Appartiennent aux thèmes- voyelle en fit 

a) La plupart des noms qui^ au thème faible^ se 
terminent par une gutturale ou une dentale; ex.: ^mjum^ 

fortune, thème faible de ^uifumft, 

p) Les comparatifs en ^gyb. Au thème fort le y 
se change en ni.; ex.: Jlr&ut^yb^ plus grand, thème 
faible de JBr&m^nùili, 

y) Les nombres ordinaux en npq.^ les multiplicatifs 
en uiuiinlil^ les substantifs numéraux en tu^ et en inu^, 

o) Les noms qui ont un lu au thème faible avant 
une consonne finale simple. Au thème fort^ y se 
change en ni.; ex.: ^y^^ discours, thème faible de 

b) Les noms qui au thème faible se terminent en ty 
ou en Arty. Au thème fort, tm se change en £-, ce 
qui fait tomber comme inutile le J suivant. Ex.: 
wn^uMi^ roi, thème faible de top^unji ; ^tyl^iuqbhuu^ 
Arménien (descendant de Haïk)^ thème faible de 
^uylimqbtf^. — Noter comme exception ^«^, Artné- 
nien, thème faible de ^fyn. 

C) Zes noms qui au thème faible se terminent en 
y et en ni.', ex.: q-^Juy^ reine, thème faible de i^ijs^yj»', 
ih^qnLf langue, thème faible de [hqnLft. 



SUBSTANTIF 13 

d) Thlmes' voyelle en n«.. 

Aux thèmes- voyelle en nu appartiennent/ outre 
ceux qui ne se laissent ramener à aucune règle^ tous 
les noms (substantifs et adjectifs) qui, au thème faible^ 
ont pris ^ en remplacement de la voyelle thématique 
n£. tombée; ex.: lA-^, tniel^ thème faible de JIt^l; 
lf"^Z»j P^^'^y thème faible de i^n^nu. 

En voici d'autres: qop^ armée, thème faible de 
qopni.; ^Ib, armes f thème faible de qfitnL, 



2, LES TIIÈMES-CONSONNE FAIBLES ET FORTS. 

Les thèmes-consonne faibles se distinguent avant 
tout des thèmes-consonne forts en ce que les premiers 
ont perdu les voyelles thématiques m, A^, /», iîl, pendant 
que les seconds gardent toujours ces mêmes voyelles 
avant la consonne finale. 

La chute de la voyelle thématique rend souvent . 
nécessaire Fintercalation^ au thème faible^ d'une voyelle 
auxiliaire qui tombe de nouveau au thème fort. 

Avant le m du thème fort terminé en luit se trouve 
fréquemment un èr qui provient des semi-voyelles et 
se fond avec m à la manière d'un y. 

Les thèmes-consonne sont les suivants: 

a) Tous les noms qui^ au thème faible (nominatif 
singulier), se terminent en\^ q^et ^ précédés immédia- 
tement d*une consonne. Au thème fort, les voyelles 
thématiques w, A-, fi (nu ne se rencontre que dans le 
thème o/i, jour), viennent se placer entre îr, ^, ^, 
^ et les consonnes qui les précèdent. L'usage apprendra 
quelle voyelle thématique appartient à un thème faible 
donné. La seule règle que l'on puisse poser est 



14 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

celle-ci: les thèmes en ^ et en p ont toujours h 
comme voyelle thématique, tandis que les thèmes en 
ï prennent tantôt m, tantôt ft; ex.: ul^qpi^ commen- 
cement^ thème faible de u^^^lr; nmU^ pied, thème 
faible de nm^; unim^ étûi/e, thème faible de uiumlnij 
qjuLMinpf fille, thème faible de t^mtp. 

Les thèmes faibles en ais conservent u. à la forme 
forte ou bien l'adoucissent en p; ex.: ^moï, agneau^ 
thème faible de ^uhl^-, £htttaii^ montagne^ thème faible 
de ihp^. 

A côté du thème fort en ^ existe toujours pour 
le même thème faible un second thème fort en uA, 
qui sert à former l'instrumental du singulier et les cas 
obliques du pluriel; ex.: ouA, pied, thème faible de 

nmm» et de nmum* 

b) Les noms gui se terminent au thème faible en 
nCu {^), ftôi^ fti-p^ et où le £., primitivement consonne, s*est, 
à la forme faible^ fondu en un son voyelle avec le n et 
le fi qui précèdent. Dans nu et ^i.^ n est tantôt radical^ 
tantôt son auxiliaire, mais ^ est toujours voyelle 
auxiliaire. La voyelle thématique des noms en nCu 
et ^ùi est m\ celle des noms en ^l^ est h. Au 
thème fort, ou bien le u. reste, ou bien il se change 
en h^ ou bien il disparaît complètement. Ex. : mLnùi^ 
nom^ thème faible de wlinuvSh', dlu^^ mort^ pour dm^Cli^ 
thème faible de 1/111^111.111%; ^««-i, chien^ (sanscrit svari), 
thème faible de ^f-'"^) .^^ ^^^u duquel nous avons 
2mli\ iJ^Lùf neige, thème faible de iuuiiif au lieu duquel 



(i) Si, dans un thème faible en niM^ le ni. est voyelle auxiliaire, le mot 
doit 8tre rapporté aux thèmes-voyelle, et le plus souvent aux thèmes en 
n; ex. : ^pniJb^ sommeil, thème faible de ^Pun, 



SUBSTANTIF Ï5 

nous avons ituA; mnùi^ maison (sanscrit àéttnan), 
thème faible de uiluA, au lieu' duquel nous avons 
muîli ', uiiJtLft^ farine, thème faible de m^p^ au lieu 
duquel nous avons w^/ij '"i^t'-Pi /^^^^^^t thème 
faible de tuqpâJrp^ au lieu duquel nous avons ui^gi-p» 
Cest ici encore qull faut rapporter Punique thème- 
consonne en hl, savoir ©/», j'^n^r, pour «w.^, thème 
faible de iui.nt.pj avec ses composés; ex.: iffï^opi niidi, 
pour J^fuiLp^ thème faible de J^fuiLjtLp. 

c) La classe nombreuse des noms abstraits çui^ au 
thème faible, se terminent en p-JtLb (*) (grec avvij, védique 
tvatta). Le p-ftiHu est toujours précédé de la voyelle 
auxiliaire ni., qui reste au thème fort Au thème fort, 
un iif s'insère comme voyelle thématique entre i_ et î», 
et le ft de fii. tombe. La terminaison Lmb du thème 
fort devient toujours bruMb^ le l. se changeant en b, 
Ex.: puiqJhi.0-ltiiy multitude, thème faible de piûqJuL.^ 
0'Lîuby au lieu duquel nous avons piuqiJnt.p-hu!lt; 
<fml£nL^ltùiy approbation, thème faible de ^t^lSn^p-uiùbj 
au lieu duquel nous avons ^^tuTSnLp-huMb. 

Dans les textes imprimés on rencontre souvent 
les abréviations p-ji ti p-b pour p^fiûb et p-hulb. 

d) Les noms abstraits qui , au thème faible, se ter- 
minent en nuum et en ni^ij^. m et ^ ne sont pas 
autre chose que le p- de p-jiti dont nous venons 
de parler; fiti est tombé au thème faible, avec 
changement du ^ en m après if et en ij. après p; 
mais au thème fort nous voyons reparaître irtuls* Le, 
PL dans ntjuui et ntpai est voyelle auxiliaire et tombe 
toujours au thème fort. Ex. : jtuifunLum^ fuite, thème 



(i) F. Bopp, Grammaire comparée (Trad. fr.) t.- IV, p. 136 sv. 



l6 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

faible de i^uijuumhmb*^ J-ntintlnLpq.^ peuple, thème faible 

de J-nanJpi^hmb^ 

e) Quelques noms qui, au thème faible^ ont une autre 
consonne finale que*h^ ^, ^, mais qui^ au thème fort ^ 
se terminent en mU {truib), de sorte que Ton est obligé 
d'admettre que le *b est tombé au thème faible. £x.: 
"'^"tu ^^^' thème faible de mlru^buMb] Jwhndi^ enfant^ 
thème faible de Jmblimbi unjfjt^^ jeune fille ^ thème 
faible de uiqt^mb. 

n arrive parfois qu'un seul et même thème faible 
a pour correspondants un thème -voyelle fort et un 
thème-consonne fort. Ex. : ^w/i, pierre, thème faible 
de ^iii/i^ et ^uipftb (aussi ^lu^uiï); titu^^ mort, thème 
faible de i/ui^ni. et dtu^aL.uIb. 



4. FORMATION DES CAS. 

L'arménien a les cas suivants^ au singulier et au 
pluriel: Nominatif, Accusatif Vocatif Génitif Datif 
Ablatif Instrumental, 

a, NOMINATIF. 

Le nominatif du singulier a toujours la même 
forme que le thème faible. L'ancien signe casuel 
{s et m) est donc. tombé avec la voyelle thématique. 

Le signe du nominatif pluriel est ^, provenant 
de s, désinence du même cas en sanscrit Dans les 
thèmes- voyelle, le ^ s'ajoute au thème faible (nomi- 
natif singulier); dans beaucoup de thèmes^: voyelle en 
iif-, principalement dans ceux qui au thème faible ont 
pris p en reimplacement de la voyelle thématique 
tombée > il s'ajoute au thème fort (génitif singulier). 



SUBSTANTIF 17 

avec intercalation d'un Ib entre nu et ^; dans les 
thèmes- consonne, il s'ajoute tantôt au thème faible, 
par exemple dans tous les mots en p-hù/^ tantôt au 
thème fort, par exemple dans tous les mots se ter- 
minant en ^ et en tût» Ex.: i/u^i^, homine^ tfùip^^; 

iufuuty fHd/f uihim^f thtuJ^ hcurc^ tCMpS^ «AufiQvj ^vSbpy 
iourdy S-utlsnijb^; ^n^, pM, ipn,gntJb^', ^tu^dnLp-fiùiy 

multitude, pw^up-^ùi^; lniiJ»L.p^ corne, lrqt.(ii.p^i 

UÈumn^ étoile^ uiumbn^y ibruiiùi^ PlOntùgne, ib'nKb^', iriflff 

cerf y hnpb^* 

Beaucoup de thèmes faibles en ^ précédé d'une 

consonne insèrent par euphonie un m. avant le *b au 

nominatif pluriel; ex.: ut^'ïr, œil, m^nùi^; P't^t ^o^y 

b, ACCUSATIF. 

L'accusatif du singulier est identique au thème 
faible ou nominatif singulier. 

Le signe casuel de l'accusatif pluriel est u^ le s 
de ans, ancien suffixe de l'accusatif. L'accusatif 
pluriel est toujours formé avec le même thème que 
le nominatif pluriel. 

On préfixe un i^ à l'accusatif singulier et pluriel, 
toujours lorsqu'il est pris dans un sens déterminé, très- 
rarement lorsqu'il est pris dans un sens indéterminé. 
Mais lorsque le mot à l'accusatif commence par une 
sifflante, on omet souvent le préfixe ^ par raison 

d'euphonie. 

Bopp(x) regarde ce comme le> du démonstratif sanscrit 
iya\ Mûller(2) le rapproche de la particule pehlvi ^Aï«. 






(i) Gram, comp» t. II, p. 62 sv. 

(2) Millier, Btiiràge sur DecUnaHon des armenischen Nomens» p. 5. 

2 



1 8 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

f/ùf^^, &yf6pomoç; i/ùij^i^, avdpuiirov; qJutpq.^ tov av- 
ôfXûfçov; tluiiitiu^ àyfôfximouç; qJtupq-u^ roùç ayfôptaitovç, 

Uiumqj àcmijp, luumnj affTSpa; nuiumqj TOV CCOTSpa; 
mumèrqUf àoTSpaç; qutumhiiu^ TOVÇ àffTSpcCÇ. 

C. VOCATIF. 

Le vocatif, au singulier et au pluriel, est sem- 
blable au nominatif, mais il est précédé d'une inter- 
jection, le plus souvent n^, . o. 

d, GÉNITIF. 

Le génitif singulier est toujours identique au 
thème fort voyelle et consonne; seulement les thèmes- 
voyelle forts en w et n prennent en tant que gén. 
sing. le j de prolongation. 

Le^ dans les génitifs en un et tu est regardé par Bopp(x) 
comme le y, par Mûller(2) comme le s de la désinence du 
génitif sanscrit sya. 

Exemples: ^p^^m^ Tiridate^ ^PV"'""U^ ^^ TiridaU\ 

Juinn.^ homtnâf iiîunn.nif dâ ihomtnC'y iujum^ fna/f Êuhitnh^ 

du mai; ql\ armes, q^m.^ des armes; iuÇLf œil^ tu^uA^ 
de Pœil] uiuinqj étoile^ uiumbqj de P étoile; nmb^ pied, 
amj^^ du pied; o^, jour^ lULnc^, du jour. 

Les thèmes-voyelle forts en n prennent parfois 
en tant que génitifs un ^, qui est le y du sanscrit 
sya; ex.: wA-j^^, lieu^ thème fort mèr^LJtj génitif m/ir^ft^; 
^pi^ femme, thème fort tjbn^ génitif ^ïn^. 

Pour former le génitif pluriel, on ajoute un ^ au 
thème fort voyelle et consonne. Lorsque pour un 
même thème faible il existe deux thèmes forts, le g 



(i) loc. cii., t. I, p. 4x6. 
(a) L c„ p. 3. 



SUBSTANTIF 19 

est suffixe à celui des deux qui sert à former Tinstru- 
mental. Les thèmes-voyelle en ne qui forment leur 
nominatif pluriel en nûi^^ du thème fort avec inser- 
tion de ^, conservent ce îr au génitif pluriel. 

Le ^ ne doit pas être expliqué avec M. MûUer (1) par le 
X de la désinence sanscrite sâm, mais avec Bopp (2), par le ^ 
de la désinence sanscrite iyas du datif et de l'ablatif pluriel, 
le a arménien représentant toujours le y sanscrit dans les 
terminaisons grammaticales. 

Exemples: Jiupq.y Iiomme, th. fort: dwpqjt. gén. pi. 

Juinn.n^ * tti^m, Pia/j th. fort : uffuin^ , gén. pi. mfumjt^ J 

é-uij^ heure^ temps^ th. fort: é-mdhî.^ gén. pi. J-mdhi.g\ 

qon^ arntéây th. fort: qopnL^ gén., pi. aonnùi^*^ i"»BPr 

petit, th. fort: jin^nL^ gén. pi. ifin^nùtg. 

wlj^^ ai/, th. fort: w^iub, gén. pi. uii^icî^^* niMmp^ 
fils, th. fort: ni.um£rp^ gén. pi. nuimb-p^'^ op, jour, th. 
fort: uiLHLp, gcn. pi. lULncpif* 

m/rij^y /f^f^f th. fort I : mkqi.n, tli. fort II : mhtih-tu, 

gén. pi. mh-qhut^'^ u^uittthpuiÊiJ] combot, th. fort I: 

iuiuinirpiuqJ^, th. fort II: iuiumhrpiuqjtu, gen. pi. iuium&^ 
piuqduta'y pmpàp, haut, th. fort I: pmpXnt., th. fort II: 

avupXuÈ, gén. pi. (avec insertion de *b) pvupXvùitg*^ i^utiCb, 
agneau, th. fort I: tf.tuiL^^ th. fort II : ^tuiLiuL^ gén. 

pi. atuiLutb^, 

n arrive très-rarement que le génitif pluriel soit 
formé avec le thème faible; ex.: ^uAni^, universel, 
th. faible de ^uf^Y'n, gén. pi. ^lubnLpg'^ ÎT'-Pi ^^^^ ^' 
faible de ^n, gén. pi. ^i-pg (on trouve aussi ^n^). 



(i) /. e.» p. 4. 

(a) /. c.» t. II, p. 15. 

2* 



20 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

e. DATIF. 

Le datîf, au singulier et au pluriel, est identique 
au génitif. £x.: ^pq.ium^ Tiridate^ dat. ^/>^u«>nu>/; 
Juipn.^ hamme^ dat. litupo^nj] uhpm^ cctur, dat. upmjij 

i/fîi^, MOrff dat. lilu^ni.' tu^^ ai/, dat. lu^uAr^ mumiij 

étoile^ dat. uifrinA-j^^* nmb^pied^ dat. oiopr* o^ (pour 1111.^)1 
j<ntr^ dat. uti.nLp* 

Le génitif en «^ de certains thèmes-voyelle en n 
sert également de datif, plusieurs expressions comme 
^fi ê^uljT uthi^nf\ m un endroit j mjuu^untj" IJlin^ à une 
telle femme^ etc., devant être regardées comme étant 
au datif; la désinence nuP dans i^nt.J] u»juuiJltuni.J^ 
est en effet, comme nous allons le voir, une dési- 
nence du datif. 

Dans quelques thèmes -voyelle en a on trouve 
encore une désinence particulière du datif, m-iT Le 
tT est le m du pronom suffixe sanscrit sma; le m. est 
employé euphoniquement pour n. Ex.: uy^j autre^ 
dat. «ffi/ALiA^* uituuÊfiujif tetf dat. uiÊUiul^uni.ir *^ tlmpi^y 
honime^ dat. iRupqjiLiT* Jj;^ un^ dat. J^nLiH 

Les thèmes avec datif en aL.tr ont également le 
datif simple en y. 

/. ABLATIF. 

L'ablatif singulier est formé du thème nominal fort 
au moyen du préfixe '^ ( j avant les voyelles) et de 
la désinence casuelle t. 

Le £- représente l'ancienne désinence de Pablatif ai; le / 
est tombé et par suite le a s'est allongé en £-• 

Les thèmes- voyelle en ui et en n fondent leur 
voyelle thématique avec ^ en i^ et en j^/ ; les thèmes- 



SUBSTANTIF 2 1 

voyelle en fi laissent leur ft disparaître complètement 
dans le t] les thèmes- voyelle en nt. et tous les thèmes- 
consonne ajoutent t ^ leur forme forte. Parfois, mais 
rarement, les thèmes -voyelle en ni. laissent tomber 
leur ni. avant t* Les thèmes-consonne forts en A-mlb 
abrègent leur terminaison en h% devant t ; ceux en pt 
perdent le ^, 

Exemples: ^^^win, Tiridate^ abl. '^ fi^pq.iumuy' 
tRup^^ /lûmme, abl. ^jt if»uiiq;y] pui[um^ fortune^ abl. 
^f piu/iftfi^; i/ttf^, mort y abl. ^i dm^n%J^\ mUnCh^ tiom^ abl. 

utuuittj étoile^ abl. juiumini^ I ibruiiùi^ montagne^ abl. 

'^ l^lûit pour [brpbt' 

Il arrive parfois que le ^ du pronom sufïixe san- 
scrit j/»a, déjà signalé plus haut, s'introduit à Fablatif 
entre le thème et le signe casuel £-, mais seulement 
dans les thèmes-voyelle dont la voyelle thématique 
disparaît alors devant le i/T Ex:: lufj droite ^ abl. 
jui^dt^ à droite; àiuju^ gauche^ abl. ^i ^lu/iij^, à gauche. 

Pour les thèmes en n qui forment leur génitif 
singulier en «^ avec ^ comme désinence du génitif, 
on trouve des ablatifs en n^f-; cette forme provient 
alors du génitif très-rare en n^ au lieu de dériver du 
thème fort en n. Ex.: ij^lîr, /emtne, gén. l[bn^^ abl. 

Uablatif pluriel est toujours identique au génitif 
pluriel avec le préfixe '^ (j avant les voyelles). 

g. INSTRUMENTAL. 

Le signe casuel de Tinstrumental singulier est: 
pour les thèmes-voyelle c qui, joint aux voyelles 
tliématiques n#, n, /i, donne mt., n^, ^i., et disparaît 



2 a GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

complètement dans les thèmes en m.; pour les thèmes- 
consonne £1, devant lequel le % final du thème se 
change en i/? Beaucoup de thèmes -voyelle en ni. 
reçoivent également p (concurremment avec i.) comme 
signe de l'instrumental ^ en particulier ceux qui au 
thème faible ont pris p en remplacement de la voyelle 
ni. I ces derniers insèrent le suffixe déterminatif % (en 
le changeant en iT) entre la voyelle thématique et 
le signe casuel de Tinstrumental. 

Si pour un seul et même thème faible il existe 
à côté d'un thème fort en n, ^, ai. et ^^ un autre 
thème fort en m (correspondant à n, ^^ ni) ou en 
uiU (correspondant à ^), c'est de ce second thème 
que l'instrumental sera formé. 

Exemples: ^pi^mm^ Tiridate^ ^pq.ÊumÊut.'^ Jùipii.^ 
hotntnâ^ ilùtpt^il^ auifum^ fbrtunâ^ attiJum^L' Jut^f tnort^ 

jour, iULJiLpp. 

mb§itj li^^^ th. fort I: mkqLn^ th. fort II: mlrqhut^ 
instr. mlrqhutL.*^ quêuaili^ enfant^ th. fort I: amutul^^ 

th. fort II: iimuuàlpu^ instr. ^iju^uii.* puipàp^ Jmut^ 
th. fort I: pmpini^ th« fort II: pmpXm^ instr. piupimjp'^ 
q.tuajbf agneau^ th. forti: qMULpt^ th. fort II: q.tun.uibf 

l^Str. q.uipiuJa, 

L'instrumental pluriel se forme pratiquement en 
ajoutant un ^ à l'instrumental singulier. On obtient 
ainsi, comme désinence de l'instrumental pluriel des 
thèmes- voyelle en w, la terminaison uil^^ qui peut se 
changer en o^. Au lieu de l'instrumental pluriel 
régulier en wJp^ des thèmes-consonne en w, on 
trouve parfois iuh^, qui peut également se changer 
en o^. 



SUBSTANTIF 2$ 

Etymologîquement i. et p sont identiques et à rapprocher 
de l'ancien élément prépositionnel sanscrit i^i, zend 6i, grec, ^i. 
Le L*^ et le p^t de Pinstrumental pluriel représentent le sanscrit 
Sis, zend âis, de l'instrumental pluriel, (i) 

Le narratif et le circumiaH/(^), cités comme cas 
par quelques grammairiens, ne peuvent être envisagés 
comme des cas proprement dits. Us sont formés de 
Tablatif et de Finstrumental avec le préfixe prépo- 
sitionnel de l'accusatif ^. Nous traiterons la question 
avec plus de détails dans la Syntaxe. 



TABLEAU DES DÉCLINAISONS 

A. DÉCLINAISON-VOYELLE. 
Thèmes en tu (Déclinaison-voyeUe en m). 







SINGULIER 


PLURIRT, 


Nom, 




f^pi^imj TiridaU 


Spt"""'^^ 


Accus, 


( déterminé 
\ indéterminé 


^ {J^^min 


t. Slft**"'"' 


S/»^""" 


Spt'"""' 


Ghu 




JJ^^uimiiy 


Sct"""'"â 


Dat, 




^^^UIWI^ 


Spt""""'â 


AbL 




't SCt'^'^'V 


^t Spt^'"'"s 


Instr, 




^pi^uimuiL 


Spt"""""^-^^ 



(i) Bopp, /. c„ t. II, p. 19; Mûller, /. c, p. 8. 

(2) Le terme circumlaUf (cf. ablatif) nous semble préférable aux dénomi- 
nations de périphérique et de cxrconfirettciêl employés jusqu*à présent par 
les grammairiens de langue française. 



24 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

Thltne en n {Didinaison-voyelie en n). 

SINGULIER PLURIEL 

Nom, Jtupi^f homme tfiupq^ 

( déterminé Jj/f^pt qdùipqM 

\ indéterminé Jiunit. tflupi^ 

Gin. 'f^PtV i^"t) Jùapting 

Dot, . inupq.mf Juip^t-J] Jtupt^g 

AbL 'jt d^pqrV (^"it) 't >f^Pt"3 

Instr. tliupq.nil^ tRupqjtij^ 

Thlme m /# (pidinaison-voydU m /*). 

SINGULIER PLURIEL 



Nom. ^uA, parole 


piult^ 


C déterminé ^«A 
. \ indéterminé ntuÉi 


gg.uniu 


puibu 


Gin, puibji 


pulbf^g 


Dot, puîbjt 


pu^fig 


Aôl. '^ pu!lit 


^t B"*^ba 


Imtr, piulijti. 


puibjiL^ 



Thème en nt. I (i^ Dêdinaison-vaydle en ni). 

SINGULIER PLURIEL 

Nom, é-tuJl temps J-êud^ 

( déterminé qé-miT ^tuJu 

\ indéterminé J-uiiT J-uitlu 

Gin, J-utJnL.^ J-mdnLg 

Dai, J-tuifài. ' J-uiJiiL.^ 

AbL ^ji J-tuiPiLt^li tf-iuiff; *lt ihuiJiu.0 

Instr, J-uiJhi. é-utiShi^ 



SUBSTANTIF .-f -•■ . , 25 



Thème en «t. // (2* Dédinéuson-voyelle en nt^Uy 

SINGULIER PLURIEL 

J^om, irtûbpy lourd irutbmlbj» 

( déterminé ^uîlip qirtubnùiu C^ 

\ indéterminé é-tûbn i-wûbmiu 

Gên, iruibnt. é-mbniio 

Dai, é-uwnL.^^ é-iuUmia 

Abl, '^ ë-mlinii' *h é-tubm^a 

Imir, irvubnt.^ S-tubnLtfh. é-uâbat^^ 

itubntjJaj^ 

Thème en n et m {Déclinaison-voyelle en n et m), 

SINGULIER PLURIEL 

Nom, ^"fl^y espril ^"T/**^ 

r déterminé ^5"^ ^5"'?^'' 

\ indéterminé ^n^^ ^nf[»u 

Gin, ^nq.Liy ^nq.lnu^ ', 

Abl, ^fi ^ni^i^ *ft ^nqJrw^ 



Tlième en^Ji et m (Déclinaison-voyelle en Ji et m), 

SINGULIER PLURIEL 

Nom, t-piu^f vâne &pÊU^^ 

( déterminé ^/»«'4 q&piulj^u 

\ indéterminé IrntuL bnmbu 

Gên, bnutl^ b-piu^tu^ 

Dai* irnut/^jt Irpui^tu^ 



"^ 



26 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

Thème en ni. et m {Déciinaison-voyeiie en au et w). 

SINGULIER PLURIEL 

Nom. y.mpàpf haut ^giiupÀnùt^- 

( détênniné f^pip qj^piaùtu 

\ indéterminé uutpàp puipXnAu 

Gin. atupàni. puipkuibg 

Dot, autnXaL. pmpXtubg 

Abl, V| atupântlt 'A atupXuibg 

Inftr, pmpXiuJgL puipàiuJp^f 

pÊupJiiuL^f pmpXo^ 

B. DÉCLINAISON-CONSONNE. 
Voyelle thématique ut (Déclinaison-consonne en m). 

SINGULIER PLURIEL 

{ ; • 

Nom, piupni.p-jiûif bonié awpnLp-hûij^ * 

f déterminé qgwpnLp-fiClt ^lupnLp-JtLliu 

\ indéterminé piupnL.p-jtA puipai-P-hûiu 

Gên, autnnL.P'buMb aiupai.P'b'uAa 

DcU, aiupaLp'&ÊiAi autnm.P'IruMbg 

Abl, 'h pmpnL.p-lrbt *h auipai^lriuita 

Instr, aiupnLP'h'iuJp. auipnL.p-buiJgj^^ 

pi^ptii-P-lnut^f 
aiupai.P'h-oj^ 

Voyelle thématique b (Déclinaison-consonne en b), 

SINGULIER PLURIEL 

Nom, mumitj étoile tuumlrn^ 

( déterminé qutumq_^ ijuiumbqu 

'^' \ indétenniné u,um^ wurnlrqu 

Gin, luumbn iuumbng 




SUBSTANTIF 



27 



Dût. 
Abl 
Ittstr, 



SINGULIER 
iuumba 
jmumhaç 

WUUI&i 



7? 



PLURIEL 
wumbng 
jtuumbrng 
Uium&qp^ 



Voyelle thématique jt et ut (Diclinaison-cons, en jt et m). 



Nom, 



f déterminé 



\ indéterminé utbXh 
Gin» . uniXUb 

Dot» 
Abl. 
Insir. 



SINGULIER 
tubSb^ personne 



mi 



m 



jtuliAbt 
mbXiudi. 



PLURIEL 

qmbêipifu 
tubXhbu 
wliXmba ' 
mbXiûlia 
itubkmba 



Le 



Voyelle thématique ni. (Déclinaison-consonne en ni). 



Nom. 

Acctu. 

Gin, 
Dot, 
Abl 
Imtr, 



f déterminé 
\ indéterminé 



SINGULIER 
o/t, j'otir 

ÊULJtLn 
ÊULJIlJt 
(jUILML^t) JOpt 

ttiL.ni^a. 



PLURIEL 

qunjntJtu 
mt.nt.nu 
muiLJt^ 
mtJïïLnff 
Jutt.nLpg 
mL.nLpp^ 



C DÉCLINAISON IRRÉGULIÈRE. 

Quelques thèmes s'écartent plus ou moins de la 
flexion régulière que nous venons d*exposer. Nous 
les donnons ci-dessous^ rangés d'après Tordre des 
voyelles thématiques. 



28 



GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 



Voydle thématique tu. 







SINGULIER 


PLURIEL 


Nom, 




typy homme (vir) {'"[K^ 


Accus, 


( déterminé quyp 
\ indéterminé uim 


VfP" 

utpu 


Gin. 




ÙêêÙb) 


luntuiia 


Dat. 




UÊiCli 


tuptuiia 


Abl, 




J""W 


JOÊpuÊ^hg 


Instr, 




tuptujg. 


tuptutlpi^ 






SINGUUER 


PLURIEL 


Nom, 




uitpy seigneur 


tnb-iup^ 
qmbiunu 


A/TfÂt 


( déterminé 
\ indétermin 


qmtp 


yjClJH» 


é mtp 


mhuinu 


Gin. 




mIruÊiùi 


mlruapgf mbpulbg 


Dat. 




mbuiiùi 


mériup^f mbpuibg 


Abl. 




*jt mlrtuajbt 


^ji mh-iupÊfy '!§ mbnuibg 


Instr. 




mbnmJa 

• 


mbnuMilp.^. 




» 


SINGULIER 


PLURIEL 


Nom. 




injti^ Jour 


UljiL^ 


ji/VUf 


r déterminé 
\ indéterminé 


0inA<. 


authi-u 


jnt^iwt. 


Smffu 


mftLU 


Gin. 




maùi^uiby miii^mli maAfèruibjy 






• 


ittLii^^utlig 


Dat. 


• 
« 


mnùijbtûlty 


ifini^^^'ifiYf^, 






mùtfèruîii 


' mùifbtuba 


Abl. 




'f, mnilih'bty 't 


^fi mnùi^bmbijy ^h 






miii^éftit 


miJbfbuHMQ 


Instr, 




mnAfhuiday 


mnii^^utdp^y 






uujb^iua/fL 


UÊii^UitfJL^ 



SUBSTANTIF 



29 



On trouve encore pour le génitif singulier la forme 
mnL^^iub dans laquelle, comme pour mùtfhuîli^ le 
caractère consonne du t, est certain. 

Voyelle tlumatique n et w. 







SINGUI.IF.R 


PLURIRL 


Nom, 




^Pfj femme 


^u^un^ 


Accus. 


( déterminé 
\ indéterminé 


éb^ 


qutuiiwju 




l^-u 


liuibwiu 


Gén, 




'Ù'-t 


l^mbuib^^ l^mbuta 


Dai. 




l^n^ 


^iubmbtf^ fuAui^ 


AbL 




't k^n^ 


^Jt l^uibuMba 


Imtr, 




I^ML^ I^UMbutJk 


i^uAufi^u^ 




Voyelle thématique 


h. 




, 


SINGULIER 


PLURIEL 


Nom, 


• 


4tn//i, saur 


*"/•* 


Accus, 


( déterminé 
\ indéterminé 


v^yc* 


q^npu 




•^W 


^npu 


Gén, 




^ntJrfty ^hiL. 


^"tlrpify ^% 


Dot, 




,ÇinLJr(i^ ^biL. 


4^njFpg^ ^Irpg 


AbL 




't ^^'^ 


'b'^"^C3y'b'l^h3 


Insir, 




^% 


^Irpf^ 



Voyelle thématique ft. 

SINGULIER PLURIEL 

Nom, 'it'-'Lf ^^*-î.> rf^t? •'^' 

village 

Accus, i ^^*®'^"**"^ iï^*-t> «*c. qn^tf-qu 

\ indéterminé ^^t^ a/ri.au 



30 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

SINGULIER PLURIEL 

Dôi, f^'^f etc. f^qtSi ib^S 

TAhm sans voyelle thématique, 

(^"yPi P^^' ^My *'^^> ^1^"UCy Jrère.) 

SINGULIER PLURIEL 

Nom, ^"UPi P^^ ^Uip^ 

( déterminé l5"UU q^iupu 

\ indéterminé ^uyp ^tufÊU 

Gén, ^op ^'"PSi ^wptuii^ 

Dot. ^op ^uipg^ ^mpuHUg 

AbL 7r ^opt ^ft ^lup^f *ji ^uipÊub^ 

Insir, ^wpp ^wpp*^ 

Décliner sur le même paradigme Juyp et Irq^iyp, 

Les noms composés formés avec les noms irréguliers 

que nous venons de citer se déclinent comme eux. 



//. ADJECTIF 

Les adjectifs se déclinent comme les substantifs. 
Toutefois un grand nombre d'adjectifs polysyllabiques 
principalement, qui ont la forme de thèmes-consonne 
faibles, ne prennent aucune flexion et demeurent in- 
variables. Nous reviendrons sur ce sujet dans la 
Syntaxe, ainsi que sur la place occupée par les 
adjectifs par rapport aux substantifs. 



ADJECTIF 3 1 



I. COMPARATIF. 



Le suffixe du comparatif est qjijliy thème fort ^lï^, 
qui suit la déclinaison -voyelle en fi. ^nju s'ajoute 
toujours au thème faible. 

Si Tadjectif se termine par une voyelle, il prend 
le sufBxe purement et simplement, à moins toutefois 
que la voyelle finale ne soit un ^; auquel cas ^ se 
change en h devant qjyb ; ex. ^UÊmbfiy familier^ com- 
paratif: nUmmbbr^tnb, 

Les adjectifs avec consonne finale insèrent un 
m devant q-nju*^ ex.: ^^y grand y noble ^ compar.: 

ilhr^utifjuiiy p.tupJiny hauty compar.: pÊunàntu^njb, 

Si deux adjectifs ou plus se trouvent réunis et doivent 
être pris au sens comparatif, la règle est que le premier 
ou le dernier seulement reçoivent le suffixe q.njb. 5f 

Certains adverbes forment un comparatif de la 
morne manière que Fadjectif; ex.: ^^itwjy au dessus^ 
compar.: Êlbrptu^njb, 

Le français çuâ après le comparatif se rend en 

arménien par ^iu% suivi de Taccusatif déterminé de 

Fobjet comparé; ex.: Jbr^m^npi ^mli qdutp^y plus 

grand que V homme. 

Il est s&ns importance, au point de vue de «la grammaire 
pratiqué, de rechercher si Wp» est le suffixe comparatif 
fyans (grec /wv), ou un substantif iMm (th. fort i^n) joint à 
Padjectif à la* manière des composés déterminatifs, ou bien 
encore le persan ^^ couleur,(^) 

2. SUPERLATIF. 

Le superlatif, pour lequel Tarménien . n'a point 
de suffixe particulier, est exprimé: 

(i) Bopp, Gmm, Cdm^, t. II, p. 306 st. 



-\.' 



32 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

1° par le comparatif; 

2^ par la répétition du positif; ex.: Jtré^ tBri^ ou 
encore JlriuiJbr&^ très-grand; 

3^ en préfixant au positif ou à un substantif les 
mots mdlçlM^ taut^ qbj»^ beaucoup^ Jbr&y grande Irn.^ trois, 
avec la voyelle de liaison m* ex.: ^lupuLum^ riche, 
tuiBAui^tupnLum^ très-riche; ^p^ plein^ t^&put^p, très-plein*, 
Êutinùif nom, renotn, gloire, Jk^mUnùi, très-glorieux; tBr&y 
grand, koMitOrS^, très-grand (trois fois grand); 

4^ enfin^ en faisant précéder l'adjectif^ mais sans 
la voyelle de liaison w, de jy^f-, beaucoup, timp^, 
trop et autres mots analogues; ex.: jt^^é- Jb-&, très- 
grand, liiupft Sr&, trop grand. 



IIL NUMÉRAUX 

I. NOMBRES CARDINAUX. (') 
ifiï, d^^ ^, i/ni.; &^ I 

* ifii^, 4^/»! t^tinLiT (ordinairement ne se 
décline pas) 
Jfii, Utlji et J/Af, (id.) 

Jht., Mpyp^ ilhuP (ordinairement ne se 
décline pas). 

Zr^, bqijj et bqajp 

trpIpnL^, irp^a$., irpij^ ' . . 2 

irp^nL. et h-pijptL^, hplim-g 

hph^, iriL, irpp 3 

irpir^, bpfig 

(x) On a ajouté dans la présente table« aux noms de nombre fondamentaux* 
les thèmes forts et les cas nécessaires pour faire connaître la flexion. 



NUMÉRAUX 33 

A-iL, k/Lfi est rare 

&PP (seulement en composition) 

ITP-^f irP"f -^""^^ • 4 

iksy ikS'^ i 6 

ItlP^ (ttfi^, fraiL/n^, A^o/Mi), bi.p^m%^^ Injp^htJb^ 7 

i^i^l», IftP^f,^ Ifi^lli., et i^L/ïjiA, 

ni-P-^ ni-P"^ , , 8 

KbnUM^^ KbnÊJiU^ hbiûba 

inuiiîby muiuntit^ . • • • 10 

muiunùij^^ mmuttît/^y inuiuwtfp^ 

Jlftmuuwli ....;, II 

irnunmiuuuui •##.. I^ 

b-pb^mmumb ...•.,.... 13 

^ph^mmumb I4 

^q.&intuuiuii 15 

ilhjmuiumb 16 

L'es nombres cardinaux de 11 à 16 sont formés 
des nombres fondamentaux i — 6 joints à mmumby 
sans la copule A.; ils suivent la déclinaison- voyelle en 

Aj ex.: Jb-miuuutiij Gén. Jkmuiuulbfiy Instr. JkmiuuËÛbfti.* 

3 



34 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

ItlPUlmhuA^ ki-P^nuMuiA^ hiJpPbnumuÊUUib^ 17 

nLp-lâjnmub^ nLp-numtuûli^ nLP'aiMnuuiuit^ 18 

jtltiiùjuutuli^ KlibnuBUiiib^ ^libnLmtuuuili^ . • . IÇ 

Les nombres cardinaux 17^ 18 et 19 sont formés 
des noms de nombre 7, 8 et 9 réunis à mmub au 
moyen de la copule L^ «t.. Les deux éléments 
peuvent être déclinés, ou bien on ne décline que 

mmub seul. 



^umb •••.... 20 

^umb^ ^uvûbb^ ^umbht. 

Irnlruniii 3® 

^miuuuaûi 4^ 

jliuatii . ^ . 50 

^[uiP'unôi ,•.,,...,.,. 60 

irt-P'Êubmuaùt « ., 7^ 

ai-P'uaùi , 80 

pÛbuniii , , . , , ... , • . , 90 

Les noms de nombre, de 30 à 90, suivent la décli- 
naison-voyelle en ^ avec chute de m. dans uniii. 

Dans les nombres composés 21, 22, 23 etc., 31, 
32 etc. les dizaines précèdent les unités et la copule 
L joint les deux éléments; ex.: ^umb A. 4, 21; ^umb 
L irplj^nt., 22; irpiruniii L irpir^^ 33. Les deux nombres 
sont déclinés, ou seulement le dernier. 



^mphun 100 

^utpfiLft^ ^mpftLpy et ^mpjtLpjt 

irn^nU^iunhLn^ Êrnl^lrnbLM 200 

^pfr^^'UftjiL.p 300 

^pb^^utpfii-jt , 400 



NUMÉRAUX 35 

^^i^^uiftfti^ 500 

ijlnf^UÊphLJt .......••. 600 

iri.p^^wpl9Lp , , , * 700 

itL.P'^utnhLn . . • 3oO 

lilui^tunliLn , , 900 

Dans les nombres 200 — 900 les deux éléments 
sont déclinés^ ou seulement le dernier; mais si le 
nom d*unité suit le nombre cent^ p. ex. : ^mnftLp ^pbq.^ 
pour ^Jtbf^uipliLp, les deux éléments se déclinent 
toujours. Lorsque les centaines sont suivies de di- 
zaines, ou de dizaines et d*unités, — avec ou sans 
L — , on ne décline que la dernière partie du nombre. 

^luqwp 1000 

^ÊUquip^ ^tuguiplt^ ^Êuguuphi.^ ^tuqwptut. 

hrpunL. ^lumup . , 2000 

Irp/r^ ^mquip^ etc. etC. 30OO 

ph^-Pf P^'-P • 10.000 

elyy uM^ et'-py ^' /'/"^«^ 

Jirmtuutuii ^luqiup , , * . II .OOO 

^uuw ^luquip 20.000 

^tuplti-p ^Êuqtup , 100.000 

Four la flexion et la combinaison avec des nombres 
inférieurs, mêmes observations que ci-dessus (nombres 
200 — 900). 

A côté des expressions comme ^uu^ ^«1^^, 
20.000, etc. on rencontre une autre forme de com- 
position avec pjit.pf 10.000; par exemple, on peut 
dire ['["-p^'^p^i^ 50.000, ou bien, en plaçant £^4^1 à 

la nn, lrpbnmuiUu!bphL.p^ 1 20.000. 

3* 



36 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

REMARQUES ÉTYMOLOGIQUES. (>) 

iflïr^ J^ sont à rapprocher de /iwoç, fua, et tous deux 
peut-être du sanscrit manâÂ, «peu», li^ provient de if'Yr par 
la chute de 1», Jat. de Jfji par l'af&iblissement de A en m.. 
ira vient du sanscrit ^%n. 

irp^ai^^ pour ethuç, qui est identique au sanscrit </z«i/ 

b-nlj^nL. est un ancien duel, dont kp^ est un affaiblissement. 
/IriL, irpk^ provient du sanscrit fri, par chute du / et 

adoption de Ir comme voyelle prosthétique. 

^p^ est une contraction du sanscrit iaivSr; dans ^p^^ 
le u remplace la terminaison sanscrite m; ^wa. est une trans- 
formation arménienne du vàr de éaivâr^ ht étant tombé. 

^P^ff sanscrit /d^^oi». 

»là^f du sanscrit sas (primitivement Usas); le i^est expli- 
qué par le v du zend ihfas, 

hi.ffb^ ln.prb^ du sanscrit saptan^ par chute de /, change- 
ment de / en i., et aspiration de t en th, 

nt-P'f sanscrit os^oh, 

fitlty thème fort jtl/Êub^ du sanscrit «r^Mm, avec suppression 
de V et addition de la voyelle prosthétique Ji, 

miuiiti^ sanscrit dâsan. 

Les nombres 20—90 sont des multiplicatifs. Remarquer 
l'affaiblissement de lu , conservé dans ^uu!b ^ en ni. dans 
irphunùi et les nombres suivants, ainsi que la forme tronquée 

de ^p'f devenu j/i ôans jfiunijb, 

pJiLp est à rapprocher du grec /ivpnt. 

On ne trouve aucun rapprochement à faire pour ^uipftL.p* 



2. NOMBRES ORDINAUX. 

4 






moMtfbbpnpi^ 



premier 



(i) cf. Bopp, Gram, camp.» t. II, p. 209 sv. ; Windiachmann, Dit Grund- 
lag9 dêt A$rmeHisck€M im arischen Spr^chsiamme, p. 29 sv. 



NUMÉRAUX 37 

^pip"Pti ^citp • ^. • • • • • • detpdèrae 

^UU"Pty ^ubu troisième 

^luiutp^^ If^pp^pi-} ITUtu ' * * * * <iuatriènie 
^ptijlJrpnpi^ ........... cinquième 

»llrfflrpnpi^ sixièmc 

lrL.pthhpnpt^ Septième 

nifib-pnp^ huitième 

^Uihpnpti. neuvième 

miuitbb-pnp^ .......... dixième 

Les nombres ordinaux de ii à 19 se forment 
en ajoutant bpnpq. aux nombres cardinaux^ ex.: 
inplr^intuuuiblrpnpq.^ quatorzième^ ou bien en faisant 
suivre Tordinal mmublrpnpii. de la forme ordinale des 

unîtes^ ex. : mtuiiblrpnpi^ wnjuiflftrpnpi^-t ^^^ièwâ; muiiiblrpnpn. 

^ckp"Uti ^^^^i^^^^' Da^ns le premier cas la dernière 
partie du nombre composé est seule déclinée; dans 
le second cas les deux parties reçoivent la flexion. 

Les nombres ordinaux à partir de 20 se forment 
également en ajoutant hpnpq. aux nombres cardinaux^ 
et alors le m. delà dernière syllabe des nombres 30 — 90 
disparaît. Ex.: bpbiihlrpnpq.^ trentième; ^lupjti^bpnp^^ 
centième; ^aiquMptrpnpn.^ millième, 

Quand^ dans les nombres composés^ les dizaines 
précèdent les unités^ les deux éléments prennent la 
forme ordinale et sont déclinés. D'autres fois les 
unités, en tant que dernière partie du nombre com- 
posé, prennent seules la forme ordinale et sont seules 
déclinées; dans ce cas elles sont réunies aux dizaines 
par la copule L, 

Les nombres ordinaux suivent la déclinaison- 
voyelle en ^, et régulièrement, à Tinstrumental, la 
déclinaison-voyelle en m. 



33 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

La terminaison caractéristique des nombres ordinaux b-pnpi^ 
doit être décomposée en Irp et np^' le p est l'ancienne termi- 
naison du génitif que nous retrouvons dans le pronom; le ér 
est une voyelle de liaison, npq. est» d'après Petermann, (<) le 
substantif npqff ^s, ou, d'après Bopp,(2) le sanscrit ar<fa-s 
(racine ard*, rtP, croître), moitié, partie, endroit, région. ^Kb^ 
f^pfp^ signifierait par conséquent «fils de cinq», ou bien 
«l'endroit de cinq», «ce qui occupe la cinquième place.» 

3. MULTIPLICATIFS. 

Les numéraux multiplicatifs sont formés des 
nombres cardinaux par l'addition de njuiin^^, qui se 
décline comme le apt^. des ordinaux^ ou de ^/i)#, rare 
et invariable^ ou bien encore de uiin^md) 

Petermann(3) ramène l^fU au grec k/c, p. ex.t TrrpaKtç, et 
ittiiiinAi^ à upumirij ervudôpper, entourer. 

m 

4. DISTRIBUTIFS. 

On exprime les numéraux distributifs^ i^ en redou- 
blant le nombre cardinal^ ou 2^ en ajoutant hiuL ou jîb 
à la forme plurielle du nombre cardinal. 

IruAi et pt sont à rapprocher de la racine pronominale na, 
celui-ci; de là bpb^bmb^ bpIr^pKb^ ces trois, par trois. 

Les formations en IruMh et en pi ont une double 
flexion: 1° flexion du nombre cardinal et de Iruîh^ pb^ 
ce dernier élément suivant la déclinaison-consonne 
avec fii. comme voyelle caractéristique; ex. kplr^lrÊub^ 
bpb^^^ gén. Irpbgnùi^ accus. ^plrulruih\ OU bien 
2^ flexion du dernier élément bmby pi seul^ d'après 

(i) GrtimtHatica Ungita Armenica. BeroUni, 1837J p. i6a. 

(2) /. c. t. II, p. 250. 

(3) /. c„ p. 164. 



NUMÉRAUX 39 

la règle ci-dessus; ex.: Irpir^iruAf gén. IrpÊr^aCb^ dat. 

Irph^^nuf^ mstrum. irnb-^nufh» 

5. SUBSTANTIFS NUMÉRAUX. 

Les substantifs numéraux^ ou noms de nombre 
abstraits^ se forment en ajoutant aux nombres car- 
dinaux iu^ ou A-iiffi^, terminaison correspondant att 
grec aç dans /M)faç, hxâç; ex: J^utij^f unique^ unité; 
muiublriuli^ dtzùine» 

Ces substantifs suivent la déclinaison-voyelle en 
fi^ mais à l'instrumental la déclinaison-voyelle en i». 

6. ADVJËRBES NUMÉRAUX. 

On emploie comme adverbes numéraux: 

1° les nombres cardinaux et ordinaux au nominatif^ 
au génitif et à l'accusatif; 

2** le génitif des substantifs numéraux; 

3° des formations particulières obtenues en suf- 
fixant aux nombres ordinaux^ avec la voyelle de 
liaison m, la syllabe pu^i, qui sert à former des ad- 
verbes; ex.: &ppnpq.mpuip^ troisièmement. 





IV, PRONOMS 


■ 


I. PRONOMS PERSONNELS. 




Première personne: 


A-ii, moif je. 




SINGULIER 


PLURIEL 


Nom, 


Iru 


1A4» 


Accus, 


qb" 


î^l. 


Gin, 


K 


Jkp 


Dai, 


p.i 


•A-2. 


Abl, 


jpfkl'M^H'i-) 


M*L 


Instr. 


J*^.- 


ilh-L^ dlro^ 



40 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

Seconde personne: ^l, toi^ tu. 





SINGULIER 


PLURIEL 


Nom, 


^ifi. 


^ni^ 


Aaus. 


I^^L 


aXh^ 


Gin, 


^n 


itp 


Dat. 


^'"L 


itq^ 


ML 


'(.^^l 


»^ OM, 't ifrïf* 


Instr, 


'^ 


ilL^y Hrmufi^ ilroigi. 



Le pronom de la troisième personne^ dont le 
thème est ^i^ A., n'est usité qu'au sens réfléchi et aux 
cas suivants: Gén. Dat. ^4.^, Abl. j^Lpi/J; Instr. ^cpL. 
Une autre forme, avec addition de ïi comme dans 
beaucoup de noms abstraits, présente un pluriel 
complet: 

Sing. Gén. Dat jai^b-mb^ Instr. fiLfkutJ^^ JtLptnui.. 
Plur. Nom. ^Lplrmi^, Gén. Dat. ftLfbuîbg^ Instr. 

On trouve souvent employés, à la place de ^1^, 
^es cas obliques de tuïià'b^ âme^ persmitu^ p. ex. jiMipÙ^ 
m Sût; mbXmbg^ de soi, à soi, 

REMARQUES ÉTYMOLOGIQUES SUR LES PRONOMS PERSONNELS. (<) 

hu est identique à ahâm; am est tombé et k est passé en 
s, ht h de l'accusatif singulier ^u^ qui est du reste conforme 
au nominatif singulier, abstraction faite du préfixe ^, doit être 
expliqué par le h initial des cas obliques de Iru, Le thème 
des autres cas du singulier est jtil^ [!b^ correspondant au sanscrit 
ma. Le génitif /iiT est thème pur; le datif pSri est thème + à * 
cette dernière lettre est le > de la désinence fyam du datif sanscrit 



(i) cf. Bopp, /. c„ t. U, p. 255 sv. ; Wtndischmann, /. c, p. 3a sv. 



PRONOMS 41 

mâAyam, à moi {mi^. Le t clc l'ablatif (Ir est particule encliti- 
que) et le I. de rin8trnmental*(dans A., k est voyelle de liaison) 
ont déjà été discutés à propos de la déclinaison du substantif.. 

Le thème du pluriel de la première personne est lA', évi* 
demment identique au thème des cas obliques du singulier. Le 
jt du génitif, qui se présente du reste dans le pronom comme 
signe du génitif, est suffixe possessif et le même que r en 
gothique dans unsa^ra, «notre» (allemand moderne: unstr). A 
Pappui de cette explication, on peut citer le hit que, en arménien, 
les génitifs des pronoms personnels et démonstratifs sont en 
même temps adjectifs possessifs. Le or de Jlrn doit ici encore 
être dérivé du sanscrit^; comp. sanscr. asmàSyam^ à nous (nobis), 

fl-ni.^ sanscrit tvdm. Le ^ des cas obliques du singulier 
est un renforcement du v dans tvàm après la chute du /. Le 
X dès cas obliques du pluriel est le sanscrit^, son initial du 
pluriel du pronom de la seconde personne. Pour le ^ dans ^trq^ 
et XA^Qj rapprocher le sanscrit y dans tûByam^ à toi {iibi), et 
yuimàSyam^ à vous {^iMs)» Les autres désinences casuelles ont 
déjà été expliquées. 

Dans ^i^t le ft est suffixe possessif comme dans ^Çy ^^Cr 
mais il est singulier de le voir persister à Pablatif et à Pin- 
strumentaL ht. est thème pur, identique au thème refléchi 
sanscrit stmi, avec chute de s» fi est une simple voyelle pros- 
thétique. 

2. DÉMONSTRATIFS. 
a) PRONOMS DÉMONSTRATIFS. 

Il y a en arménien neuf pronoms démonstratifs, 
qui se groupent trois par trois d'après l'analogie de 
leur formation. 

I. um^ ii-m^ îruf ; 2. iiyi/, luy^, uMjhy 3. unjb^ q.iyb^ "bn/b. 

Cette j^nalogie ressort encore mieux du tableau 
suivant: 



U^IU «JL^Uf ii^Ui 



Js 



u^mlt 'f-'lp' li^yh 



4« 



GRAMBIAIRS ARBiÉNISNNE 



Les formations avec u indiquent Tobjet rapproché 
{hic\ celles avec q. l'objet nSoins éloigné (istc\ celles 
avec ï l'objet plus éloigné {ilie); mais dans l'usage 
il n'est pas toujours tenu compte de cette différence 
de signification. 



ITMf. 



LUI. 



riii. 





SIN6UIJKR 


PLURIEL 


Nom, 


ifiii, cdui-d (hic) 


un^iu (uuy^) 


Accus* 


^la 


qunuuÊ (vÇ'Uf/'') 


Gin. 


uaniu ' 


iin^iii (uuijg) 


Dot 


ifi/ttf (ififrïr) 


uujfut (uuijg) 


AM, 


'^ uSUUt 


'h uaguibf; 


Insir. 


utti^t. 


ua^iuL^, un^o^ 


Nûin. 


^111, ce (iste) 


f/j»^iii {ituy^) 


Accus, 


qij^UM 


Êitynuui (^[^-'V/'') 


Gén, 


qjinui 


t^gm (qjyg) 


Dot, 


q-iitu 


qngui (qwjg) 


Abl 


't qJlu%t 


^t V3*^^ 


Imtr, 


q.atf%uL. 


qa^iUL^ (#^fi^o^) 


Nom, 


li«,(0 cilui4à (Ule) 


%n^ui Q'uiJ.g) 


Accus, 


qbtu 


qbnum ijfffuyu) 


Gin. 


'Lnpiu 


"bngm {%uua) 


Dot. 


%iltu 


%ngiu Çf'uiui) 


Abl. 


'fi 'bdlAt 


'A *bngtuL(; 


Insir, 


%a^L. 


^«L^iHi^, iiï^OL^ 



(x) uiu avec renclitique *b devient liutfliy gén. *bapui!b^ Plur. nom. 





PRONOMS 41 




•^"^ "Vt^ 


uyb. 


Nom, ' 


uyu^ cdui-ce (hic) 


uiju^, mjun^ll 


Accits, 


VU" 


quyuu^ qu^unuji^ 


Gin, 


uyup^ Hi/i/n^/f^ 


'VSf "(/""sti 


Dot, 


uijttj; uyu^fji 


uyujf, wjungf,li 


Abl, 


juiiujtubir 


J'"J"Sf J^WB'^t 


Instr, 


unuriL^ u^unLfil^ 


wjun^tL^, uyun^Jp^ 


Nom, 


'ytf ^ (îste) 


"Ut^f '^J'f^bk 


AcCHS. 


vut 


vut"i vuv^bk 


Gin, 


"utVf 'yf'pti 


'yt9y '"Jt"Sbk 


DaU 


"ut^f vfti 


"UtSy "WfBti 


Abl, 


jiujii.iIlu'Lt 


J"U13y J'VW"*''t 


Imtr, 


uyqjti., uyqr'"-ti 


uyq^^L,^ "UV^'^EA 


Nom, 


wjb^ celui-là (ille) 


ttfjb^^ mjbn^ll 


Acais, 


qmjl, 


qnyliu^ qwjbnuhi^ 


Gin, 


ujbp, uMjbnpl*ll 


Uijbif^ mjbngitli 


Dût, 


uulid] unbJltfi 


"uh^ "{A'WM 


Abl, 


junbJu^t 


J'V^S* J'V^S'"^t 


Instr». 


uifbnUy unbnt.jti£ 


wJbn^L^^ tujbn^fii!^ 




"li^y ty^i 


f *w^- 


Nom, 


unjb^ cdm-d (hic) 


un,gfii 


Accus, 


ViP' 


nunufli 


Gin, 


unnpi 


unffniiiy un^nLiig 


Dot, 


Ulf'b 


un^nubf ungniiff 


Abl, 


(pas (l'exemple) 


*h unffntJbg 


Instr, 


unilfit^ unÊfliifh. 


iifr^^f/^Lg., un^nnip^fL 


Nom, 


qjjjli^ ce (iste) 


qji^'b 


Accus, 


Vt'lP' 


qiyau^ 



44 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

Gin. qjtpfit q.ngat3Ê^ i^gnÙMu 

AU. (pas d'exemple) 'A i^gmSUg 

Nom. '^Ip'y cdui^là (iUe) 'bn.^fb 

Aceus. iUflP* AnuKb 

Gin. unphli uaaniJi^ unantlta 

Dat. Ifif'lr *hn^aÙÊ^ *langnùia 

AM, (pas d'exemple) *h 'bn^aûi^ 

Ins/r. *bn^Kb^ ^ntljiJp. %a.pltJfLp^ ia^aLiip.^ 

Outre cette flexion de nnyl, ^n;Y», ï^%, on en 
trouve encore une autre qui suit la déclinaison-voyelle 
en ^, et^ chez les écrivains postérieurs^ une troisième 
qui suit la déclinaison- voyelle en m ; dans cette dernière 
le y du thème peut devenir ui. Les deux modes 
de flexion sont aussi applicables à uijUf uyq.^ m/b. 

à) PARTICULES DÉMONSTKATrVES. 

Les particules démonstratives if, ^, l, dont la 

dernière est le plus fréquemment employée^ s'ajoutent 

' comme suffixes aux noms et même aux pronoms. 

Dans la langue classique il n'est plus possible d'établir 

entre elles une différence de signification. 

Primitivement elles étaient destinées à faire ressortir 
le mot auquel on les ajoutait^ à montrer que l'objet 
signifié était^ soit connu dans un sens général^ soit 
déterminé par le contexte; avec le sens affaibli des 
démonstratifs Aie, isU, ilky elles tenaient donc lieu 
de l'article. Mais déjà dans la langue classique^ et 
même chez les meilleurs auteurs^ Moïse de Khorène 



PRONOMS 45 

par exemple, leur emploi est devenu si fréquent 
qu'on ne peut plus leur accorder qu'en général le sens 
de particules démonstratives. 

Les pronoms ddiuonstratifs uiju^ "{J^t '"U^y '^'"f f**"» ^'"t 

de même que les particules démonstratives tr, ^f l sont les 
thèmes démonstratifs sa^ da^ Ha, qui, en composition avec le 
thème pronominal na, donnent utnlt^ tll^y ^npi* 

Outre les désinences ordinaires entrent encore dans la 
flexion de ces pronoms: 

lo comme pronom affixe, le pronom démonstratif sanscrit 
a: ex.: ifff/i«,iii* 

29 dans quelques cas de "uu, "Utf "ifi ^^ pronominal 
M» t ^^^ voyelle de liaison; ^ est identique au c latin dans 



3. PRONOMS POSSESSIFS. 

On emploie comme pronoms possessifs de la 
première et de la seconde déclinaison, au singulier 
et au pluriel: 

i^ Les génitifs sing. et plur. des pronoms personnels 
correspondants, comme en grec. 

2^ Les mêmes génitifs comme adjectifs possessifs 
avec une déclinaison propre en irt fiJ] mien; ^y 
(pour ^n), /iV»/ i/ftp, nâ/re; à&p^ vôtre; génit. ^i/#i^, 
4-Wy '^py* ^Vc/! ^^^^ semblable au génitif et 
aussi ftilhul^ 4i"«-«C «i^/""-«C ^^/w»«-«0 ablatif régulier 
jl»dnj, ^ft ^yy, etc. et aussi j^i/ïîfî; '^ ^nLiIUty ^'c. 

3^ Les adjectifs possessifs formés desdits génitifs: 
ftJypt^ mim; ^yp^, tien; Jhpy^^ nôtre; ^Irpypb^ 
vôtre^ qui sont invariables, et \diy^^ mien^ '^p'yp'f 
nôtre^ à&pwjpt^ vôtre, qui suivent la déclinaison-voyelle 
en ff t gén. ^iRyby, ou bien avec chute de^ftiliyy, etc. 



46 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

On emploie comme pronom possessif de la troi- 
sième personne: 

a) au sens réfléchi: 

i^ Les génitifs ^i^ et JtLplrmtig^ sien. 

2^ Le génitif ^i.p comme adjectif possessif avec 
déclinaison- voyelle en as pi.p^ sien, gén. ^t-py^ dat. 
pLpnijf^ etc. 

3° Les formes adjectives ^i-ptypb (invariable), 
liLpuypi ei^LpIruâbguij^ déclinées comme ^Jùy^. 

b) Au sens non-réfléchi: 

1° Les génitifs sing. et plur. des pronoms démon- 
stratifs. 

2^ Les mêmes génitifs comme adjectifs possessifs 
avec déclinaison propre en a. Ceux dont la désinence 
est en m peuvent allonger le ni en i^; cet allonge- 
ment est nécessaire avant une désinence casuelle 
commençant par une voyelle. Ex.: uapm et unpuy^ 
sien^ gén. unpuyiy* %np^^ gén. inppiy^ etc. etc. 

3° Les formes adjectives unpuyp/^ ""S'y 1^9 ^^^*^ 

gén. uapufjby^ CtC. 

En outre les particules démonstratives u^ q.^ % 
peuvent avoir, dans Tensemble de la phrase, le sens 
de pronoms démonstratifs. 

Pour les éléments de formation typb^ IJp^f rapprocher 
le suffixe possessif sanscrit fya. 

4. PRONOMS INTERROGATIFS. 

Le pronom interrogatif le plus usité est 3, n^ 

SINGULIER PLURIEL 
Nû/n. n, n^ yl^ 

Accus, qn^ qnij VU" 

Gin, yp yg 



PRONOMS 47 

SINGULIER PLURIEL . 

Dot, aZtT njg 

AbL Jf^Jtf J""^ jiJff 

Tmir. (pas d'exemple) (pas d'exemple) 

Un second pronom interrogatif J» est rarement 
employé et ne se trouve qu'au singulier. 

Nom. ^ Gén. Ip Abl. '^ J^ 

Accus, qji Dat. pJ^ ^^tT Insir, ht. 

Un troisième pronom interrogatif pir^ répondant 
au latin çuidf ne se rencontre que sous les formes 
fpL. et jp,^ 

Bopp(i) explique Ji par le thème interrogatif sanscrit Ai, n 

par le védique Âoya, pL^ par le sanscrit Mn-éii. Le ^ de aJ 
n'est qu'une addition euphonique. 

5. PRONOM RELATIF. 

Le pronom relatif est n^, thème fort npn. 





SINGULIER 


PLURIEL 


Nom. 


T 


"(^ 


Accus. 


qnp 


nnnu 


Gin. 


npnj 


"P"3 


Dai. 


apHLiP 


"e"3 


Abl. 


J"C^ 


J"C"3 


Instr. 


npnii^ 


"pnil^ 



D'après Bopp, (2) n dans n^pn est une voyelle prosthétique, 
pn le thème relatif ya du sanscrit et du zend. U y a des 
exemples en arménien d'un / remplaçant un jf primitif, et le 
passage de / en r est très -fréquent dans les langues indo- 
européennesi ainsi que l'assourdissement du a sanscrit en n 
arménien. 



(x) /. c, t. II, p. 381 sv. 
(2) /. e., t. II, p. 362. 



43 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

6. PRONOM DÉFINI. 

Le pronom défini est [îk^, thème fort pb^huib^ 
et suit la déclinaison-consonne en tu. H répond pour 
le sens- au latin t/se et se trouve également, avec la 
même signification, ajouté à d'autres pronoms. Ex.: 
tu pk^, moi-même; %ut pt^, celui-là même. 

On rencontre aussi employé dans le même sens 

le mot ttiUly âmCf personne, 

pi^ premier élément de p'.gt'f doit être l'amené au thème 
démonstratif sanscrit anà, ^ au sanscrit svayâm^ même.(x) 

7. PRONOMS INDÉFINIS. 

n y a en arménien cinq pronoms indéfinis, qui 
sont: 1^, uSê^ avec le sens de qudqt^un (aliquis), 
/l^» ^iffi, /lï^., avec le sens de quelque chose (aliquid). 
Tous sont employés substantivenient et adjectivement. 

n^ et niffi se trouvent souvent joints pléonasti- 
quement à d'autres pronoms, surtout aux pronoms 
interrogatifsj ex.: S^^ n^^ quif SiL nSt^ y^ aifiub^. 

pSt est invariable; p/^^ thème fort gAt^^ suit la 
déclinaison- voyelle en jt; les trois autres se déclinent 
ainsi : 





• 


SINGUUER 




Nom. 


"* 


n% 


M 


Accus. 


1"* 


qnab 


iM 


Gin. 


UÊJtnLtfL 


M-nniMU 


ht* 


Dot. 


nuBr^ 


auBrSù 


H* 


Abl. 


jnuBr^t 


jniJttrSH; 


jlfA^k 


Instr. 

• 


manque 


niituii^ 


t^ 



(x) Bopp, /. c, t. II, p. 293. 345. 



PRONOMS 49 

a^ et 1^ ne forment pas de pluriel; celui de 

nSt est : nilmb^^ qndlubu^ adiAg^ jàiiuibg^ ndùiJk^* 

Dans n^ et ^^, n et ft sont le pronom interrogatif; le ^ 
est le V zend de ava, celui-ci. 

On doit également reconnaître le pronom interrogatif dans 
le ir et le ^ de iiA et de ^iB; le ilB, thème fort ê/uHê, est 
une syllabe formative qui se tronye fréquemment dans les 
noms abstraits. 

P'L. ^ ^^ expliqué lorsque nous avons parlé du pronom 
interrogatif. 



3. PRONOMS RÉCIPROQUES. 

Les pronoms réciproques J^JtiuL^ et ^pt^pw/f^ l^s 
uns les autres^ ne se trouvent qu'aux cas obliques du 
pluriel. 

Acais, a ilftJbriubu^ q^nlruinu Gin, Dai» i^JAruitig^ hP^P'^ff. 
Ablat. *h JftJlnuLg^ jtr^C'S Tnstr, i^Jh-uafp^^ fiplr^ 

Le premier est un redoublement du numéral d^, le second 
également un redoublement du pronom personnel [iLp^ avec 
affaiblissement de [t et [it. en ir dans la seconde partie de la 
composition. Comparez, en grée, le thème céXXiyXo-, de àXXe- 
«XXp-. 



9. PRONOMS COLLECTIFS. 

1 . uy^^ sanscrit anyà, grec &Woç, latin a/ius, «autre» ; 
gén. uyi^^ dat. t^/nio/; abl. juyiJl^] suit régulière- 
ment la déclinaison-voyelle en n. 

2. liftif, ifto/, de 4 et de /Lu, autre (alter), gén. 
Jt^1l\ ^^^«^ ^^ décline comme «^^ 

4 



50 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

3 et 4. irpiui^mhj^t^t ^i^àTspoç, tous les deux y 
Vun et Vautre (uterque)^ et ItLpuf^ulii^Lp^ chacun 
(unusquisque)^ suivent tous deux la déclinaison- voyelle 
en #r. 

n ne faut point chercher dans ces mots le substantif uibSu^ 
lAgiif âmâf personne, (*) mais bien rapprocher .^u'^^ du sanscrit 
Âméana, quelqu'un. Irp^ est le numéral; ^1^ est le pronom 
personneL 

5. uiÉià%l9Lp^ mbgliltLp^ chcMin (unusquisque)^ de 
iiffU^, vAm^^ âme^ personne^ ne se décline qu'au pluriel^ 
sbit en prenant simplement les désinences casnelles 

•^1 3^ " (^^^s c^ c^s t*- ^^^^ ^^ changer en b), soit 
en suivant la déclinaison-voyelle en n« 

6. mi!t\ tout (omnis)^ gén. uiiAï^, dat. uiiïïrLaÊjT, 
etc., d'après la déclinaison-voyelle en ^. 

7. utJbiuylt^ tout (omnis), de mJ^ et de u^^ 
régulier au singulier, mdlrbuyLlt etc. 

PLURIEL 

N(tm. mdtrbunla^^ uidifblr^bujlb^ uiittrblrj»Kb 

Accus* quiilirbuybu^ ^dirbbubuib^ qmJIrbbutiL 

Gin, Dat, luJvbtupi^^ mJtrbuubbg^ mJirhbanLb^ tuArlâbanùig 

Abl, jÊUiltrbuybg^ etc.; comme le génitif avec * préfixe. 

Insfr, uidlrbuubftL^^ unHrUh^niJa^, 

8. pi/n/i, 0X0^, tout (tOtUs), gén. pn^pl» et ^n^n^nj etc. 

A l'instrumental on trouve encore à côté de ^nntnnil 
les formes ^inpn^fb et pninpailtJ^f avec addition du 
thème pronominal %^ na, mais seulement lorsque le 
mot est pris au sens adverbial. Le même % se ren- 



(i) Petermann, /. c, p. 182. 



PRONOMS 51 

contre dans un second pluriel^ usité à côté du pluriel 
régulier ^[np^t 

. Nom. namptr^bmli^ B'^IHP^'BP' 

Accus, qpnntntubruHt^ qgninnhupb 

Gin, Dai, aninnbanù»^ anmnbanùta 

Insir. pninnbr^nLiia^, 

9. ^ÊuJùi^, de sapui et de la syllabe formative 
tu^ des noms abstraits; proprement totalité^ puis tout 
(totus^ universus); indéclinable. 

10. ^uidmpi^ de sama et de mjli^ tout (totus); gén. 

^uiJuijbh^ etc. 

11. fiiiui.^ tout (totus)^ gén. ipiuu.^^ etc. 

10. PRONOMS CORRÉLATIFS. 

Les pronoms corrélatifs sont formés des pronoms 
démonstratifs wju^ ^y^f ^o*» ^^ ^^ pronom relatif^ en 
composition avec les substantifs ujru^ mode, manière^ 
^ui^f quantité, et ^ji^ mesure* 

wjuuiiu et uuuuihulij gen. uuuu^uft et uuuu^lfULjni^ 

etc., tely de cette manière; n^iuft» et npuiltu^^ quel, de la 

manière que. 

uuu^iubf gén. unu^tuby, tant, de telle quantité/ 

np^uA^ combien, de quelle quantité. 

"U^ll"tf ^^''^* ^^ ^^^^^ mesure; npiuiijt, combiefi, de 
quelle mesure» 

De même 'bnjbiutu^ *bnpi^uib^ '^ifl'H^'tf e^^* 



4* 



53 ORAMMAIRB ÀltIfÉNIENNE 

V. VERBE 

L DU VERBE EN GÉNÉRAL 

I. DIVISION DES €X>NJUGAISONS ET FORMATION DES 

TTi bM£S • 

Les verbes arméniens sont cités à llnftnitif, dont 
la désinence est ^ 

Il y a en arménien quatre conjugaisons, que l'on 
distingue par les voyelles caractéristiques ou de con- 
jugaison appartenant au thème, b^ tu^ nu^ Jb* Ex.: 
qbptrL^^ prendre; wquii^f moudre; p-niinLi^^ fermettre^ 
laisser; ^ocr^^, parler. 

Les voyelles caractéristiques A*, m, ni-, — qu'elles soient 
simplement voyelles caractéristiques, ou en même temps voyelles 
radicales et caractéristiques comme p. ex. uiu»L.t àotmer^ sanscrit 
da (ce qui n'a aucune importance pour la manière de les traiter) 
— correspondent à la voyelle caractéristique a des I^^* et Vie 
conjugaisons sanscrites, lorsqu'elles forment, ajoutées seules à la 
racinci le thème-présent du verbe; k^ ni. sont dans ce cas un 
affaiblissement de a. Le hl. pourrait être également le u ajouté 
à la racine dans la Ville conjugaison sanscrite. Cet u est une 
mutilation de nu, amenée évidemment par la nasale finale des 
radicaux sanscrits qui suivent la VIII* conjugaison; de telle sorte 
que la Vin* conjugaison sanscrite ne serait qu'une sous-division 
de la V*. Or, le nombre des verbes arméniens en ai. dépassant 
de beaucoup celui des ^1/ racines sanscrites qui suivent la VIII « 
conjugaison, il en résulte qu'il ne faut point chercher cette con- 
jugaison en arménien, mais bien regarder le ni. comme un 
affaiblissement de lu, 

A côté des thèmes-présent simples/ qui se com- 
posent du radical et de la voyelle caractéristique^ 
d'autres se présentent allongés par des suffixes 
d'élargissement qui sont: 



VEKBB 53 

a) lib^ primitivement %m, sanscrit ma, grec av», 
qui se trouve ordinairement sous la forme mbtr et 
n'est que très-rarement ajouté à la racine sans voyelle 
copulative. Cette formation correspond à la IX* con- 
jugaison sanscrite. Ex.: ^uaftgmLbi^^ c/tercher^ ^'*'PS* 

b) ïruf, suffixe des verbes dénominatifs, usité sous 
les formes lulriu et Iflnu*- Ex. pMÛiuliiiuji^^ domiti^rf 

mùi'^vSbiu*.i\ tUrpÂirbiuty apprOChiK^ AniJAtU'^i^ 

Il faut bien distinguer entre 'bh et Iw. Les deux 
syllabes peuvent aussi être radicales. 

c) Ifli^ sanscrit nu de la Y* conjugaisoa^ ajouté 
toujours immédiatement à la racine. Ex.: ^mqjgbnL^^ 
avoir /aim, ^mqjg^ni^^lj^ pb^lfbaLf_, jeter, rejeter^ ^^h^ 

d) ^ et Y#^, quifcorrespond en partie quant à la 
fonne^ mais non quant à la signification, aux 
formations grecques en jxco; ajouté à la racine soit 
immédiatement, soit au moyen de m comme voyelle 
copulative. Ex.: ^<u/u^^, fuir, ^'"t'^ib^Lj *p4^L> 
craindre, ^pi^lb^lJ TSu!bm^^, connaître, iSuib^m^^iJ^ 
Jlrqmli^l_^ pécher, êrq^mU^^i^. Comme le montrent 
ces exemples, les formations en ^ et *b^ prennent pour 
voyelle caractéristique h et le plus souvent ^. 

Dans les formations en 'uh, mbb^ tultm, lAm, %nL, 

l^i itf ^lÊ^f "^it* *"lÊ^t UÊ%tlr, les voyelles finales tr^ 
Êu, fil., ^, sont réputées voyelles caractéristiques de 
ces thèmes élargis. 

Le Ir qui s'insère entre la racine et la désinence personnelle 
au passif de Taor. II de beaucoup de verbes élargis (voyez plus 
loin p. 64), est-il un élément radical tombé au thème-présent 
élargi, ou bien une intcrcalation euphonique, comme tin j^, p. ev«f 



54 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

qui viendrait s'appuyer sur la voyelle suivante m? n ne nous 
paraît pas possible de trancher la question. 

La IV® conjugaison, avec la voyelle caractéristique 
A, doit être considérée en général comme un passif, 
bien qu'elle soit suivie par un grand nombre de 
verbes neutres et déponents. Elle correspond au 
passif sanscrit: le a de la caractéristique du passif 
ya est tombé; le y est devenu ^, qui s'ajoute au 
thème-présent simple ou élargi en faisant disparaître 
les voyelles caractéristiques primitives ir^ tu^ #».; 
cependant le m. de la IIP conjugaison persiste assez 
souvent^ après l'addition de ^, dans la forme nt-ft. 

Le jt caractéristique du passif ne se retrouve qu'au 
présent et à la 3® pers. sing. de l'imparfait; il dis- 
parait aux autres temps et aux autres personnes de 
l'imparfait (voir plus loin, p. 60). 

D*après l'exposé qui précède, les conjugaisons II, III, IV, 
VIT, VIII du. sanscrit ne sont pas représentées en arménien; 
nous retrouverons la X« conjugaison sanscrite dans l'aoriste I 
de l'arménien. 



2. TEMPS ET MODES. 

Le verbe arménien a quatre temps simples: Présent y 
Imparfait^ 'Aariste^ Futur. 

L'aoriste et le futur ont chacun deux formes, mais 
il n'y en a qu'une, la première ou la seconde, 
d'employée pour une même racine. 

Beaucoup de thèmes -présent simples forment à 
côté de l'aoriste I un participe aoriste II, mais, dans 
ce cas encore, il n'y. a point de participe aoriste I 
pour la même racine. 



VERBE 55 

L'aoriste II se distingue de l'aoriste I en ce qu^l 
est formé immédiatement de la racine^ pendant que 
Taoriste I ajoute à la racine un élément formatif ^. 

Les futurs sont formés des aoristes par un seul 
et même procédé. 

Comme les aoristes et les futurs laissent tomber 
les suffixes d'élargissement et se forment immédiatement 
de la racine^ il n'y a point pour ces temps de variétés 
de conjugaison; — il n'y a de différence qu'entre 
l'actif et le passif, et seulement dans les voyelles 
auxiliaires qui précèdent les désinences personnelles. 
Les aoristes et les futurs sont donc nommés temfs 
généraux y par opposition au présent et à V imparfait 
qui sont appelés temps spéciaux à cause des diffé^ 
rences dans la conjugaison dues aux voyelles caractéri- 
stiques de chacune des quatre classes. 

L'noriste I et le futur I, d'après les lois de leur formation 
considérées au point de vue pratique, occupent une place 
moyenne entre les temps gitUrcuix et les temps spidaux. En 
effet la voyelle auxiliaire qui sert à rattacher le g de Taoriste I 
à la racine est identique à la voyelle caractéristique /r, m, des 
thèmes-présent simples, le plus souvent pour les Verbes de la 
1ère conjugaison, toujours pour les verbes de la Ilème conjugaison 
(vbyez plus loin p. 63). Toutefois cette voyelle auxiliaire n'est 
point la voyelle caractéristique de conjugaison, mais bien le a 
de aya dans la X^^e conjugaison sanscrite; on pourrait seule* 
ment admettre que le son de la voyelle caractéristique A* de la 
première conjugaison a contribué à rafïaiblissement de a en iir 
dans cette conjugaison. C'est donc sur cette bifurcation en b 
et m de la voyelle auxiliaire sanscrite a de qya, et sur la con- 
sonnance ainsi obtenue avec les voyelles caractéristiques des 
1ère et II® conjugaisons arméniennes, non pas sur la conservation 
des voyelles caractéristiques, que reposent les variétés de con- 
jugaison (apparentes par conséquent) à l'aoriste I et au futur I. Fai- 
sons encore observer: 10 que ces différences de conjugaison, quand 



56 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

même elles seraient réelles, ne se montrent que pour les thèmes- 
présent simples de la l^ et de la II« conjugaison; 20 que 
l'intercalation d'mie voyelle auxiliaire n'a pas lieu lorsqu'une voyelle 
radicale précède la voyelle caractéristique du thème-présent simple, 
comme dans ^^usl^ vwre^ Aor. I: ^^-^^hf et non ^husgji] 
30 que les verbes simples de la IV« conjugaison prennent à 
Vaoriste comme voyelle auxfliaire un Ir au lieu de leur voyelle 
caiactéristique pi 40 enfin que les thèmes-présent élargis en 
Iwf, — ceux qui le sont en %lr, ^, %^ne forment que l*aoriste 
II, — gardent à l'aoriste I la voyelle qui précède liii, laquelle 
voyelle n'est point une caractéristique de conjugaison. La con- 
clusion qui résulte de ces faits est donc que l'aoriste I et le 
futur I doivent être considérés en arménien comme des temps 
généraux* 

Outre les quatre temps simples, il y a encore en 
arménien six temps composés dont nous parlerons 
plus loin. 

L'arménien a cinq modes: 

Hindicati/^ pour tous les temps; 
Le conjoncHf^ pour le présent et parfois Tim- 
parfait; 
, Dimpératify pour le présent, l'aoriste et le futur; 
JOinfiniHf, id. 

Le participe^ id. 

Le verbe arménien a deux nombres, le singulier 
et le pluriel, et chaque nombre trois personnes. 

3. ^ COMME LETTRE FORMATIVE POUR L* AORISTE, 
LE FUTUR ET LE CONJONCTIF. 

La lettre g sert à former l'aoriste I, les deux 
futurs et le conjonctif. 

Le ^ de l'aoriste est le y du sanscrit t^a de la X« 
conjugaison. (I) La signification et l'emploi de l'aoriste arménien 
s'accordent très-bien avec l'origine que nous lui attribuons. 

(x) Bopp, /. e., t. L P' 408; Windischmann. l, c, p. 47. 



V£RBE 57 

On serait tenté de fiûre dériver le g caractéristique du futur 
de l'exposant du futur sanscrit x^a, mais cela n'est point admissible 
à cause de l'absence du s de sya. Le ^ du futur est identique 
au g caractéristique du conjonctif, et tous deux sont le ^ de la 
syllabe formative du potentiel sanscrit j^ity racine t, «désirer»; le 
conjonctif doit être considéré comme le potentiel du présent, et 
le futur comme le potentiel de l'aoriste, oe que confirme la 
corrélation de leurs fonctions syntactiques. D'autre part le 
conjonctif et le futur sont nettement distingués l'un de l'autre, 
grammaticalement par la forme des désinences personnelles, 
syntactiquement par la notion de l'avenir que comporte le futur. 

Le conjonctif de l'imparfait, qui possède le même ^, est 
une formation postérieure. 

4. DÉSINENCES PERSONNELLES DU VERBE ARMÉNIEN. 

Il faut distinguer^ dans le verbe arménien^ les 
désinences personnelles primaires et les désinences 
personnelles secondaires. Les premières sont employées 
au présent (indicatif et conjonctif); les secondes aux 
autres temps et modes. 

Les désinences personnelles primitives sont: 
Singulier: tniy si^ ti; Pluriel: masi^ tasi^ nti. 

Les désinences primaires correspondantes sont en 

arménien: 

Singulier: iP^ u^ — ; Pluriel: i/T^, ^, ïr. 

Le passage de mi, si, nd en i/^ ir, % est dair. Le U pri- 
mitif de la 3« personne du singulier est tombé. Dans le iQ» 
de la i^r« personne du pluriel, il &ut chercher le primitif mor/, 
sanscrit mas, avec passage de s en ^. De même dans le ^ de la 
26 pers. du pluriel il faut voir le primitif /tui, avec disparition 
du / et passage de s en ^, ou bien ramener le ^ au v du thème 
pronominal iva, toujours avec disparition du /. (>) La chute du 
/ à la 3« personne du singulier est en partie compensée par 
l'allongement en ^ et iif| de A* et de ut qui le précédaient. 

(i) Bopp, /. €,» t. III» p. 80. 



58 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

De ces désinences primaires se sont formées les 
désinences secondaires. 

Le tP des premières personnes sing. et plur. est 
tombé; il se retrouve encore parfois au futur. 

Le II de la 2* pers, sing. s'est conservé au futur, 
savoir à Tindicatif et à Vimpératif, mais à cette dernière 
forme il s'est déjà changé en ^; il est tout à fait 
tombé à l'impératif aoriste des trois premières con- 
jugaisons; à l'impératif aoriste I de la IV* conjugaison, 
et toujours à l'impératif aoriste n de la même con- 
jugaison^ u est déjà passé en p. Le changement en 
p se retrouve encore à l'impératif du présent, à 
l'imparfait et aux indicatifs des aoristes. 

^ et îr des 2* et 3* pers. plur, se sont partout 
conservés, A côté du ^ de la 2* pers. plur. se trouve 
encore, aux aoristes de la IV* conjugaison, la désinence 
personnelle ^m.^. Le ^ de cette terminaison est dési- 
nence personnelle, le p est le s du verbe substantif as. 

Nous donnerons plus de détails dans les chapitres 
suivants. 

n. DES VERBES EN PARTICULIER 
A: VERBE RÉGULIER 

I. TEMPS SIMPLES. 
a) TEMPS SPÉCIAUX. 

I^ésent, 

Le présent se forme en ajoutant les désinences 
personnelles primaires Sing. I 1/^ II «^ III, — Plur. I 
i(^, II ^, III \ immédiatement au thème verbal, 
dont font partie les voyelles caractéristiques de con- 
jugaison; ex.: i^lrph^d] Je prends; luqui^J^ je tnouds; 



VERBE 59 

p-nqni.^^ je laisse^ je permets; [uQu^^iT, je parle; 

mbuvSblr^d\ je V(ns\ A^£iuîriif«^ je guêrtSl j^lftibni^d^ 

je jette; ^mfuij^^j] je fuis; linph^^J] je péris^ etc. 

A la 3^ pers. du singulier et à la 2® pers. dU 
pluriel^ les voyelles caractéristiques de conjugaison b 
et m s'allongent en ^ et vy^ en compensation de la 
chute du / primitif; m. et ^ restent sans changement. 
Ex.: ^[fti t^pt^f *"ï52/> ^1^'i-* 

Imparfaite 

Il n'y a en arménien qu'un seul imparfait simple^ 
celui du verbe substantif hi_^ être^ racine es, primi- 
tivement as. Il se conjugue ainsi: ^Jb^ fêtais^ t^p^ 

h> (^'"4^9 tt^^f tp^* 

LMiuparfait de h-t s'explique ëtymologiquement de la manière 
suivante: Le t est la voyelle radicale tr fondue avec Faugment 
tr (primitivement a). Le 1 de la racine est tombé et ne s'est 
conservé qu'à la 3e pers. du singulier, changé en p après la 
chute de la désinence personnelle. Les désinences personnelles, 
^ à la 2« pers. sing., ^ aux 1ère et 2« pers. plur.,% à la 3« pers. 
plur., sont les désittencfs secondaires arméniennes. La voyelle h 
à la lire pers. sing. (restée seule après la chute de la désinence 
personnelle iT), à la 2« pers. sing. et aux 2e et 3« pers. plur., 
ainsi que la voyelle iv à la 1ère pers. plur., sont des voyelles de 
liaison, toutes primitivement iv et altérées dans la suite. 

Cet imparfait simple sert à former les autres im- 
parfaits arméniens qui peuvent cependant être con- 
sidérés comme simples^ les parties composantes s'étant 
développées ensemble organiquement. 

En juxtaposant le thème-présent aveci^^, etc.^;la. 
voyelle caractéristique h de la première conjugaison 
est complètement absorbée dans le £- de ^^; 1» de 
la deuxième^ en se joignant avec ^^ forme 1^; m. de 



60 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

la iroisiimc fait disparaître complètement le t ^t 
devient y avant le p de la 3* pers. sing.; ^ de la 
quatrième disparaît devant le ^, de sorte que les 
imparfaits des première et quatrième conjugaisons sont 
identiques. 

A la 3* pers. sing. de la IV® conjugaison existe 
à côté de tp ^^ forme ^i^i. 

Le ^ de ^i-^i est la caractéristique passiye de la çua/rihnc 
conjugaison. Le i. est un aflaiblissement de la voyelle radicale 
de er, as (évident avec la prononciation de fit^ i^^)i le /> est 
le cr de la racine ^, as.{^) 

Ex.: firptli, je prenais; mqt^^^je moulais; p-itiini^^ 

Je laissais, Je permettais^ 3* pers. sing. P-nq^yp; fuoutjt, 

Je parlais, 3* piers. sing. fuoutp et fuoulti-p, 

A la 3« pers. sing. de Timparfait, le p ne se laisse expliquer 
que par le / de la racine /x, as. C'est là une preuve que les 
impariiûts sont bien formés comme nous l'avons dit plus haut 

b) TEMPS GÉNÉRAUX» 

Des Aoristes en Générai. 

Les aoristes sont formés de la racine verbale. 
Us rejettent donc les voyelles caractéristiques de con- 
jugaison des thèmes-présent simples ainsi que toutes 
les syllabes formatives des thèmes-présent élargis^ 
excepté toutefois lorsque ces syllabes appartiennent 
à la racine^ comme p. ex. ÊuiniLuibir^^ nommer, verbe 
dénominatif de wbmii, thème fort uUbauuMli, nom. 

Les aoristes ne présentent donc pas de variétés 
de conjugaison^ les voyelles caractéristiques produisant 
ces variétés étant tombées. Il ne reste plus de 
différence qu'entre l'actif et le passif. Cette différence 
existe grammaticalement et doit être maintenue bien 

(i) Bopp, /. c.» t. m, p. 407. 



VERBE 6t 

qu'elle ne soit pas toujours évidente^ puisque un 
certain nombre de verbes actifs forment souvent leur 
aoriste^ surtout l'aoriste 11^ d'après la conjugaison 
passive tout en gardant la signification active. Elle 
repose sur les diverses modifications que subit la 
voyelle de liaison primitive a, qui sert à joindre lés 
désinences personnelles à la forme nue de l'aoriste* 

Le tf, comme voyelle de liaison^ se modifie de la 
manière suivante à l'aoriste actif: , 

Sing. I. ^; II. iSr; (lU^ tombé avec la désinence 
personnelle) ; 

Plur. I. m; II. /, et t; IIL ^. 

A l'aoriste passif le a de liaison^ rendu par or, 
s'est conservé à toutes les personnes; à la i^'* pers. 
sing. et à la 2® pers. plur. seulement^ il s'est allongé 
en ly. 

Les désinences personnelles sont les désinences 
seeondaireSy et^ pour l'aoriste actifs les mêmes qu'à 
l'imparfait. Comme à l'imparfait également^ le ^ en 
tant que voyelle de liaison de la i^'^ pers. sing. tient 
lieu de la désinence personnelle^ et à la 3* pers. sing. 
la désinence personnelle est tombée avec la voyelle 
de liaison. 

Pour l'aoriste passif les désinences personnelles 
sont les mêmes que pour l'aoriste actifs à l'exception 
toutefois de la 3® pers. sing. qui prend l. comme 
désinence personnelle. En outre la 2® pers. plur. 
possède^ à côté de la désinence ^, une autre désinence 

pnt^^ pettt être aussi £., sembleraient être le dernier reste 
d*un prétérit de as, et, h/^ qui aurait servi avec là racine verbale 
à former des aoristes composés à la manière de l'imparfidt. 



02 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

Mais les autres désinences personnelles actives et passives ne per« 
mettent pas d'admettre une composition avec le verbe substantif. 
Des sept formations-aoriste du sanscrit, quatre correspon- 
dent à l'aoriste I arménien et trois à l'aoriste II. 

La différence entre les deux aoristes n'implique 
aucun changement de signification; elle n'est point 
syntactique mais purement formelle^ et repose sur 
l'admission ou la non-admission du ^ déjà mentionné 
comme moyen de formation pour l'aoriste I. 



Aoriste I, 

Forment Taoriste I: i® la plupart des thèmes- 
présent simples en iir et en ^* 2^ tous ceux en w, 
excepté «ai^, donner ^ et f «1^, venir; 3** tous ceux en 
*bm^ et 4^ beaucoup de ceux en a<.. 

Le suffixe de formation de Taoriste I est ^, qui 
s'ajoute à la racine verbale soit sans voyelle de liai- 
son, soit avec une voyelle de liaison. Cette dernière, 
primitivement a (le premier a du sanscrit aya^ élément 
de formation de la X® conjugaison sanscrite), s'est 
dans la suite modifiée de diverses manières. 

Le g s'ajoute immédiatement à la racine verbale, 
lorsque le thème-présent a une voyelle radicale avant 
la voyelle caractéristique de conjugaison; ex. i^^^iu/^, 
vivre^ aor. I likgft*^ et aussi lorsque le thème-présent 
a été élargi en Im,, — si le verbe forme l'aoriste I, 
— que le %m. soit précédé d'une voyelle radicale 
ou d'une consonne; ex.: ^Iifrbni-i^^ jeter ^ aor. I 

Toutes les autres racines prennent le g au moyen 
d'une voyelle de liaison. Cette voyelle, primitivement 



VERBE 63 

a^ est devenue: 1° & pour les racines non élargies 
des thèmes-présent de la I*'* et de la IV* conjugaison^ 
à l'exception des racines muy ^m et Ijimp de ivirA^, 
dir^, ^mbi^^ savoir^ ^œptr^^f fauvoiry qui prennent m, 
ex.: aor. I mumg^^ etc.; 2^ m pour les racines des 
thèmes-présent de la IP conjugaison; 3® iSr et m pour 
les racines dont le thème-présent est élargi en W 
précédé déjà d'une de ces voyelles comme voyelle 
de liaison. Ex.: ^jirplrij prmdre^ f^P^stf b^^bu 
parler f ^oulyh \ wnuÊi^ moudre^ ""1^31' \ Jl^^l} ^'^^^ 
voi^i jl^sfi] Jt'pih'ïimf^f approcher^ tMrpXbg^* 

Les désinences personnelles dont il a été traité ci- 
dessus viennent s'adapter à la forme aoriste ainsi 
obtenue^ au moyen des voyelles de liaison déjà 
connues. A la 3® pers. sing. de l'aoriste actifs qui 
a perdu en même temps la désinence personnelle et 
la voyelle de liaison^ le b précédant le g caractéristi« 
que, qu'il soit voyelle radicale ou voyelle de liaison, 
s'allonge en hm et parfois en ^; ex.: j^lifrsby f^U^^i 
3« pers. sing. pb^bwg, pb^tg; ftphiff,, /ai pris, 3^ 
pers. sing. ^plrœg, %^Qtg» 

A la 3* pers. sing. aor. I des verbes en Ihl^ qui, 
comme nous l'avons vu, ajoutent immédiatement le 
^ à la racine, il arrive que si IniL^ suit iinmédiate- 
ment une consonne, cette consonne se trouve en 
contact immédiat avec le g (non suivi d'une voyelle). 
Dans ce cas on insère entre les deux consonnes une 
voyelle auxiliaire euphonique ^, et à la forme ainsi 
obtenue, si elle est monosyllabique, on ajoute encore 
l'augment syllabique h (primitivement a) ; ex. : ^nc^, 
remplir, i*'« pers. sing. aor. I uf,, 3* pers. ^^, k^g. 



64 GRAMMAIRE ARl^fÉNIENNB 

Aoriste II. 

Forment l'aoriste II: i^ beaucoup de thèmes-présent 
simples en iir et en ^; 2® de ceux en ur, seulement 

"""L» ^^^"^^j ^^ ^""Z.» ^^^^Z 3** tous ceux en m.; 
4** tous ceux en U^ ^ *L^ et 5** beaucoup de thèmes 
élargis en 'bni.. 

Uaoriste II ajoute immédiatement à la racine les 
mêmes désinences personnelles que Taoriste I^ avec 
les mêmes voyelles de liaison. Ex.: ^ml/r^, lever y 
aor. Il ^uÎlIb^ ^iAlrp^ ^«t^^ ^o'^'^.lt» ^«"Ï/l^ et ^tubt^f 
^mbpM\ au passif: "^êAu^^ ^wlimp^ ^iuLuêl etc. 

La 3* pers. sing. ayant perdu la désinence per- 
sonnelle et la voyelle de liaison^ il peut arriver qu'elle 
se termine par deux consonnes radicales. Dans ce 
cas la voyelle auxiliaire Jt vient s'insérer entre les 
deux consonnes, et si la forme ainsi obtenue est 
monosyllabique, on lui préfixe & comme augment 
syllabique; ex.: i^miubiri^^ trouver^ aor. H, i*'« pers. 

t^b* 3^ P^^' ^^^S* Ir^m. 

On trouve souvent à l'aoriste II passif, avant la 
voyelle de liaison w, un Ir qui pourrait appartenir à 
la racine et avoir disparu aux autres temps, ou bien 
qui serait purement euphonique. Le cas se présente 
surtout pour les verbes dont le thème-présent a été 
élargi en ^, l^, ïa£., *blr\ ex.: TCiuitm^j^, connaître^ 

aor. n passif iulLbay) 't"'L"ltLf /^^^9 ^wlutnyl 

Irp^ibUi craindre^ kp^kuy; .g.uiqjfbnLi^, avoir faim^ 
'^""UB^'iJf J^'^^L^ ^^ iever, jtttaJruy* 

n est assez singulier que dans les formations de cette espèce 
la voyelle de liaison lu, devenue pourtant tout à £ût inutile, 
éoit conservée. Elle tombe parfois devant la terminaison pat^ 



VERBE 65 

de la 2« pers. plur.; ex.; Èrpf^ÈrpnL^^ de A^'p»^/^, craindre, 
au lieu de b-pl^irwpnL^. 

Les seules racines verbales qui^ se terminant par 
une voyelle, forment Taoriste II, sont: mut^, donner; 

V"U ^^''^^> ^^ 't^'^U P^^^^'' (renforcé en i^, la racine 
sanscrite est (fâ). Les voyelles radicales finales de 
ces verbes tiennent lieu des voyelles de liaison avant 
les désinences personnelles de Faoriste IL Dans 
i^iii^, aor. II irrégulier bliji^ et i^iA^, aor. Il ^ij^, la 
voyelle radicale a prend aux diverses personnes la 
forme et le son que doit y avoir la voyelle de liaison 
et devient ainsi par affaiblissement: ^ à la i*" pers. 
sing., aux 2* et 3* pers. plur., A- à la 2* pers. sing., 
uf à la i*'* pers. plur. Ex. A^^^, ^k^d ^^ (3* pers. 
sing., toujours avec l'enclitique ^), h^w^^ ^kt-^^ ^it^l 

^thy ^t^P* ^^» ^^"'^y ^tt^y ^1^' 

Au verbe «lui^, donner^ la voyelle radicale tu se 
change en nt., tombe à la 3* personne du singulier, 
et prend après elle, à la i*"^* personne du pluriel, la 

voyelle auxiliaire w. Ex. IrmnL^ hmni.p^ hm^ mnLw^^ 
hmni^Py Irtnnii* passif: utnt-tujj mnL.wp^ mni-tUL. etC. 

L'augment syllabique que nous avons rencontré 
jusqu'à présent est un a primitif affaibli en ér. Si 
Ton excepte la 3* pers. sing. de Taoriste I et l'impar- 
fait i/i, il ne paraît qu'à l'aoriste II, et, à toutes les 
personnes, seulement dans les trois aoristes huint.^ bl^fi 
et iïi^(^); il n'est employé ailleurs qu'à la 3* pers. sing., 
lorsque cette personne, sans l'augment, serait monosyl- 
labique. Devant w et o, le fr s'allonge en f ; ex.: 
iuS^lr^^ porter^ aor. II m^\t^ 3* pers. sing. f m^; oirmhk^^ 

(i) A Texception toutefois de la \^^^ pers. plur. de annnLy qui est 
wnLiu^, 



66 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

oindre^ aor. Il o^^, 3® pers. sing. ^o^. Cet allonge- 
ment de Ir en ^ se trouve aussi parfois devant les 
consonnes. Uaugment tr tombe devant h^ et passe 
en t devant ft] ex.: Ifl^^^i^, descendre ^ aor. II ^^, 
3* pers. sing. ^^. C) 

Des Futurs en général. 

Les futurs s'obtiennent en ajoutant un ^ à la 
forme nue des aoristes^ c'est-à-dire aux aoristes dé- 
pouillés de leurs désinences personnelles et des voyelles 
de liaison. 

Le ^ est, comme nous l'avons dit, identique au y du suffixe 
de formation ^'i du potentiel sanscrit. 

Les désinences personnelles des futurs sont les 
désinences secondaires. Elles sont tombées aux i^*^® et 
3^ pers. du singulier; la voyelle de liaison a également 
disparu à la i^'* personne^ mais elle s'est maintenue 
à la 3% savoir h allongé en f pour l'actif et en ^ 
pour le passif. Les autres désinences personnelles 
sont: u pour la 2* pers. sing., ^ pour les i*'® et 2* 
pers. plur., i pour la 3® pers. plur., à l'actif comme 
au passif. 

La voyelle de liaison qui unit les désinences 
personnelles à la forme nue du futur est le a à^yâ. 
Cet a s'affaiblit, à l'actif, en h (3* pers. sing. en t), 
i^'e pers. plur. en m., 2® pers. plur. en ^; au passif, 
en Je, I*" pers. plur. en ai.. 

Futur I, 

Le futur I s'obtient en ajoutant ^ à la forme nue 
de l'aoriste I. 



(i) Bopp, /. e., t. III, p. 205 et 206. 



VERBE 67 

Comme la désinence personnelle est tombée à la 
1*'* pers. sing. ainsi que la voyelle de liaison^ il 
arrive donc que deux g se trouvent immédiatement 
i\ côté l'un de Tautre et sans être suivis d'une voyelle; 
on insère alors entre les deux ^ une voyelle auxiliaire^ 
qui est Jt à l'actif et wj au passif. Ex.: f/ApA-^, 
praidre; aor. I ^^/'^^^^ forme nue de Faor. I ^h^b^ — ^ 
futur I^ actif i^lrphgjtg et passif ^bpbgtujg (au lieu de 

Aux autres personnes^ où le second^ est toujours 
suivi d'une voyelle^ la voyelle euphonique disparaît, 
mais alors le premier des deux ^ se trouve, par raison 
d'euphonie, changé en u^ tandis que le second, à la 
2® pers. plur. se change également en ^ avant la 
terminaison ft^. Ex.: 

{^hhb3y 'i^p^"S^Uf ^^^"3^9 ^^C^^S"^f 

abn/ruf^^f i^bnhuglïïb, 
uf niif^/ro . Uiiuuuglru ^ lunniuat f UinuiuanL^^ 

Passif t'^^^W^f youhuiiftu^ juouhui^ft^ jtouhutfitL^^^ 

Les verbes qui au thème -présent simple ont une 
voyelle radicale avant la voyelle caractéristique de 
conjugaison, comme ^^m^, vivre^ laissent subsister 
les deux g à côté l'un de l'autre aussitôt qu'il 
y a des désinences personnelles, et se bprnent à 
changer le second ^ en £^ avant le ^^ de la 2* pers. 
plur. Même règle pour les verbes qui, à la forme 
nue du futur I, présentent une consonne avant le 
premier ^, nommément les verbes élargis en ^bnt. dont 
le 'bni. est immédiatement précédé d'une consonne, 
p. ex. AnLi^ remplir. ^ 

5* 



Adif 



68 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

4^tti^, futur I: 4A;g,/jg,, 4%^"» 4%^» — i^ît^» 
/*""^L» ^^^^ ^- LSh> LS3^"^ LBSt, LSa^^-i^y 

Futur IL 

Le futur II ajoute la caractéristique du futur ^ 
à la racine, verbale pure qui sert à former Taoriste II. 
De même que le futur I, il prend comme voyelles 
de liaison pour joindre ^ à la racine, à la i*" pers. 
du singulier, ft à l'actif et mj au passif. 

Les désinences personnelles et les voyelles auxi- 
liaires sont également les mêmes que pour le futur L 

Au futur II le ^ demeure sans changement et ne 
passe en £^ que devant le ^^ de la 2* pers. du pluriel. 
Ex.: ^uAA^, lever ^ aor. Il actif: ^mbf»^ futur II ^uîbfifi^ 

^rnltghu^ ^utligfr^ ^tubgnL^fL, ^tub^t^f ^uibfflrb^ paSSif: 
^uàbu^^ ^uîLgfiu^ ^u^Sty ^*^3"'-*^i ^"^îb^i ^u/li^pt* 

La voyelle auxiliaire Jt se trouve parfois conservée 
encore à d'autres personnes; ex. /[npb^^^^ périr, futur II 
l"d'S» 3* pers. sing. ^n/i/i^t, pour ^n^gt. 

Le h qui est inséré à l'aoriste II passif entre la 
racine et uy (p. 64), se retrouve également à la i*"^* 
pers. sîng. du futur II passif; ex.: jwn^hi^^ se lever ^ 
aoriste II 'passif juiaJrutj, ^ futur II passif juin.hiujg\ 
mais il devient fi aux autres personnes qui ont des 
désinences personnelles et où le uy tombe; ex.: 

Certains verbes présentent à la i^" pers. sing. du 
futur II une désinence primaire complète, iT avec la 
voyelle de liaison t donnant la forme htT Dans ce 



VERBE 69 

cas le g du futur I est toujours précédé de la voyelle 
de liaison ^. Ainsi^ à côté de Siûblruy^^ futur II de 
^iubtu^l^^ connaître^ nous trouvons une autre forme 
S^iûbli^fnT^ é^ÊU%[i^irUf etc. ; à côté de hpP-uyg^ futur II 
de IrpP-mi^^ aller, une autre forme bpP-lighJl IrpP-ft^ 
uhu etc. 

Cette désinence primaire du futur II rappelle ce que nous 
avons dit plus haut sur Pidentité d'origine du futur et du con- 
jonctif (p. 57). 

2. TEMPS COMPOSÉS. 

Les six temps composés de Tarménien sont formés 
des participes de Taoriste et du futur, avec le présent, 
l'imparfait et le futur du verbe substantif fr^; ils ont 
une double signification, active et passive. 

1. Des participes de Taoriste et des temps ci- 
dessus énumérés de /r^ proviennent 

a. Le Parfait: ^h^hghmi_^lid\ fai prisy fai été pris^ 

^uSbhmi^ hd\ fai levê^ fat été levé; 

b. Le Plus-que-parfait: ^frphi^lnui^ ttt fovais pris^ 

f avais été pris ^ 
<tuIhlruÊi^ tff, /avais levé, 

/avais été levé; 

c. Le Futur antérieur: ^hph^lnui^/nit^y /aurai prisy 

/aurai été pris y 

^lubhiui^ trqtSy /^^^^^^ ^^^\ 

/aurai été levé. 

2. Des participes du futur et des mêmes temps 

de hf^ sont formés les temps inchoatifs, c'est à dire 
indiquant une action prochaine; le latin, avec ses 
combinaisons analogues, peut seul en rendre toute la 
valeur. Ce sont: 



70 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

a. Le Présent inchoatif : i^hph^g bJ\ ulrplr^b ^^^^ 
capturus^ capimdus sutn; 

b. Le Passé inchoatif: ^Irphing tj»y f^p^ib tl'y 
£apturus^ capiendus eram\ 

c. Le Futur inchoatif: ^hpb-^nj f^qtg, q^p^^it ^qt^f 
^apturus, capimdus âro. 



3. MODES. 

Conjonctif* 

n n'y a de conjonctif que pour le présent, par- 
fois aussi pour Timparfait. 

Le Q qui sert à former le conjonctif est, comme 
nous Tavons déjà vu (p. 57), le ^^ de la syllabe 
formative du potentiel sanscrit yà. 

Au présent, le g s'ajoute à la voyelle caractéristi- 
que de conjugaison des thèmes -présent simples et 
élargis; seulement, la voyelle caractéristique de la 
I*'* conjug. devient alors ^, et m de la II* conjug. 
devient mj. 

Les désinences personnelles sont les mêmes qu'à 
l'indicatif présent. La voyelle de liaison qui les 
rattache à la forme nue du conjonctif est primitive- 
ment a (le a du sanscrit yd)^ qui s'est affaibli en h 
aux I* et IP conjug*., en «t. à la IIP, et en ^ à la 
IV*. A la 3* pers. du sing. le h des I*'® et IP con- 
jug. s'allonge en £-. Ex.: 

I. qJrpliglrJ] t^trpftglru^ t^ptsti ^tc* 
II. mqu^gtrJ^ mqUÈjglru^ '"1"U3^* ^^^* 
m. P'nqnL.^nLif^ p-nqnt^nLu^ p-nnnL^ni.^ etC. 
IV. l^oujigjiJ*^ /"^"/l^^") b'^^tst^ ^^^* 



VERBE 7 1 

Le conjonctif de Timparfait se présente rarement. 
Il est formé à la manière de Fimparfait de Findicatif, 
c'est à dire en ajoutant l'imparfait simple tf^ à la 
forme nue du conjonctif présent, ^Irpts^tf», t^ply* 
itp, etc. 

i. f^ptsH* t^ubattpy fhtshf thbdt^4^j 

II. WqUijgtty •"I^US^bCy «tC. 
lU. p-nqnL^tjf^ etC. 

IV. luoultgtl»y etc. 

Impératif. 

L'arménien a trois impératifs: 

1° Un impératif prohibitif; 

2° Un impératif de l'aoriste, qui tient lieu de 
l'impératif du présent, disparu en arménien; 

3° Un impératif du futur. 

Ces deux derniers existent sous une double forme, 
comme les indicatifs correspondants (aoristes I et II, 
futurs I et II). 

Civipératif prohibitif. 

L'impératif prohibitif n'existe qu'aux 2*' pers. sing. , 
et plur., et ne se présente jamais sans ctre joint à la 
particule prohibitive iJp, ne. Les désinences person- 
nelles sont les désinences secondaires^ p pour le 
singulier, ^ pour le pluriel. Elles s'ajoutent aux 
voyelles caractéristiques de conjugaison du thème- 
présent, et alors A- et m s'allongent devant ^ en t, 

un, Ex.: J^ q^hphp^ i!^ f^pt^g.] «Jp luiltup^ ilfi wquij^' 



72 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

t 

L'impératif prohibitif, d'après son origine, n'est autre chose 
que rimparfait, et même l'imparfait simple qui ne se trouve 
plus avec toutes les personnes qu'au verbe substantif. Nous 
pouvons faire valoir en faveur de cette explication: 

a. La réiinion constante de la négation ifr avec cette forme 
de l'impératif. L'idée qui préside à cette réunion est celle-ci: 
ce qui est défendu arrive si peu que déjà on le considère 
comme n'étant pas arrivé; ex. lijf ffrplrp^ ne porte pas^ c. à d. 
tu ne portais pas. 

b. L'usage fréquent de l'imparfait sanscrit avec la négation 
ma pour l'impératif prohibitif du présent. 

r. Le n secondaire de la 2« pers. sing, tandis que le présent 
de l'indicatif a la désinence primaire v. 

V impératif aoriste. 

L'impératif aoriste I et II de Tactif et du passif 
ne se rencontre qu'à la 2* personne du singulier et du 
pluriel^ et porte l'accent aigu sur la dernière syllabe. 

La 2* pers. sing. de l'impératif aoriste I n'a point 
de désinence personnelle; elle a perdu également le 
^ caractéristique de l'aoriste I avec la voyelle de 
liaison qui le suit^ mais la voyelle b^ radicale ou 
auxiliaire^ précédant le g s'est allongée en hm (rare- 
ment en l)\ e.\.: ^Ifitlri^^ prendre y aor. I ^Ifitltijlt, 
2* pers. sing. impér. ^/rp/ru!, ^Apf ; g^^lrLai^^ jeter, 
aor. I phlibgl,^ 2* pers. sing. impér. ^^huS; iuqiui_^ 
moudre^ aor. I uiqtu^^^ 2® pers. sing. impér. uinus. 

Le g ne disparaît cependant pas toujours; on le 
retrouve d'une manière constante aux impératifs aor. I 
monosyllabiques; ex.: piiâruf^, oui'rir, aor. I aiugL 
2« p. sing. impér. ^uSg. 

Ceux des impératifs aor. I de la III* conjugaison 
qui se trouveraient n'avoir plus que deux consonnes, 
sans voyelle, insèrent entre ces deux consonnes la 



VBRBB 73' 

a 

voyelle auxiliaire ^; ex.: ^nL,i_y remplir , aor. I i^g^^ 
2^ perSé sing. imp« ^^« 

La 2® pers. sing. impér* de Taoriste I passif peut 
prendre trois formes: 

a. La désinence personnelle tombe ainsi que la 
voyelle de liaison^ et le ^ qui précède le g s'allonge, 
en bu» ; ex. : ^ou\^i_y parUr^ aon I fuou&gwj^ 2® p. sing. 
impér. hioub-mg. 

b. La désinence personnelle^ la voyelle de liaison 
et le g caractéristique de Faoriste I tombent; le h. 
précédant le ^ s'allonge alors en bm (rarement en 

^-); ex. fuoubiu^ fuouÇ, 

c. Une désinence personnelle^ ^, vient s'ajouter 
à la forme nue de Faoriste I au moyen de la voyelle 
de liaison ft; ex.: fuoubgjtp. 

La 2* pers. sing. de Timpératif aoriste II actif 
est identique à la racine verbale pure; la 2* pers. 
sing. de Timpératif aoriste II passif se forme égale- 
ment de la racine pure avec la désinence personnelle 
/yi; ex.: ^ii#l/r^, iofer^ aor. II ^iif7#/f, 2® pers. sing. 
impér. aor. II actif ^tù^^ passif ^wifp. 

La 2^ pers. plur. impér. des aoristes I et II actifs 
prend la forme en t^ de la personne correspondante 
de l'indicatif; ex.: ^bpb^t^^ ^«Afcg. 

La 2® pers. plur. impér. des aoristes I et II passifs 
prend les formes en uy^ et utpnL^^ de la personne 
correspondante de l'indicatif; ex. : fyoub^iuj^ et fueub^ 

^iii£ini^y ^uibtt^^ et ^lubuipnL^» 

U impératif du futur. 

L'impératif des futurs I et II actif et passif se 
rencontre à toutes les personnes excepté à la i*'* du 



74 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

singulier^ prend Faccent aigu sur la dernière syllabe, 
et est^ à toutes les personnes, identique aux personnes 
correspondantes de l'indicatif des futurs I et II actif 
et passif. 

Il existe encore pour la 2® pers. sing. de ces 
impératifs une forme particulière avec désinence 
personnelle en pp (ft est voyelle de liaison), qui 
amène le changement en ^ du ^ caractéristique du 
futur; ex. t^bplruffp^ ^mbj^p^ aussi ^uAr^^/f/i avec 
intercalation d'une voyelle auxiliaire ^. 

Infinitif, 

Le signe de l'infinitif est ^ qui vient s'ajouter à 
la voyelle caractéristique de conjugaison du thème- 
présent 

Ce ^ est une dégradation de », de sorte que l'infinitif 
arménien répond à Pinfinitif allemand en en. Il faut rapprocher 
ce n du sanscrit ana qui sert à former les neutres. 

L'infinitif suit la déclinaison-voyelle en n. 

Participes, 

il y a deux participes présents. Le premier se 
forme en ajoutant nn^ oq_ au thème-présent dépouillé 
de la voyelle caractéristique de conjugaison, le second 
en ajoutant la même syllabe à la forme nue de 
l'aoriste. Tous deux sont le plus souvent employés 
comme adjectifs verbaux. Ex.: 

^^/■"t» 'i^C^'L* P^"ïr'Lj P^^VL} t'^'""l_y [uùuoq^ 

^plrgnq_, firptr30q_; usqui^nq^^ wqtu^oq_; lJgaq_^ LS^t, 

D'après Bopp le q^ serait une dégradation de / ou r, et 
devrait être rapproché du sanscrit /a et m, àans éapa-la^, «trem- 
blant,» dipra-s, «éclairant» 



VERBE 75 

Le participe de V aoriste y qui a la double signi- 
fication active et passive^ est un composé du participe 
lïïwi^ du verbe substantif avec la forme nue de Faoriste 
(participe aoriste I)^ ou avec la racine verbale (participe 

aoriste II). Ex.: i^nhgbvui^ wanut^lrvai^ US^'^^y 

Itiouh^gb-wjl^^ ^iu%&iu^ n suit la déclinaison- voyelle 
en If, avec chute de m. 

Etymologiquement i^iu£_ répond tout à fait à ^mv, pour iauv, 
du dialecte homérique, sanscrit asanf» Le / de la racine es, as, 
est tombé comme h Timparfait irl'y et le n de la terminaison 
sanscrite ûftt s*est changé en |_ après la chute du /. 

he participe du futur f qui a également une signification 
active et passive^ s'obtient en ajoutant à Finfinitif les 
terminaisons ng et ^ ; aux deux formes de ce participe 
le ni. de la terminaison infinitive AL^tombe^ et le fi 
de fit se change en tr, Ex. : Ê^lrphut^^ t^P^lb > *'"l^l'^3% 

fiiniif/^J P'nqjjn^y p-nni^h* ftioulrin^^ fitoahi^» 

Le participe en ji correspond etymologiquement au participe- 
futur passif sanscrit en ya, dont le y s*est transformé en voyelle 
/r|(i) mais dans la traduction arménienne de la Bible il est 
également employé pour le participe présent actif. (2) 

Le ^ de la syllabe n^ peut aussi être ramené à la même 
terminaison sanscrite en ya, à moins que ng ne soit une syllabe 
formative très-fréquente des noms concrets, et qui, elle aussi, 
dérive d'un y sanscrit. 

4. PASSIF. 

A côté de la conjugaison passive (IV* conjugaison)^ 
il existe encore un second passif composé des par- 
ticipes aor. I et n pris au sens passif et du verbe 
auxiliaire £p'/'L« ^^^^"''* ^^^ ^^ trouve pour tous les 

(1) Bopp, /. c, t. IV, p. 222. 

(2) Petermann, /. c:.» p. 193. 



76 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

verbes et il est fréquemment employé, surtout avec 
les verbes des 11^ et IIP conjugaisons. Ex.: i^hphij 

prendre^ ^pbghmj^ zf^fe.» ^^^^ ^^^* B^O^Ut fortcr^ 
pA'^A'iff^ l^hij ^^^ forte. 

■ 

TABLEAU DES CONJUGAISONS 



Shi^. 



JHur. 



*^«^\.^^/«'«#H 



TEMPS SPÉCIAUX. 
PRÉSENT. 

# 

P^ Conjugaison* 

INDICATIF CONJONCTIP 

Sing. I ^hpbrJT- ^0 i J: i V, "t^^hplt^lnr 

2 i^tphu 2^ptB^" 

3 ftplrli ^pjtglrb. 

Infinitif. ^h^L 

Participe. t^fp^'U th^q_ 

Participe futur, flrph^ni^^ ^h^à 





//' Conjugaisori 


r. . 


I 


iuquitP" Vit^^lC"-^' '^^-^ 


^l^jffffJ^ 


2 


wnuiu 


tui£uy^lru 


3 


mqmj 


utquijgt 


I 


tunuitÇp 


""HW^'Cj^ 


2 


""LfU'à 


"'Vfuat^ 


3 


iuqutu 


USI^tf/A 



VERBE 77 

Imper, prohib. i ^, «? 

Infinitif. tunmL. 

Participe. manque 

Participe futur, un^u^nif^ m^^. 

///^ Conjugaison* 

Sing, I ^nt^LjP- taA/l'iJi^ p-aqnLjfnur 

2 p-nnnLM p-nnnLanLu 

3 p'nqnL. p-nnnLatiL. 
Plur. I p-nnnLtl^ p'nnnL^nLi[g_ 

2 p-nnni^ p-anni^ni^ 

3 p-nnni!b p-nnni^nËjb, 

Imper, prohib. [ ^^^^^ ^ ^^^^ 

Infinitif. p-nqni^ 

Participe. P''"i"lj P'nqoii^ 

Participe futur, p-nqing^ P'nquft. 

/P Conjugaison, 

Sing, I /uoii^iT^/i^ t'^-*^ [uoujigliir 

2 \^oujtu Uiouhghu 

3 litoujt ["^"tst 

3 jiioupi juoufiglib 

Imper, prohib. | ^^^ ^, ^^^^^^ 
Infinitif. ["^"['L 

Participe. juounn^ hiouon - 

Participe futur, fuoulr^n^^ fuoutr^t. 



yS GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

IMPARFAIT. 

y^'**' Conjugaison. 

INDICATIF CONJONCTIF 

Sing, I t^^k\» f^Ctstt 

3 firptb'^ ^^cbâ^b"^' 

IP Conjugaison, 

Siitg. I m^o^^ l^n^M'vb^i^M^b 

2 uiqufjlp / '"qu'JiffybP* \ '"HfUStbP 

3 luquyp j ui'luuiftiUPf ^1!Wh' 

'"TIWHjb^i "'Vwtb'^ 
3 luquujîli \»'VfllB"ub'''J ""UHJstb'^' 

IIP Conjugaison. 

Sing, I P'anniJÊ P'nnaLanLh 

2 p-ntËOiJtn P'nnnL^nL/in 

3 P-nqfjJp ' P^^TH^IIP 
3 p-nnnL.Kb P'annLuniJib, 

IV^ Conjugaison. 

Sing. I juoufrlt b'^''b3^b 

2 fuouthn b'^"bs^bP 

3 ^outp luoujt^tp 



Plur, I mquifui^ 

2 '"^^bi 



o 



VERBE 79 

Plur. I fuouçtuj» houhaf^ut^ 

3 fuDuirp' fuoujig^ltb 

Les thèmes-présent élargis se conjuguent de la 
même manière; ex.: luiunUr^j mêler; ^m^gmbbty 
demander; ^mmbmbm^^ se familiariser; JbrpXb'bmÊ^ 
approcher; ^utiugbnL^^ avoir faim; ^^blbni.^^ jeter; 
7£mbut^l_y eonnailre; iUrqmli^^^ pécher^ etc. 

TEMPS GÉNÉRAUX. 
Aoriste I actif. 

1. AVEC LA VOYELLE AUXILIAIRE b AVANT LE^ CARACTÉRISTIQUE. 

La plupart des thèmes-présent simples en hr ; ex. : 
^/rp/r£^^ prendre, uftphj^^ aimer y — à l'exception de wifA^ 
dire^ i^f^mb^y savoir, ^lupk^^ pouvoir, qui prennent la 
voyelle auxiliaire «i; — les verbes élargis en ïm, 
lorsque ^i», au thème-présent^ est déjà précédé de & 
(affaiblissement de m); ex.: JUrpXItbwi^^ approcher, 

Indic. Sing, I l^ph^jt 

Plur. I qbphrgiu^ ■ 

2 ^hphglt^, ^bpbgt^ IHur. qJrphgf^^ 

3 fbplr^lfb 

Participe. t^P^S^*"! Part, prisent, qhpbQnti_^ 

t^pbgotj^ 

2. AVEC LA VOYELLE AUXILIAIRE lll AVANT LE^ CARACTÉRISTIQUE. 

Tous les thèmes-présent simples en m, excepté 
iniii^, donner, et ^«m^, venir^ qui ne forment que 



Sq GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

Taoriste II; tous les verbes élargis en ïm, dont la 
syllabe d'élargissement est déjà précédée de w au 
thème-présent; ex.: tuqui£_^ moudre^ i^mpXputbua^^ 
i élever^ monter, 

Indic, Sing^ I *-f^g^ 

2 mqmalfp Jmplr, ^^g* tuqus 

3 .wqnf'S 

Plur, I tuqiii^iu^ 

2 tumugj»^^ ""Iju^t^ P/ur. uiqw^^^ 

3 iuquigpii 

Pttrtidpe, mnmgbmt Part, présent, wiimgnqj 

iuiiiuaon» 

3. SANS VOYELLE AUXIUAIRE AVANT LE ^ CARACTÉRISTIQUE. 

a. Les verbes qui ont pour dernière lettre radicale 
un £r; ainsi, a) le verbe ^Irtuf^^ vivre ^ et p) les 
thèmes-présent en ^hai. dont la syllabe d'élargissement 
est précédée d'unp voyelle radicale, comme gAiij^irbni^^ 

jeter ^ font à l'aoriste I li^gf^y ^k^sl^^ ^^ suivent la 
flexion du paradigme ^ A/iA^/« etc. 

b. Des verbes avec consonne radicale finale, ainsi 
les verbes élargis en *lmL^ lorsqu'ils forment un aoriste I 
et que le *bni. est précédé d'une consonne, comme 
lf»'*i-Ê^ remplir, 

htdic, Sing, I u^ 

2 i_ghf Impèr, Sing, #Agf 

Plur, I Uftu^ 
Participe Llf^^'L. Partie, prisent. inf"li IS^I* 



VERBE 8l 

Aoriste I passif , 

Uaoriste I passif se distingue des trois sortes 
d'aoriste I actif énumérées ci-dessus par les désinences 
personnelles passives et la voyelle de liaison passive m^ 

Indu, Sift^, I 'l^p^'^^'y 

2 Ê^hphuuin Impér, Sing, qbnbvin ^ ah^ 

3 iJtIrphgtuL. pfrw^ 7^/>f > 

2 ^hphguij^^ Mur. ffrp^^wj^y 

q.6rp6raiupnL^ anrpèraïunnL^ 

3 i^/rp/rgutit 

Participe ^h-pfrulriut Partie, présent qA-phgnq^ 

fbpk^go^ 

Se conjugue de même Taoriste I des thèmes-présent 
simples en ^; fuoufti^^ fuouk^uMj etc.; autres exemples: 

Aoriste II actif, 

Indic, Sitig, I ^îuli^ 

2 ^uibbp Tmpir, Sing. ^uTb 

Ptttr, I ^uMhm^ 

3 <;iu1&^1Sr. 

Participe Çub&w^ Partie, présent <îiiA#f^, 

Aoriste II passif .. 

Indic, Sing. I ^lutinij 

2 ^uibtup Impér, Sing, ^wb^p 

3 ^ttibUML. 

6 



82 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

IHur, I ^tubuij^ 

2 ^uibun^, Plttr. ^tuhêuj^^ 

3 ^Uihuîb 

ParHcipe ^mUbm^__ Partie, prisent ^uAn^, ^iiAo^ 



Futur I actif, 

I. AVEC CHANGEMENT DU PREMIER ^ EN !/• 

Les futurs des aoristes I numérotés i^ 2, 3 a p, 
Indic, Sing, I f^p^^l»^ 

2 ah'nlruahu Impér, Sing, ahuhuaUu^ 

3 i^hfibuifl; ^lfgtlru^(^ 
Plur, I i^h^bugnu^ Plur, i^bnbugnL^ 

2 q.bpbu2t.g. ^pbuff^ 

3 i^nbugim abnbualrb 

De même tuqmaha^ tunmuabu etC.^ PH'V'^sbSi pf'k^"'^ 

gbu etc. 



2. SANS CHANGEMENT DU PREMIER ^ EN !/• 

Les futurs des aoristes numérotés 3 <? a et 3 ^. 

Indic. Smg. 1 /^^/»^ 

2 LSalru Impér, Sing, [^ggbu, l^g^p 

Pinr, I /^^ni^ L^"^ 

De même libg^g^ k^aa^r» c^^* 



VERBE §3 

Futur I passif, 

Indic. Sing, I t^P^g**U3 

2 ^trQbugjtu Implr, Smg, ^h-plru^fu^ 

Plur, I t^bahugni^ Mur, t^bplrugnL^ 

2 ^irpb'u2b^ t^hplru^^ 

3 i^hpbugpb ij^irph-u^Sit 

De même htou&atuja^ ""I^S'HISi IP'HJB ^^^* 

Fu/ur II actif, 

Indic, Sing, I ^un/ltu 

2 ^uili^bu Implr, Sing. ^mbglru^ ^uib^jtp 

Mur. I ^wbi^ttL^ Mur, ^mbgnt.^ 

3 ^uwalïïb ^uwalrb 

Futur II passif, 

Indic, Sing, I ^iûbuntf 

2 ^umIê^Jiu Implr, Sing, ^wltgfuy ^utlt^t'p 

3 ^lulylt ^lu'hffp 
Mur, I ^uibanug. ^uîltgnt.^ 

2 ^lub^^ ^utb^b'^. 

3 ^Êubgfib ^uÎLgpt 



84 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

B. VERBES SUBSTANTIFS. 

L'arménien a quatre verbes substantifs: Zr^, ^n^^ 
être, ifi'lii_f ^q!^l»i_, devenir ^ fieri. 

^L ^^ iP'bL ^^ ^^^^ ^^ ^^^ verbes auxiliaires^ 
pendant que ^ ii^ et lrqtuLlti_ expriment^ Tun la notion 
d'un état (l'espagnol es/ar par opposition à ser), l'autre 
ridée d'un devenir (ytyv6<r6ai). tiiutbli£^ est cependant 
employé . aussi comme . simple verbe auxiliaire à 
l'aoriste et au futur, oii il remplace les temps man- 
quants de A-^ 







I. 


Ir^ 








PRÉSBNT. 




Ifidic, Smg, 


I kiP 




Conjonctif ^^^^ 


• 


2 bu 






ta^" 




3 t 






. ht 


Plur. 


I kt^ 
3 Aï , 








Tntpér. Sin^. 


%/.i r 


Infinitif 


^L 


But, 


f*. *p"'t* 


Partie, futur Jrtna 




b^i^e. 


df/» 


»*-f 








IMPARFAIT. 




Indic, Sing, 


a ttp 

3 tp 




Conjonctif 


batb 
batbp 
,bate 


Phir, 


I t-^ 


. 




/j^tui^ 


m 


3 tfi- 






batb^ 
batb^ 



VERBE 



«S 



n. 



^"L 



PRÉSENT. 



Indic. Sinç. 



Plur. 



Ittfiftiiif 



Indic. Sing. 



Plur, 



I q-mP 


Conjondif 


qnLffhiT 


2 ^.rifi 




qnLvhu 


3 ^y 




q^Lgt 


I q-nJ^ 




qjtuiflrtl^ 


2 'ly^ 




t'"^t^ 


3 '/"^ 




qnLnIïïb 


Ï'VL 


Participe 
IMPARFAIT. 


ty"i.y ty*!. 


^ f 7/^ 


ConjoncHf 


Manque 


2 ^^^^ 






3 ^yc 






I ^n,iii^ 






2 i/iy/i.!» 






5 typ' 







III. ^^/y- 





PRÉSENT. 




Indic. Sing, 


I ^b^J 


ConjoncUf 


[t^sK 




2 ifiihu 




itH'd'" 




3 ibl't 




if^ht 


Mur. 


I ^.7f i[^ 




àH'sl"^ 


• 


2 ib'^t^ 




ilftab-^ 




3 #^ï 




ijfbs^ 


Impér. Sing, 


1^ /Z»^/»/» 






Plur, 


Jfi iPi^^ 


Participe 


iflmq^^ ifitoq^ 


Infinitif 


itHi , //''^ 


hi Partie, futm 


' ifi»^i"ni ifi'h 



S6 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

IMPARFAIT. 

liu^, Shtg. I i&itt ConjoncHf Manque 

2 ^k^Q 

3 i&'tQ 
3 iptt'l' 

AORISTE. 
//;*//r. 5*«f. i^p Participe [buii^, [t^^'L 

FUTUR. 
2 ^^/^« ImpéraUf [bi^p, [^tî^Py 

3 ^^A ùai 

Mur, I //r^ni.^ /Z»^"^ 

3 ibal^ ibal^ 

IV. IrquAffl^ 

PRÉSENT. 

/miic. Sing, I hq^bl^tr Conjonctif irqiublijliJ 

2 lrquilt[iu lniiuL[i^liu 

3 trumbft hiimhligli 
Hur, I irquthltJ!^ ^1!^bat^ 

3 kquilipi btltulifig^ 



VERBB 87 

PRÉSENT. 
Impir, Sing. lip bqîubftp Infinitif IrqiubhÊ^ 

Hnr, Jf hijmbji^ Partit, futur irquilt/rinif^ 

bntublri^ 

IMPARFAIT. 
Indic, Siftg, I bqmbi^lt Conjonctif Manque 





2 


hniubt[tp 






3 


fnjutbf^n 




riur. 


• I 


Intutlil^tuj^ 






2 


frqtulitli^ 






3 


tr§juib(^[îb 

AORISTE. 




Sing, 


I 


A^^, hquij 






2 


bqbp Impér. Sing, 


brq^p 




3 


IniL 


• 


Piur. 


I 


trtjui^y irithriu^ 






2 


^'[t^^ ^IJ^J^ ^"*'' 


Iri^nni^ 




3 


h,^% 








Participe 


Arijliriu^ 



FUTUR. 



//uiic, Sing, I ^'[t/f^ bn^gliJ^ 

bq^ÊftnP Impér, Sing, ^^'itlt'l't 

3 ^^qtit tribat 

Plur, I bi^gni^ bt^gnL.^ 

3 ^nkal^ ^qbaP' 



88 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

C. VERBES IRRÉGULIERS. 

Il n'y a ^ qu'un petit nombre de verbes qui, dans 
la formation des temps et des modes, s'écartent des 
règles générales tt particulières que nous venons 
d'exposer. Ceux-là seulement peuvent être considérés 
comme vtrâes irr^uliers. En voici la liste: 

I**. De la première conjugaison. 

tunitir£^^ /aire, aoriste tupuiplt^ impér. sing. mpuî, plur. 

ttipuipff^^ futur UÊftmpjig^ mniuuijhu etc., avec 

changement du second p en u. 
jutiùibi^^ se lever y aor. jmnJru^^ impér. sing. m^^, plur. 

"V/'"^ et Jlup&pilL^, 

TSuibuÊ^^^ connaître^ aor. S-uîliArtuj, 

[ulr^^ attendre^ aor. ^i.ui/, impér. sing, /fli./f, plur. 

[nLMtjj^ et j^LtupnL.^^ futur [ni-uijg et ing.jtjlFJl\ 

forme aussi régulièrement l'aor. [ulrgh, 
^mplj^ttibhi^^ frapper^ aor. ^mph* ,r 

ni.mbijf manger^ emprunte ses temps généraux à une 

racine l^bp] aor. ^/r^/r, futur litrphg et 4^*%/^» 

aussi libpft^bj: 
p^tl_^, àoire^ aor. utppl», futur mppjiij] forme aussi 

un aoriste régulier pJù^b^l,, 

2**. £>e la seconde conjugaison, 

fuif_, Zfeniry aor. Ir^fi\ u»tu£_^ donner, aor. kmnt.] voyez 
le paragraphe sur l'aor. Il, page 64 et sv. 

puiiLùtuL., lever, aor. puip^ft] t^iunUsiuj^^ revenir, aor.' 
tlMipXiuj\ de même les composés de ces 
deux verbes, ex.: uiJpiun^iu^^ élever, aor. 

iuifptupih» 



VERBE 89 

/rpP-iu^^ al/er, aor. infiy et ip^wj (d'une racine inf), 
impér. ifpP-^ futur irpP-iy^ et IrpPf^&j:. 

3°. Z?^ ./tz troisième conjugaison, 
hpijLbnt^, jurer, aor. Irpq^nLJuy^ impér. kii^nL^p^ futur 

tuiùinLi^^ recevoir f prendre^ aor. ui/iA. 

Peut-être Timpér. aor. ijf^w^, ^w, ^n^f^, â^iV^^r, et 
rimpér. futur t^nt^gHu et ^n^^^. 

4". Z>tf /rt quatrième conjugaison, 
mulbjti^^ conduire y aor. mwpuij ^ impér. mm^, futur 

uiiunuua^ miun^hu etC. 

"^^tu ^^^^-^j emprunte ses temps généraux à une 

racine ^"'Lî ^^"^^ i'"IlVy ™P^^' 4"'Z_ ^^ 4"*» 

futur l^iu^iujgy k"'L9by ^^^* -^^ même les 

composés de ce verbe, ex. : ^ii^ni^fii^y recevoir^ 

. aor. i^^uiiutj avec chute du ^ devant ^ui^uj^ 



VL INDÉCLINABLES 
I. ADVERBES. 

La langue arménienne n'a qu'un très-petit nombre 
d'adverbes primitifs, comme n^ (^ préfixé au mot 
qui suit), non, ne pas', wjn, oui. 

Nous trouvons en arménien des adverbes formés 
1° Avec des pronoms {^) (adverbes de lieu): 
a. Formations avec ^, qui devient m après u\ 
ex.: iif7ff^^ là, de utjl»*^ uium^ ici, de tuju\ 

(i) Bopp, l, c, t. II, p. 407 sv. 



90 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

» 

b. Formations avec mfi] ex.: uâfm^, de là-, UÊuml», 
dUci', HLumfi^ d^où (du pronom interrogatif n), nLuia[i^ 
sous la forme ncifui, entre dans la composition d'autres 
adverbes pour exprimer la provenance; ex.: tuumnL.um, 

d ici'y un§h.nLum^ unbnLuuiy dc là, 7> atuanLum^ de lotn, 
jiujÊnLum^ d ailleurs', jbnlîUnLum^ du ciel\ wnmiu^nLMiny 

du dehors \ *^ ^^nuam^ d^en haut y tic; 

c. Formations avec px hl^^ au; mht^n^ là; unup, 

d. Formations avec ^tt Sût ni.pk^^ ncplrSù^ quel- 
que fart; tppt^, hp^bSL^ quelque part^ et aussi 
quelquefois; nLumlr^^ nt-uinhilù^ ici, là, d^ici, de là. 

Les éléments formatifs ici employés, y., m, ^i, .^», 
ijffi, sont d'origine pronominale. 

2** Avec des proîioms eti composition avec des sub- 
stantifs \ ex.: mjà-d\ pour iajué-md\ viaintetuint , en ce 
temps ; jnpt^iuJ^ quand, en quel temps; iujuiqt", de cette 
manière; jnniutu ^ de quelle manière; uyiuit" , d!*une 
autre manière, autrement; âuju^iji^ tant, autant, etc. 

3° Avec différents cas du substantif; ex.: [iw^/i, 
bien, gén.-dat. de pmp^ force; quipqjiu, maintenant, 
accus, de fii/i«^^, présent; Y# dmuhk, eti partie, abl. de 
dùiiâh, partie; iuJIrhLl»J^^ tout-àfait, instrumental de 

tuJlFbiujb^ tout, 

4" Au moyen de syllabes formatives adverbiales parti- 
culières : ptup^ "^t "U^, buib^ etc., qui sont en partie 
les mêmes que les syllabes formatives adjectives; ex.: 
^h^mmptup^ avec plaisir, de ^tr^m ; utulnuuni^^ brièvement, 
de uuiiput-; ^nJr^buijb^ ^aJrglnub^ secrètement, de in-tt, 

atun doit être rapproché de ^bnlrt^ porter; le «- de n«-*P, 

de l'instrumental jl, p.; ^, ainsi que le *b de uub^ hulb^ sont 
d'origine pronominale. 



INDÉCLINABLES 9I 



2. PRÉPOSITIONS. 



Les prépositions se divisent en trois classes: i° 
les prépositions inséparables; 2° les préfixes, et 3° 
les prépositions proprement dites. 

1. Les prépositions inséparables n'expriment plus 
qu'une notion avec les noms ou les verbes auxquels 
elles sont juxtaposées. Beaucoup d'entre elles sont 
employées aussi comme prépositions au sens propre 
(3* classe). 

En voici la liste ('): 

vub privatif (lat. /'«-), devant les labiales u»d\ rare- 
ment iiiYr, employé surtout au commencement des 
composés possessifs et déterminatifs ; ex.: lu^iui/i, non 
mariée, sans mari', wb^uup^ orphelin, sans père; utJl, 
puipjt^f injuste', uibtf.f^m^ ignorant, 

luiq et uiuiui^ lat. abf grec àno; muitu^np&^ inoccupé; 
iiiii^fiff/iiyc/, impatient', mif^irL^ , stupide. 

uiputy au dehors y lat. extra*, m^mmum^dlub^ banniy 
cJuxssé du territoire {uwu^Jùîb^ frontière^ limites)', mpmui^ 

F^/^^L? ^^P^^'l^^ (^^ dehors). 

f^vuî^y ensemble^ lat. cum-, ^uniuikuijb^ unanime (iuu/by 
voix, son); piut^q.plri_^^ composer, mettre ensemble» 

pu^, deliors , loin', j^iu^m^mJiMnLp-\tùi ^ désaccord, 
dissonance', ^im^uf^uf^r^^^, s^ éloigner, s^en retourner, 

'/V> ^'^ haut, sur y aussi très, beaucoup*, /^Apifif^m^, 
très-renommé', ^hiHUÊ^piri_^^ élever, 

'l^^l'i ^ ^^ //<i^<f de (lat. pro, vice^ loco) ; i^h^mltnLlty 
pronom', puis àvr/', contre, i^trptu^fiutnnuy Antichrist: 

lïïbp-y SOUS', trbp-uiinLJibbwuj^ sublunaire, qui est sous 
la lune', MfPimniif^^ souscrire, signer. 

(i) F. Windischmann, /. c, p. 39, sv.; Cirbied, Grammaire de la langue 
arménienne, p. 124, sv. 



92 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

^Ay devant les labiales pj^ dans y m, év; ^mmUfiy 
u qui est dans la maison, domestique; ^fiq^'i_% 
plonger» 

£uut^ selon, conformément à', pumuîbXLff^^ prendre 
sur soiy endosser [uIuXl^ personne); pumJiuuiib-uy, selon 
la part, en partie. 

^111^, contre^ contra^ àvr/'; ^uifiiuii.gtuL.pitût^ opposition; 
^lu/^tuifiupmj adversaire; ^tuij^iUf^pXji^y se tourner contre, 
iopposer, 

^uêJ^ avec, cuni, criv; ^uiJitij^iuJ^ qui a la même 
volonté, qui est d'accord; ^uiJiu^inu^, vivre ensemble; 
^mdlhitiùi^ du même nom, homofiyme, 

"^^^Mj^ sanscr. «prâ», avant, en avant; ^piuinuj/f£_, 
commander, 

iftufi, sur; tltu/iuiéXji^ cavalier, celui (jiii est sur le 
cheval (m^^); tHu^tui^pir^, inscrire (écrire sur). 

jilriii, derrière, après; jbin^pm.p-l9Lb, postscriptum; 
jtrmui^iuph-^, repousser, 

%tulu, avant; *liUi^m7SlmnML.p-jiùi^ prédiction; *huihiut^ 

Up, dans, dedans; UpJuipSùnLb^ incarnation; %lrp^ 
S-ui&i^b't, enterrer, 

^S^j^jJ^wf , sanscrit «nis»^ /lors, dehors; *i*iiilr^, %J^q.lr^, 
banni, 

"*1>j«.saïiscr. «ni», en bas; *hum[i^, s* asseoir, s^ établir^ du 
sanscrit «sad», sedere, 

2UÊp^ avec, ensemble; i^p^^ipiri^j mettre ensemble, 
composer, 

ujbàm, sanscrit «prati», contre; upuml^hp^ image, prp- 
prementN( contre- façon» . 

upup^ sanscr. «pari», gr. itBpi, autour; uitupuit^mhi^, 
regarder autour de soi. 



INDÉCLINABLES 93 

ilfwp^ sur, dans, puis de nouveau, comme le re latin 
dans revertere\ ^^vn^nd^j^Lii^ suscription] ilhpm^b-pltj^, 
5^ élever \ il&pui^n^i^^ rappeler. 

mptuiT^ comme dia dans diamètre; mittuJiu^i^^ 
diamètre, 

f^utt^^ avec, <rvv; i^w^'ùnùi^ synonyme, 

i^njuj au delà, à la place de, lat. trans et vice, proy 
loco; Êpnftiiu^lrpuih-i^^^ transformer, changer; i^nfutuphplr^^^ 
transporter; ^n^iu^^iMi, vice-roi; i^n^vup^utjmA^^^ vice- 
reine. 

En recherchant Vorigine de ces prépositions, nous trouvons 
qu'elles correspondent en partie aux prépositions du sanscrit. 
On peut même dire que toutes les prépositions empruntées 
comme telles par Tarménien au sanscrit ont pris la forme et la 
signification de particules inséparables. Les autres prépositions 
dites inséparables sont des noms primitifs, dont les uns sont 
encore employés, bien que rarement, comme tels, et les autres 
réduits à Tétat de particules inséparables. 

2. Les préfixes servent à former certains cas ou 
à en préciser davantage la signification. Ce sont ^ 
et '^ (j avant une voyelle). 

3. Les prépositions proprement dites sont des ad- 
verbes qui s'ajoutent aux cas des noms et des pronoms 
pour en préciser le sens, ou pour exprimer plus 
clairement qu'il ne pourrait Têtre par le cas seul le 
rapport entre la notion du verbe et celle du régime. 
Il ressort de cette conception des prépositions au 
sens propre, qu'elles ne régissent point le cas et ne 
sont point régies par lui, mais que cas et prépor 
sition tout ensemble expriment quant au sens une 
notion unique. Cela revient à dire qu'une seule et 
même préposition peut être construite avec des cas 
différents. 



94 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

A Texception de *[i (j devant une voyelle), dans, 
sur, et de ^, à, vers^ ces prépositions sont des noms 
primitifs devenus adverbes, les uns encore en usage 
comme substantifs, les autres n'étant plus que d'un 
emploi adverbial comme prépositions. 

Les premiers, qui n*ont pas encore perdu leur 
valeur de substantif, se construisent avec le génitif 
lorsqu'ils sont employés comme prépositions, à moins 
toutefois que la notion inhérente à la préposition ne 
trouve son expression plus constante et plus précise 
dans un autre cas; p. ex. ^iubq.lrnJi, proprement vête- 
mmt, comme préposition avec, se construit avec 
rinstrumental qui rend mieux Tidée à exprimer. Les 
formes prises par les noms en devenant prépositions 
sont très-diverses et fixées par Tusage. 

Voici quelques-uns des noms employés comme 
prépositions: 

ilutub, à cause de, concernant, dinfuuMÙ^ iftnfumhtuli^ 
à la place de, pour; ^hp^y^ sous, au dessous de\ ^ji 

4ÈfC^ *b 'H'^CUt 7' 41' ['Vf ^^^^» ^^ dessus de; *[§ i/t^, 
*t 'iipt ^l^^y ^^ milieu de-, q^tm^ ^[t^ apres^ à la 
suite de; 'ji XhoLb^ par^ au moyen de; tui^uifuiL^ jiuqut^u^ 
à cause de; wa-tuf^^ devant, en présence de^ etc. 

Les noms qui comme tels ont disparu de l'usage 
et ne se trouvent plus employés que comme prépo- 
sitions, sont en petit nombre. Plus fréquemment que 
ceux dont no'us venons de parler ils se construisent 
avec différents cas, et par conséquent leur signification 
ne peut être déterminée a priori d'une manière exacte. 
C'est la pratique de la langue qui seule pourra ren- 
seigner sur leur valeur exacte et les cas avec lesquels 
ils sont ordinairement construits. 



INDÉCLINABLES 95 

Voici les plus usités: 

uirt., avec le génitif-datif, pour y auprès^ jusqtià\ 
avec l'accusatif, virs\ avec Tablatif, </<, loin de\ avec 
l'instrumental employé dans le sens locatif et temporel, 
mil. sert à répondre à la question ubiy quatido. 

pUq^^ avec tous les cas, à cause de, dans, avec, 
contrcy par y verSy sous, etc. 

pumy avec gén., dat., accus., sur, après, selon, 

dt^lp.^ avec gén., dat, accus., jusqtià. 



3. CONJONCTIONS. 

Les conjonctions servent à relier ensemble deux 
ou plusieurs mots, deux ou plusieurs propositions 
ou phrases, en exprimant le rapport qui les unit. 
Les conjonctions arméniennes sont les unes primitives, 
les autres dérivées, d'autres encore formées par com- 
position. Voici les plus usitées: 

/l, ct\ L — Al, et — ci*, »i^ill"iijt' — «(/L^> ''^^ seulement 
— mais encore; l^mj^ ou; l^uiiP^t^mJ^ soit — soit; uni. 
puygy mais; utu^uijb^ cependant; /T-^, que, ôt/, souvent 
pléonastique, sert aussi à reprendre et à remplacer une 
conjonction précédente; ^, car; kpuÊ%lf /^f, [i^t /^t, / 
/i^/ii., n^, ©2^, ///// à Dieu que, utinam; ^ui^^, ['Jr"" 
êIuêuL^j parce que; nLuml», pour quoi, pour laquelle 
cause; IrP-ty si; J^uyb /^^, pourvu que; ^, ^n^, ^fif^ «*^ ''^ A 
que; qb^, t"^3^y ^ /«^r que^ ne; ^p^, fUT^y comme; 
p-tu^im^ quoique; lunju^wb^ ^i^tL, avant que; ^m, 
après que; gnp^u!b^ ^i^i^n., tant que; J^iL^ aussi 
longtemps que; ^, ib^pti po^i'Ç^oi, etc. 



g6 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

4. INTERJECTION. 

Les interjections sont des cris naturels qui expri- 
ment Tadmiration^ la plainte^ la joie^ le désir^ le 
mépris, rhorreur, la menace, l'encouragement. Voici 
les plus usitées: 

Exprimant le désir: m/^, o^; — l'admiration: n, 
"'Lj £""^^> 'l^ZJ — ^^ plainte : n n , «^ n^, «^ i?^, 

«* '> 'I^t *" '"f uiAunUy utq^m^ iULtur/y bqnt.L * — — la 

joie: ^'^, «S „S; — le mépris: ^^S, «S, jf^, 
^£5c.» *^'> t'î — '* menace et l'horreur: u»j\ ntl_^^ 
l'Z^f '"jff "frî — l'encouragement: tûqt, ^uiu^iu^ 
o^, ^ju, etc. 



MORPHOLOGIE 

B. FORMATION DES MOTS 

I. FORMATION DES NOMS. 

Abstraction faite des nombreux mots arméniens 
qui ne se distinguent en rien de la racine, ou ne 
s'en distinguent que par des voyelles auxiliaires 
euphoniques, p. ex. les interjections, les adverbes 
priniitifs, les noms de nombre, les pronoms, les 
prépositions et les conjonctions, beaucoup d'adjectifs 
et de substantifs, — la formation des noms a lieu, 
en arménien, de deux manières: 1° par suffixes y ou 
2** par composition» 

I. FORMATION DES NOMS PAR SUFFIXES. 

La formation des noms par suffixes s'opère d'une 
double manière: elle t,%\. primaire lorsque -l'addition 
de suffixes (suffixes primaires) à la racine produit 



FORMATION DES NOMS 97 

des thèmes nominaux; secondaire ^ lorsque Faddition 
de suffixes {suffixes secondaires) aux thèmes nominaux 
produit de nouveaux vocables. 

Les suffixes primaires et secondaires se confon-. 
. dent souvent, et il est impossible de les distinguer 
rigoureusement les uns des autres. 

Comme suffixes primaires nous pouvons citer: 
les racines pronominales a, ta, ya, ka, na, etc., aux- 
quelles il faut joindre m, ^, 4, ^, ^, «Wi, ^^, ^^jp'^ 
"-^fpt^ él<$ments d'origine pronominale que nous avons 
déjà étudiés occasionnellement comme servant à la 
formation des pronoms; ly., m^, ^, ^, iffi, de la même 
origine, comme servant à la formation des adverbes; 
^, nq_^ ori_^ n^, [t^ A^"*^, comme éléments de formation 
de rinfinitif et des participes; ^, comme élément de 
formation de Taoriste I, du futur et du conjonctif. 

Quant aux suffixes secondaires, nous avons' déjà 
parlé du suffixe du comparatif, de ceux qui servent 
à former avec la racine numérale les différents noms 
de nombre, et de quelques suffixes adverbiaux. 

Les autres suffixes primaires et secondaires peu- 
vent être répartis dans les classes suivantes: 

i**. Suffixes qui servent à marquer la provenance 
et la descendance, l'appartenance, la qualité de 
memljres de sectes, d'écoles, de partis, etc.: /mi^, IntHi^ 

/', ^/'» «"4. 'z/'j "«^4» -^« "u^^i t-^y «'^'-p» 4"*» "''^* 

Ex.: ^^lufiirP^hruy ^ le Japhéiite\ ^ujl^buMb^ V Arménien; 
^lurm-h^utali ^ le Chaldeen\ ouM^tmjpjul^mb ^ le citculin; 
dtùh^t^hg^^ le manichéen; jnùitutiwb^ g^^^y tuu[iuilj^wb^ 
asiatique, etc. 

Le suffixe ^ft se rencontre le plus souvent précédé 
de la voyelle de liaison m, sous la forme w^^. Les 

7 • 



çS GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

formations en gjt font au génitif ^L.nj et suivent la 
déclinaison-voyelle en n. 

D'autres suffixes appartenant à la même classe 
s'ajoutent aux noms propres pour en former de 
nouveaux; ainsi ^&%^ ^t\ /j^irb^ ^/J^, tP^^ [i^y t^i 

niJrÊ etc. 

2. Suffixes' servant à former les noms d'endroits 
où certaines personnes se réunissent ou vivent réunies, 
de localités où certaines choses se passent: umtub^ 

na^ uibng^ ahngy iMtb^ '"'A» pitt^f Uâb^ hiub^ lub^ butiiy 
hy ni-Utf nLpi^'^ ex.: ^^unuÊumuiby Arménie', ^hLÊubii.tubng^ 

hôpital) \t^Lj»ub^ auberge; iluêpi^tRiji ^ jardin planté de 
rosiers \ ^uytub^ l^uybuib^ séjour; op-uibng^ op-hiu/^^ 
op-ln-tulij oPirtljub^ oP-iuptub^ logis, etc. 

3. Suffixes qui, ajoutés aux noms de fruits ou de 
fleurs, donnent les noms correspondants d'arbres ou 
de plantes : Irb^ et ji ; ex. tljup^^ rose, ^pt^lrb^^ rosier; 
&lipmb^ abricot, &ltpuîblrbji ^ abricotier; l^mufii^ gland, 
iuii^ltf cÂene, etc. 

4. Suffixes pour former des noms (substantifs et 
adjectifs) qualificatifs : 

a. D'une valeur générale et n'exprimant point une 
notion déterminée: uy^ h-ty^ jtb^ "ut*^» '"kt tit "^k* 

^ufb^ iub^ q-uif>^, ^tty /», IJt "S "*"> "'"A» "*-'"> *-*"^» 
fr^, ^ibi ^/'> "^tf ^"^h ^t* "^ti "^f ^* "'^9 
w^nj, mirni-, nuui&y nuui&nj^ "'-pti ^"'f> '"'-"Pyi/ Ctc; 

ex. : »uumnL.ui&^ Dieu, u»umnL.m&%uj^^ divin ; ZjHiky Halk, 
^uyl^buib, Haikanien, Arménien; wp^uy, f^oi, uin^nÙMJt^ 
royal; hdtuum^ intelligence, j»dtuumnùi^ ftdtuuwUmutn^ 



(x) iULnn correspond au persan n\^ de ^<^J9*. 



FORMATION DES NOMS 99 

intelligent^ sage-, ifitun.^ gloire, ^mnjunjtft^ glorieux', S^mlk^^ 
rivage (de la mer), &nilhr^pli^ riverain, etc. 

b. Sufïïxes donnant les adjectifs des noms de matière: 
Ifiii'b et ^1; ex: tRupilIfii^ corps, daîp\9tlrt^t^ corporel-, 

milili^ or, militnipi^ (Vor) ifmikt ^^^y tRu^htit'l'i de 

cuir] uift&iuP^^ argent, w^t^uiP^ji^ d^argent, 

c. Les suffixes zCuA, «Afrm, é-nm^ ^m forment des 
adjectifs exprimant une passion pour quelque chose; 
ex.: iJ^A, la femme, l^buÊl^tubj qui aime les femmes', 
uijuuiy vice, luIuiniutZ-tin ^ vicieux ; ^njtLjt^^ disputer, 

itnjnL-tUfhnm^ dtSputeur', unuiLîùhhi^ baiser, uimtijjnm^ çui 

aime les baisers, 

d. Les suffixes m^^ et 2b donnent des adjectifs 
qui expriment la forme et la figure; ex.: ^dtunÊj.^ 
en forme de pierre, i^Ji>*MÈ2ht allongé, de ^d\ pierre, et 
^iyîr#, long. 

e. Les suffixes truij^ butb^ k^^y "ifi* "(fiti 1^9 

"UP'i /'» ty iji ypiy "pjif nftjib^ "p^'^i npfilruij Servent 
à former des adjectifs exprimant une idée de temps; 
ex.: tlji^pbrtuj^ de midi, qui a lieu à midi; f/^^/»"/^^,. 
nocturne', ^ltbq.tuilbiub^ de cinq ans', ^Qb^oftlnuj , de 
quatre Jours-, kplr^nj^ ^p^i"Up'ty ^^ ^^^^^ ^^^' 

f Suffixes donnant des diminutifs: wij, njt^^ mJi^ 
/fij, jili^ /riMiJ; ex.: Ïtiul, navire, ^im-uii^, nacelle', wjp^ 
homme, tujftnLlj^^ petit homme', ii.iuiCb^ agneau^ q.usnit^^. 
agnelet, etc. 

g. Les suffixes miir, ni.^, Êi.ui(t^ é-tm sont privatifs; 
ex.; ^iif//>y tête, &îujpuam^ sans tête', u^p^ homme (vix), 
uMjftntj^^ non viril', fnjUy lumière, ^nLuwqiupy privé de 
lumière^ aveuglé', /u/»/^, esprit^ julr^tuJ-tmf sans esprit. 

7* 



lOO GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

• 

5. Suffixes pour former des noms d^ action abstraits. 
Les plus usités sont: P/u.^ (toujours avec la voyelle 
de liaison ««., ainsi nt-P-Jiùf), qui devient m en s'ajou- 
tant aux racines dont la dernière lettre est u, et se 
change en ^ après les racines qui se terminent par 
% et ^, mais en gardant toujours hl, ayant «, ^, p^ 
comme voyelle de liaison ; mu, Sù^ m&^ nnuS^ nL.m&nj^ 
w\ nùi^ njP^^ oP^, «if «4, «/^, nLtf^ o^, ^, //.^, etc.; ex.: 

a.tuqJhL.p-jii%^ multitude^ ^uiinLum^ arrivée, ff-nnni/nLnn.^ 

réunion^ assemblée; ^ml&um^ louange) fitRuum^ intelligence-, 
h-pi^jn-îRÊ^ serment; ^^hlO^^ plainte; hpLyP-^ appari- 
tion^ etc. 

6. Suffixes pour former des twms d^ action concrets: 

l'Ly n'^L* "'4» ^'"iy hky ""^k* 4"*^» 4"*> k^U^ •"^'» ^'*lh 
ui&^ lrpjiJ\ npi£.^ uiLnp^ V»MiiJ; ex.: «/*^/"«/'^, haptiseur; 

"""-fo-j ^^^^^^^> *t"P^l'Li l^l^l^^^'y ""«-"'•^'^» envoyeur; 
lrpq.»u[i^ chanteur; ^^uiïr, souverain; tluipnptg.^ travailleur; 
•llrqmLnp^ pécheur; juoubut^^ médiateiéry etc. 

7. Suffixes qui donnent des noms d'action d'in- 
strument: ny, /i^, o/ii/^, ^ /i^, /'^, 4/', 4/'.^, «^, «i"/««4» 

iiL^^ii^; ex.: ^/i/i^, '/rf'^. ///////^ (i\ écrire); f^ii/rJ^/f, 
^npir^i^^ outil; %nL.uMqjupiub^ Uvrc de chant; tutumpnLiu/tj 
voilcy masque; etc. 

8. Le suffixe le plus employé pour former d'un 
nom de chose un nom concret, comme jardinier^ 
portier y est upuli\ ex.: upupmiii^^ jardin^ upupw[ui»piùu^ 
jardinier; qjntJLb^ porte, tijCbiuapuli^ portier; uyqL vi- 
gnoble, uMji^bupub^ vigneron; dtupq^, frontière ^ marche, 
JiupqupÊib^ gardien des frontièresy marquis^ etc. 



FORMATION DES NOMS TOI 

2. FORMATION DES NOMS PAR COMPOSITION. 

On retrouve en arménien les six classes de mots 
composés du sanscrit. (') 



a) Composés copulatifs. 

Les composés de cette classe présentent deux 
substantifs, en coordination Tun avec Tautre et réunis 
par II ou ni.\ ex.: tumnL.k\i^ homme et cheval, cavalier \ 
lTiLdhi.m^ sortie et entrée y dépense et recette-, h-tLif^ 
montée et descente. 

Les superlatifs formés par redoublement du positif 
sont des composés du même genre: Jb-&tuJb-&^ très- 
grand; 4iy'li^'L} t^ès'vite. 



b) Composés possessifs. 

Cette classe comprend des adjectifs ou des appel- 
latifs désignant celui auquel appartient ce qui: est 
exprimé par les différents termes du composé. Il faut 
toujours sous-entendre l'idée d'appartenance. 

Le second terme du composé est toujours un 
substantif ou un adjectif pris substantivement; toutes 
les parties du discours, excepté le verbe, la conjonction 
et l'interjection, peuvent former le premier terme. 
Ex.: i/ui^^uii^^^iu, ayant Jorme d^ homme; ^pq^uiii.ijb^ 
ayant coulmr de rose; ^wl^yy", ayant ferme espérance; 
^uiuatiu^iuanL^^ ayant le bras solide; h^l^mj^^ ayant deux 
maris; U^limtf^imul^^ regardant par deux ouvertures. 



(i) cf. Bopp, Gram^ comp,» t. IV, p. 344, sv. 



102 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

uynjuiL^ ayant une autre forme \ wjlt^i^^ ayant cette 
mesure \ *hnJbXu»Jb^ ayant la même voix, 

tubiu^^ sans peur\ utb^uijp, sans père, orphelin \ 
uiuiui^pir^ ft ayant pas de travail^ inoccupé) mupué-njé-^ 
n* ayant pas de patience^ impatient. 

Aux composés possessifs dont le premier terme 
est un nom de nombre, il faut joindre tous les ad- 
jectifs de temps dont le premier terme est uii nom 
de nombre et le second un adjectif formé de wd^ 
année, ou de o^, Jour: iuJInuj^ tuJhrutb^ ^C^"Uf ^*^- 
Ex.: ^[l'bq.tuJIruy^ de cinq ans] ^pb^ophuif^ de quatre 
jours, etc. 



c) Composés dêterminatifs. 

Dans les composés de cette classe, le terme final 
est un substantif ou un adjectif qui est déterminé ou 
décrit par le premier terme; celui-ci peut être un 
substantif, un adjectif, un nom de nombre, un pronom 
ou une particule inséparable. Ex.: lpM^u»mu»fR»^ dent 
de lait-, ^ItuuMtnup^^ demi-homme^ semivir; ^ppnpq.utuitrui^ 
tétrarque; mtuubuiu^tuty décemvir; Jkpiuqhlnuj^ de notre 
nation; iubq.tiny ignorant. 



d) Composés de dépendance. 

Cette classe forme des composés dont le premier 
membre dépend du second ou est régi par lui, de 
sorte que le premier exprime toujours une relation 
de cas oblique. Ex.: Jtupq.unnu^^ homicide; tu^mtup^ 
u'ilP'nL.p-liLb^ construction d^une tour. 



FORMATION DES VERBES IO3 

e) Composés collectifs. 

Le second membre de ces composés est un sub- 
stantif et le premier un nom de nombre qui le déter- 
mine, comme en latin biennium^ trinociiutn^ etc. Ex.: 
hpliiud^^ deux ans, biennium; ^uin.lrtud\ quatre ans y 
quadriennium, etc. 

/) Composés adverbiaux. 

Le premier terme est une particule, le second un 
substantif; tous deux ensemble forment un adverbe. 
Ex.: *^i £!iii^, dehors y loin \ ^^[i^ après; ^pq.[tu^ main- 
tetiant etc. 



IL FORMATION DES VERBES 

La formation des verbes a lieu, comme celle des 
substantifs, par dérivation et par composition, 

I. VERBES DÉRIVÉS. 

En arménien il n'y a lieu de considérer comme 
verbes dérivés, quant à la forme et à la signification, 
que les verbes dénominatifs. Ceux-ci se forment des 
noms (substantifs et adjectifs) par addition de la dési- 
nence infinitive précédée, soit des voyelles caractéristi- 
ques de conjugaison w, h y ^, (jamais ht), soit de la 
syllabe mhm^ affaiblie en Ubui^ qui sert tout palrti- 
culièrement à former les dénominatifs. Il faut bien 
remarquer cependant que tous les verbes élargis au 
présent en luViiii, /Am, ne sont pas dénominatifs. 



104 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

Dans beaucoup de verbes de cette forme, ^m, *hb sont le 
fta de la IX« conjugaison sanscrite, tout à fait comme le Vint, 
d'une partie djcs verbes de la III« conjugaison arménienne 
correspond au nu de la V« conjugaison sanscrite. 

Ex.: irtuqp^ le rirCy &mqpbi^^ rire; S^pà^ proche^ 

JtrnXIrbuiiy S approcher; junnjum^ hautain, funnluanu^^ 

être hautain; ^m%ùl>\%, appartenant à la famille , ^imm^ 
%u!bmi__, devenir membre de la famille ; S^un^^ pointe, 
^iuahi^ devenir aigu, apparaître, ressortir, etc. 

Les thèmes-présent élargis en ^, Ib^ ne peuvent 
être que par la forme, non par la signification, regardés 
comme des verbes dérivés, savoir comme des verbes 
désidératifs répondant aux verbes grecs en /(7/cco; en 
comparant ^«u^^/^, f^^^^t ^vec fiuluntMm^ fuite; 

^^L'^L^'ll'Ly ^^^''^^''^» ^vec ifiifilni^, ^'/»4/"-'^, crainte, on 
verra qu'il ne s'agit point de verbes désidératifs. 



2. VERBES COMPOSÉS. 

L'arménien nous présente des verbes composés 
de trois manières différentes. 

1. Un grand nombre de verbes s'adjoignent comme 
préfixes des prépositions inséparables, et les deux 
mots réunis -n'expriment plus qu'une seule notion. 
Nous avons donné beaucoup d'exemples de cette 
formation au chapitre des prépositions (p. 91 sv.). 

2. Les verbes intransitifs deviennent transitifs, 
et les verbes transitifs deviennent causatifs par com- 
position avec gnLgmbln_^ montrer, déclarer, représenter, 

La composition a lieu selon le mode suivant: 
gnLgiulih-^ s'ajoute tantôt à la forme nue de l'aoriste I 
et le premier ^ se confond avec le ^ de l'aoriste. 



FORMATION DES VERBES I05 

tantôt à Taor. II, c. à d. à la racine pure du verbe, 
et alors le premier g^ de ^«rL^ui^A^ tombe. Ex.: iwfl 
ptubtu^^ être fort y se fortifier^ aor. I utdpuig^ mJpw^ 
ifntijtubffi_^ rendre fort y fortifier \ [ulri^y entendre^ aor. I 
^i/j^, fulr^nt^Êu!ilr£^^ faire entendre^ P'»ufil»i_y se cculier^ 
aor. II /?-iii^, PuÈq^nLgiubirf^^ cacher. 

Si la dernière lettre radicale de Taor. II est un 
^, le deuxième ^ de gnL.ifuiblTi__ se change en ^; ex. 
bouillir ^^ sortir, aor. II A^, h^i.^ubhi__^ faire sortir. 

/infîh*lii_y Jftriry aor. II iji^i, composé avec jjuLtfuîtÊ/r^^ 

donne la forme l^nginLuui'b/r^^ perdre^ ruifiery détruire) 

et iltnitîlilri_^ entrer, aor. II Jm^ donne Jht.Stublrf_y faire 

entrer y introduire. 

gnLi^utbbf^ et ses composés forment à Taor. II: 

^"«^A, ^"SSf^/'» a"J3 ^*^> ^IT'-lby f^U^'-qb^y linpniMJty 

finpnLulip^ iluL^liy tl$ii.Sl»ft^ etc. A rimpératif de Paor. 
II, le ^, ainsi que ses représentants #^ et «i, tombe 
avec le i_ qui précède; ex.: ^n, mJjttu^n^ i"C"'t «/"«-^^ 
fait à rimpératif JnL^y et b^nLt^^ h^L^ui 

Le futur II se forme régulièrement, ifnL^[tify irn/I 
[iiuiftiL^ft^ ^ etc.; avec l'adjonction des désinences 
personnelles, la voyelle auxiliaire jt tombe et le * 
premier des deux ^ se change en o. 

3. Il arrive souvent que deux verbes, réunis par 
la conjonction /l, n'expriment plus qu'une seule notion 
et forment ainsi des verbes composés par coordination, 
à la manière des noms composés copulatifs; ex.: 
b-pP-lt/rf^/rg^^ aller et vetiir. 



r 



TROISIEME PARTIE 



SYNTAXE 



/. ORDRE DES MOTS 

Le substantif et Tattribut^ le sujet et le prédicat^ 
le verbe et le nom qu'il régit, aussi bien que Tadverbe 
qui raccompagne, n'occupent point nécessairement 
dans la phrase une place déterminée par rapport 
Tun à l'autre. 

Les prépositions sont placées ordinairement avant 
le nom, et les conjonctions au commencement de la 
proposition subordonnée. 

Les appositions et propositions relatives suivent, 
immédiatement ou non, le mot qu'elles doivent éclaircir 
ou préciser, mais peuvent également le précéder. 



// ACCORD 
I. ACCORD DE l'attribut AVEC SON SUBSTANTIF. 

L'attribut, placé avant ou après le substantif, 
s'accorde avec lui en cas et en nombre, ou en cas 
seulement (ce qui est rare); d'autres fois il ne prend 
aucune flexion et garde la forme du nominatif singu- 



SYNTAXE 107 

lier. Ex.: wumnt.w&ujbn^ ^"r^"'3y ^ grâces divines 
(gratiarum divinan|m); é-wJulbm^o^ umJ^wlJil^^ [user] 
ife temps infinis) S^S^ua. uiwft^Lo^, avec de grands 
présents) qirÊjInili^p^^ t'^"iC1h ^^^^^ ^^^^^ question (pulchrœ 
quaîstionis); qftp^ miLui^i^ /ivre premier 

Si deux ou plusieurs attributs sont placés tous 
avant ou tous après le substantif^ ou bien en partie 
avant et en partie après, il peut arriver i®) qu^ils 
s'accordent tous en genre et en nombre avec le 
substantif, 2**) qu'aucun ne s'accorde, ou bien, 3**) qu'un 
ou plusieurs s'accordent et non les autres. £x»: tua. 
Ir^t^iuflitubutnltL J^in^^ ^puiJp^ au pied d'une montagne 
à large base; *jt q-ui^mfi iSfinLAr ifin^niL^ dans une petite 
plaine) hÈn^tul^yhint.J^bmb ^n iIjuil. Il ^pp^^^y [l'étin- 
celle] de ta sagesse brillante et ardente) JtJh^ ^luif 
iuliinp€fiu^tu^ ^ [cher] à mes goûts véritables) u/^uyli^ 
iifVf^«fi.Vi, /ifo^iif^ /i. nL.Jtnt.ti^mtg ^ [une multitude] de 
géants immenses y furieux et robustes) iubXbtuq.h-Êmj L 

niufutiilrintîlt lunpt iinnnÊjuiuuAnj à. ^Uib^iunh-np^ [Va- 

larsace], ce héros d'aune belle prestance ^ habile tireur 
(farcy éloquent j judicieux (génitif absolu). 

Si l'attribut prend la flexion de manière qu'il ne 
puisse régner aucun doute sur le cas et le nombre du 
substantif, celui-ci reste parfois sans flexion aux cas 
obliques, surtout s'il s'agit d'un nom propre. 

Les numéraux doivent être considérés comme les 
attributs des substantifs qu'ils déterminent, et présen- 
tent les mêmes particularités. 

Il y a pourtant à signaler, pour les nombres 
cardinaux à partir de deitx, les deux exceptions sui- 
vantes qui se rencontrent assez souvent: 



I08 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

i* Après le nombre cardinal le nom de Tobjet 
dénombré se met volontiers à l|kiblatif pluriel (voir 
plus loin au paragraphe de l'ablatif)^ quand bien 
même il ne s'agit point d'une partie déterminée des 
objets en question^ mais de leur totalité; ex.: unpiu 
tp^ni.^ jiupiuàiiuqpni.p-t^u!liif^ d€ lui provUnnent deux 
colonnes, c. à d. les deux colonnes dont il est question. 

2^ Le nom de Fobjet dénombré se met au pluriel^ 
mais souvent aussi au singulier; ex. : jbm ^p-unûi 
Êtti^^ soixante ans après', muitnmntuq. ^wnjtt-n ^■«hiE"'/"?/» 
un présent de cent talents. 



2. ACCORD DE l'aPPOSITION AVEC LE SUBSTANTIF. 

Uappositîon, c. à d. le substantif qualificatif d'un 
autre substantif^ sans copule ni particule comparative^ 
s'accorde en cas avec le substantif qualifié; ex.: anuj 
\iiu^Jlrun nnrLLiu hf-ptUf H donne à Cadmus^ son fils . . . 

Si le substantif qualifié est à l'accusatif avec le 
signe déterminatif ^, l'apposition ne prend pas 
ordinairement le ^; ex.: ^uiqtu^ musj ^l^lf^pp'^ il 
lui donne la ville de Medsbin (Nisibe) ; ^mt.m^ HHVti" 

htp L. P'nnjtijbu mpu j^uifu II uinbnlituL.npu P'nLntf__ 

jiyé- 'bm.uiqntbu^ il rassemble ses fils et ses petit s fils, 
hommes vaillants et bons archers y mais m très-petit 
nombre, 

La préposition qui précède le substantif n'est point 
répétée avant l'apposition; ex.: p^m^qP- \\ mquspituij^tuj 

lettre de Valarsace^ roi d* Arménie, à Arsace le Grand, 
roi des Perses, 



SYNTAXE 109 



^apposition introduite par np t, c^^st à dire (quod 
est), s*accorde en cas avec le substantif; ex.: '^ qjtp&n^ 
Jirpn^ np t jt^opt'linL.p-bmh^^ [il nous délivrera] dé nos 
peines, à est à dire, des iniçuités. 



3. ACCORD DU PRÉDICAT AVEC LE SUJET. 

Si le prédicat est un verbe, il s'accorde en nombre 
avec le sujet. Le verbe se met au pluriel après un 
collectif au singulier, ainsi qu'après le pronom relatif 
np au singulier lorsqu'il se rapporte à un pluriel. 

Si le sujet est un pluriel et le prédicat un des verbes 

auxiliaires, A^, iP^tLy ^"I1"H'U t'"'"^tu ^^^^ ^^ ^^' 
jectif ou un participe aoriste au sens actif ou passif, 

le verbe auxiliaire s'accorde toujours en nombre avec 

le sujet, mais l'adjectif et le participe peuvent prendre 

ou ne pas prendre la marque du pluriel ; ex. : 7i tlmlt 

'^"Wlff yV we suis mis dans P esprit de savoir quels 
sont ceux qui ont régné sur le pays des Arméniens- 
Au lieu de ui[iphut^ on aurait pu tout aussi bien 
écrire wjip&iuijL, 



4. ACCORD DU PRONOM RELATIF AVEC LE NOM AUQUEL 

IL SE RAPPORTE. 

Le pronom relatif s'accorde en nombre avec le 
nom auquel il se rapporte; quant au cas, il est 
déterminé par la construction de la proposition que 
le pronom introduit. 

Toutefois les cas suivants se présentent assez 
fréquemment: 



IIO GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

t 

I®. Le pronom relatif se rapportant à un pluriel 
ne prend pas la marque du pluriel, surtout au nomi- 
natif et à Faccusatif. 

2**. Le nom auquel se rapporte le pronom relatif 
se trouve transporté dans la proposition relative, sans 
être remplacé dans la proposition principale par un 
démonstratif. 

3**. L'attraction, si fréquente en grec, se rencontre 
également en arménien. Elle consiste en ceci: le 
pronom démonstratif qui, d'après la construction de 
la phrase, devrait être à un cas oblique, est omis, 
et le pronom relatif, qui devrait être à l'accusatif, 
prend le cas du démonstratif; ex.: n^ llb^ J^U^S 
[uap^tp Wpi^l ^ui^^tp, Arsace ne cachait rien de ce 
quHl pensait', pour n^ ^i^ */# unifuih^^ npu .... 



///. EMPLOI DES CAS 
I. NOMINATIF. 

1. Le nominatif est le cas du sujet et du prédicat, 
lorsque celui-ci est un nom ou un participe. 

Le nom et^le participe formant le prédicat avec 
un verbe auxiliaire pu un verbe passif dont l'actif 
régit un double accusatif (ex. : être nommé, être choisi, 
être fait quelque chose, etc.), se mettent au nominatif, 
quand bien même le verbe auquel ils sont réunis se 
présente sous la forme d'un infinitif h, un autre cas; 
ex.: iun. ^Ji iplth-inj f^w^^, /(?«r devenir inventeurs 
(ut fiant in ven tores). 

2. Le nominatif se trouve souvent placé au com- 
mencement d'une phrase comme nominatif absolu. 



SYNTAXE III 

pendant que la construction demanderait un autre cas 
qui alors Nest parfois marqué par un pronom; ex.: 

uubtiifiubtu^ 'A ^'"^ "[""""'^l'iftf ceux qui . -. . comme 
notre blâme s^appliqturait bicti à de telles gens. 

3. Les propositions accessoires, qui en latin sont 
rattachées à la proposition principale par la con- 
struction de Tablatif absolu, et en grec par celle du 
génitif absolu, peuvent être mises en arménien au 
nominatif absolu; le verbe, qui est alors au participe, 
s^accorde en cas (nominatif), mais pas toujours en 
nombre; ex.: L i^bt^ uyu it^ n^ luupJtuu^fi hp^t^ 

Jjitujb jh^b^uÊ^ qunumJîut^jipu ^ que personne ne soit 
étonné si, bien quHl y ait des écrivains de beaucoup de 
nations^ nous ti avons cité que des historiens grecs; Il 

iUr^ *// Jilt^ iltyP^ que ces récits soient faux ou véridi- 
ques^ peu nous importe. 



2. ACCUSATIF. 

L'accusatif est le cas de Fobjet direct. Lorsqu'il 
est déterminé, il est ordinairement précédé du signe 
de l'accusatif i^ 

Le.^se met également devant les adjectifs et les 
génitifs qui déterminent un accusatif, s'ils le précèdent 
(parfois aussi s'ils le suivent); et cela, même lorsque 
l'accusatif comme nomen regens du génitif est omis 
et n'est pas remplacé par un pronom. Nous donnerons 
pluâ loin des exemples de cette construction en parlant 
du génitif. 



112 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

Lorsque plusieurs accusatifs sont coordonnés^ tous 
prennent le ^ ou seulement un d'entre eux. 

Des phrases entières^ qui sont objet direct d'un 
verbe, prennent aussi le ^ devant le premier mot; 
ex.: ^mnguîbjt qn^gt bu^ Oft lui demande: où es-tu? qnp 
ulijtq^ [fitbf^ uiumg^ quod initium fieri dixit. 

L'accusatif indéterminé, même lorsqu'il est accom- 
pagné de li^ et de njK, l'accusatif du prédicat dans 
les constructions avec double accusatif, les accusatifs 
qui joints au verbe n'expriment qu'une seule notion, 
ainsi que les accusatifs déterminés par une préposition, 
ne prennent pas le q_] ex.: érUgjt "[tq-l», ^ile enfantera 
un fils \ 2f^'t ^ ït'-'U ^^ ^^^^ ^^ village', Irgnjg qhiu 
^nil^L^ il fit de lui un berger \ ^un. uifùtbj^^ commencer 
(faire le commencement). 

Il peut cependant arriver que le « soit préfixé î\ 
l'accusatif indéterminé et omis à l'accusatif déterminé, 
parfois aussi qu'il soit omis devant l'accusatif et 
préfixé seulement aux mots qui servent à le déterminer. 

2. Le double accusatif est gouverné par les verbes 
«faire [de quelqu'un] quelque chose», «élire», «nommer» 
(donner un nom), etc.; ex.: A^o/fy qbm ^m/^i-, il fit 

de lui un berger, Ln^uahu qutibntJb 'bapiu ^\lrunt-u^ 

tu lui donneras le nom de Jésus \ O^pnLuîb qj^biF ^n^blb, 
ils donnent à Sem le nom de Zerouan, 

3. Les verbes de sentiment et d'expression veulent 
la proposition suivante, qui commence en français 
par quey à l'accusatif avec l'infinitif ou à l'accusatif 
avec le participe; ex.: npnLiP n^ qn^ ^^i^ifiubtu^ 
Luin^bJ] à quoi je pense que personne ne i opposera-, 
tuulrh qX^iLnbnu *'y^bppniip- ibui^^ Hs disent que Kronos 

est JVebroth*, mnjuffii hLpbiubg Juipi^ tbtut qt^Jibauinu 



SYNTAXE 113 

L q.mu§^ ^piy uiulrb^ iis dismt que H^hestos est leur 
premier /tomme et P inventeur du feu, 

4. L'accusatif sert à exprimer les notions de 
temps, d'espace et de durée; ex.; jin^m 1011111%, pendant 

dix 5<ires\y) "yti^unT lihnlrmËmdù hnl^wnhun II bphumhi 

ybiÊÎltli ^CP", Adam^ après avoir vécu deux cent trente 
ans, engendre Seth* Lorsqu'il s'agij d'indiquer l'âge, 
on peut ne pas employer de mot correspondant à 
notre expression 4f^' //<?; ex.: Ij^kjr mdù ^mp\iLji» h*huMb\» 
^^^ifttu^uiup-^ Semy âgé de cent ans, engendre Arphaxath, 

5. L'accusatif, comme cas topique, exprime la 
direction vers laquelle une action s'accomplit, mais 
seulement lorsqu'il est joint à une des prépositions 

ï» 3^ ^^^> ^> /L*""» J^t^ ""*•» ^^-^j contre, '{&^^» 
^^ 3 y JH^Ç^^y jusçu^à, etc.; ex.: jhm Yiiut.lf£rjj 
^\\ultunL.p-filfutj ^ft •!,"»/«, après la navigation de Xisu- 
t/trus vers P Arménie', luul; ^mt^ il lui dit*, uin.iu^t 
iiifL V^2f"4 '^P p-uiq.tui.np pmLijP-y il envoie une lettre 
à ftotre roi Arsace. 

L'accusatif est rarement employé avec la prépo- 
sition '^ à la question uâi, 

6. L'accusatif avec la préposition *^ est employé 
dans le sens de l'accusatif latin avec inter après un 
superlatif formel ou logique; ex: f^q^gli/i '^ ^uibiyu^ 
la plus belle entre les femmes; lunMtJ- ^^p ^ji quiqmbu^ 
le lion est le plus fort des animaux. 

7. Comme cas temporel l'accusatif avec la prépo- 
sition ^ft répond à la question «quand»; mais on ne 
trouve guère avec cette construction que des infinitifs 
employés substantivement et qui, d'après le sens 

(i) Le sarer=une période de 3600 ans. 

8 



114 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

général de la phrase^ rendent l'idée du présent ou 
du parfait; ex.: ^i ^iuJ-uibtf^*bnffus mlikiilrftu^ lûrsqiiils 
se partagèrent P univers*, ^ft ^iuuiniumlri_ m^mmblnûb 
i^tnvj Qp'ttu^iuuinnLP'liùi ht-n tuajuj^t • • • » lorsque 
le Titan Bel a affermi son empire^ il envoie .... 

8. L'accusatif de comparaison. 

Les comparatifs formels ainsi que les mots à 
signification comparative prennent l'objet comparé à 
l'accusatif avec ^; le français «que» (latin quam) 
est alors rendu par ^vuU. Les conjonctions com- 
paratives, comme /i£^^., demandent aussi l'objet com- 
paré à l'accusatif, mais sans j^mU. Ex.: $lt&iuq.nps 
^uîli qj^u^ plus grand que moi; jmn.ui^ ^mb q^q^^ 

avant nous y plus tôt que nous] n^ muitu^l^'b nqjt ma.uiLjrf_ 
^utb q/iitpiuf^nLp II iHuqJI^ ^iuIs q^niliqlrpi ^ Pâme 
fi est -elle pas plus que la nourriture et le corps plus 
que le vêtement? jnpd-tutT i"u^t^ J'^lsP'"* '^ ^j^tniu^ 
fuou^ lfi»l»^ l^ppà. q^bp-mUau^ lorsque VOUS prieZy ne 
soyez pas bavards comme les payens, 

3. GÉNITIF. 

1. Le génitif sert à déterminer le rapport de deux 
noms et des notions qu'ils expriment. 

2. Le nomen r^ens, s'il peut être suppléé d'après 
ce qui précède, est omis avant son génitif sans être 
remplacé par un pronom; ex.: j^^^ij npy wbXh L 

lUiuuitlrn nnuitu II ^ hut tfirn uiumntjuirntty Arsace 

dont Pâme et la figure sont comme celles-mêmes de nos 
dieux. 

Si le nomen regens est un accusatif et qu'il soit 
omis et sous-entendu, il sera remplacé par le ^ 



SYNTAXE 115 

caractéristique de l'accusatif placé avant le génitif; 

ex.: Wii U. nÊuanLiPiuna^ ^naïuatub n^ il^unb V^P 
njtLtubiua **{II"II '''V^"'ff P'iuaiULJinwia II q^^tiitha 

J^"U]^U ^^^^^^^P ^^ personnes ont pris soin de traduire 
non setiiemetit les archives des rois des autres peuples et 
celles des temples ^ etc.; 1\/'7'''f "/"I/ p^'h"" ^ uiUMmui^ 

^niMu 'A ^p ^uha qwtttrbunït P'tut^uitjnpwia^ Arsacc^ 

dont la fortune et la destinée sont au dessus de celles de 
tous les rois. 

Le mot n^ii^^ fils y peut ne pas être exprimé, 
surtout dans les listes généalogiques, lorsque le nom 
du père suit au génitif. 

3. Le génitif peut être placé tout aussi bien après 
qu'avant le nomen regens et même en être séparé par 
d'autres mots; ordinairement cependant il le précède 
et prend également le q_ caractéristique de l'accusatif, 
si le nomen rcgcns est à l'accusatif déterminé: la 
dépendance intime de l'accusatif et du génitif étant 
ainsi exprimée, le peut être omis devant l'accusatif. 

Si le nomen regens est accompagné d'un attribut, 
le génitif se place volontiers entre les deux ; dans ce 
cas, si le nometi regens est à l'accusatif déterminé, le 
^ se place avant le mot qui précède le génitif. 

les écrits des archives des rois des autres peuples; 

fai appris à connaître les mouvements de V esprit sur tes 

pensées \ Ç^^'^'-l/'^- fi'i***/^'"/ o^iubop-nLp-hi^ ^ ayant 
appris à connaître ton esprit] qiubi^L.£_ ^ni^unjb ^jt ^Jh^wj 

^n jiJtugniMiirÊia 2^tpJ-Jhilby &UMbbtui^ J ai appris à 

connaître les mouvements continuels de V esprit sur tes 

pensées, 

8* 



Il6 GRAMMAIRE ARMÉNfENNE 

4. Le génitif est: 

a) actif ou subjectif^ passif ou objectif, comme en 
latin et en grec; ex.: ^u^p npqj.y^ U père du fils-, 
u^uJtpir^nt.P'ItÛM jtJmumnLp-hiub^ aversion pour la 
sagesse; 

b) génitif d'auteur; ex.: unpm kp^at.^ jtupXuthm^ 
^pnLp-lrÊulig^ de lui provienfient les deux colonnes \ 

c) génitif explicatif; ex.: uhinùi npq^nj^ le nom de 
fils\ hplj^p \upu^bjj^^ le pays d Israël; 

d) génitif de pays, pour indiquer la situation d'un 
endroit; ex.: ^hj^tih^kd" ^^pf^iumniu^^, Béthlê- 
hem en Judée, 

e) génitif de qualité; ex.: juijatbt np pr^ tp *^ 

'bapunù ^pnLp-lfiub uptajib^ il révèle ce qui était 

dans son mauvais cœur^ propr.: «dans son coeur 

de méchanceté»; ^^ Jlrir é^&Jpnj, une grande 

fosse à soufre, 

5. Le génitif absolu en arménien correspond à 
l'ablatif absolu en latin et au génitif absolu en grec. 
Le sujet d'une proposition secondaire se met au génitif, 
le verbe au participe mais ordinairement sans prendre 
le génitif. Le sujet ainsi mis au génitif d'une pro- 
position secondaire, exprimée par le génitif absolu, 
peut également et en même temps être le sujet de 
la phrase principale, ce qui n'a pas lieu dans les 
constructions grecques et latines correspondantes. 

Ex.: unptu qutp^lrutt qpjpiubnLp-ItLb ht.p tUrèruiiutu II 
^utuintuinlnuiqp-iuqMtLnpaLP'hiM htp ùiutrh'iiÙL ahm/fi, . . 

celui-ci ayant organisé puissamment son pouvoir et affermi 
sa domination, la volonté [lui\ vint de savoir , . . .; 

Jlàik ne voulant pas obéir à Bel^ va . . .; lunLqhiU£_ 



• SYNTAXE 117 

un nui quiJtrbtuib ilmmlruibu i^muibiry celui-ciy ayant 

examiné tous Us livres^ trouve ... ; jhm npy n^ 

auilijt />%> wumniMiiruMjbnj ù. n^ juuÊtwaLp-Intm fl^f 
hithinj 'A wuipiuunt-uuMbu II juntjnLJinLP'ltiJ> wqq^ 

tliuftq/iuib ^uimlriuj^ ^fiili^ comme après ce fait [le meurtre 
d' Abel] il n^y a plus ni parole divine ni révélation^ le 
genre humain est livré au doute et au désespoir. 

6. Le génitif se construit avec des prépositions^ 
mais avec celles-là seules qui sont primitivement et 
à proprement parler des substantifs^ comme fuiniu^fi, 
ffiYiiif/ifii., i/iiiiiVi, pour y à cause de^ ^i Xbtùi^ par le moyen 
de, uiiLuiliif^ sans^ tlin[uiu*ltiu/iy pour^ à la place de^ etc. 
Parmi les prépositions de cette origine, celles-là surtout 
qui ont une signification de lieu pu de temps, comme 
iufLiu^f devant, aidant, jtrm^ jbmnj^ q^htn, vfP't^ ofrès, 
derrière, #/A^, ^hpuy^ *[, ^^, '[, 4trpuy, '/r tlhpnj, sur, 
Vf '[uiip) sous, wnuuu,pni^ hors de, ^ibno^nj^ dans, à 
/intérieur de, etc., se construisent avec le génitif, bien 
que les notions de temps et de lieu soient ordinaire- 
ment exprimées par Taccusatif et le datif; ce qui 
nous explique pourquoi lesdites prépositions se trouvent 
parfois construites avec le datif. 



4. DATIF. 

Le datif est employé dans des acceptions assez 
différentes, mais dérivant toutes des notions concrètes 
de lieu (avec • ou sans mouvement) et de temps. 

. I. Le datif de l'objet éloigné, avec les verbes 
transitifs, marque le terme médiat entre Tagent et 
l'objet immédiat; ex.: mutf_ ^m^^ k'y^d donner le 
tribut à César, 



Il8 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE * 

Ce datif est parfois employé avec un caractère 
subjectif, renfermant Tidée d'avantage, de désavan- 
tage, d'intérêt, etc.; ex.: iupJ-wbiuL.anlrt Jùint^ nSù 
unuaipunLiT {^fP^l'y ^^^^^ ^^ hotnme digne tCune telle 
faveur \ kp^ftpaituq.utlstp' ^'i^, i^^ baisaient la terre en 
son honneur^ c. à d. ils se prosternaient devant lui. 

2. Datif de l'objet av€c les verbes intransitifs; ex.: 

unanuiuibwÊ^ iMMjuuihunt-iP tîifbnL.p-huib i^Liuhtuq^hn^^ 

des archivistes occupés d'un tel travail'^ jjiubi^ui^ liUtu^ 
le (ou la) désirer; mftplri_ mfibqbpm^^ dominer Punivers. 

3. Le datif de finalité, déterminé ordinairement 
par la préposition mn. ^ft ; ex. : miuj f^yp ^nt-P-btub^ 
il donne sa sœur en mariage^ J^iiub lun. *[§ ffi*bfy 
futtul^^^ ils s'efforcent de devenir inventeurs \ mjirbuijli 

"p ^*yt *t kP' """' ^b S^'^'i^'lSJ ^'^'y çiiiconque 
regarde une fetnme pour la désirer, 

4. Le datif suit les adjectifs «semblable», «pareil», 
«digne», «affamé de», «altéré de», etc.; ex.: muf ^Ju 
*hnpm 'y^plti.t^lfhnu ^tub^mb uy/njfl'^ Abydénos dit de 
celui-ci la même chose que les autres,) ^nJbufltunLd* 2!'"V^b 
iupj-uibjt, digne de la même faveur; ^wq^jjbiu^ L 
SriupuÊt-h iuptuupni-P'huth^ affamé et altéré de justice, 

5. Le datif est employé comme cas locatif à la 
question «où»; ex.: Jlu^nu L p-iu^JikA ^iuulrut£_^ arrivé 
à la mort et au tombeau, 

6. Il est employé comme cas temporel à la question 
«quand»; ex.: ^^^/t/i, (^ nuit. 

7. Le datif employé comme cas locatif et temporel 
a ordinairement sa signification précisée par les pré- 
positions: '/^, dans, à, mu., £4/^, pUp-lrp^ lufL/Ap^lrp, 
chez, près de, ^hla^, altpX^ près de, etc., auxquelles est 
attachée la notion de repos quant au temps et au 



SYNTAXE 119 

lieu; ^i/J i^q.^J^ ^1^, contre, à Pencontre de^ li^tr^A., 
^'Ù- 3 y 'i^lP- ""^1 jusqueyjusqiiàj etc.^ qui marquent 
au contraire une direction. Ex. : '^ Sr^nuP m^tup^^ 
dans notre pays 'y ^jt djinLiP luutLfttf^ un jour; mn. Jk^j 
chez flous ] pb^i^id" j^wp/*^^^^, contre Babylone, 



5. ABLATIF. 

Uablatif exprime avant tout la notion de sépara- 
tion. Il est par conséquent employé: 

1 . Avec tous les mots ou expressions qui contien- 
nent ridée d'une séparation réelle ou logique, comme 
«délivrer de», «être séparé de», etc. La préposition 
num est parfois jointe à cet ablatif. 

2. Comme terminus a quo à la question unde^ 
pour désigner le point de départ local ou temporel. 
On ajoute parfois à cet ablatif la préposition ma,* 

Ex. ^XxtULJiP- ybiUL ^||nr^%nf^ ^i ^"^^ (l'-/'/"'c/> 

David engendra Salomon de la femme d* C/rie; '^ q.fttufu^ 
01^*0 II juiiitnnL.Snj uinmiuuai^Jwltlnui^ banni du paradis 
et de la présence de Dieu\ ipppnp^ ^ft ^li^j/t, ^ quatrième 
à partir de JVbé; ^ft u^pqpu/bt J^iL uin. dlrq^^ depuis 
le commencement jusqu*à nous; jx^ntluhjiuy J-iuJiubui^tf 
depuis le temps de Joseph, 

3. Avec les verbes dans lesquels il faut chercher 
ridée de séparation dans celle de causalité, en particulier 
avec les verbes passifs, pour désigner la cause agis- 
sante : ex. : juiLaibi^i.p-lfbfr ^tuulnuj^ arrivé par la 

tradition] pbmu^h^njl^ '^umnLé-in jnnnj.nab Y* a.iutlùn 
*!» ^tunwqntml^i l'i-nj^ uanulnufilt J^l^f^ptf ^^ pluS 

familier avec Dieu des fils d^Adam est tué par son 
propre frire. 



I20 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

4. Pour désigner la matière dont un objet est 
fabriqué; ex.: (Jm/5iiâr)«£-» nûbif^i ^utlu^pX '[i umLy 
aLqmai.^ Jean avait un habit fait de poil de chameau, 

5. Pour désigner un tout, un ensemble^ dont une 
partie est séparée; en latin de^ ex avec Tablatif, au 
lieu du génitif partitif; ex. : mbuhmi^ qpuainLilù *^ 
uw2JiL^lyi.nffb L ^Jt i^tupliuhffLiyfi^ Voyant beaucoup de 
Sadducéens et de Pharisiens; nbmiubbi^ylib j^pq-'-n^, 
le plus familier des fils. 

Cet ablatif est parfois employé sans le mot dési- 
gnant la partie^ à la manière de l'article partitif français; 
ex.: '^ zf^^^iof^ L '^ ifin£%, du vrai et du faux, 

6. En apparence comme ablatif de lieu à la 
question ubi\ mais cet ablatif doit être logiquement 
regardé comme un ablatif de séparation; ex.: % 
^lupwLJtj ^nqJmbt, du côté du sud\ jut^'^, à droite; 
*l> JiutluJi etjiu^lr^t, à gauche, — Les prépositions 
pht^ et uiiL, avec le sens de chez^ donnent à cet ab- 
latif la valeur d'un réel ablatif de lieu. 

7. Comme cas narratiji^) avec la préposition ^, 
dans le sens de Fablatîf latin avec la préposition 
dCy après les verbes dire^ parler^ raconter y etc.; ex.: 

papnj^ <^«|1 ulpibm^ TCiunJfugnL^^ desquels [peuples] 

nous parlerons en commençant (de quibus incipientes 

loquemur); dlambwb tjS^uhuaL^pbuu II qi^pi^nj^ Ibnpiu^ 

le livre sur Xisuthrus et ses fils; ^Jwht p*"^.^, P<^roles 
à son sujet; qnpJ^ lP"'L '""^^ ^^ ^^ ^^^ qtiilest; 
^nilrm^ q^lTqb^l^nL.p-b%ti ayant entendu parler de sa beauté, 

8. L'ablatif avec ^ se trouve encore, mais très- 
rarement, pris dans le sens du cas circumlatif dont 
nous parlerons plus loin à propos de l'instrumental; 

(i) cf. p. 23. 



SYNTAXE f 2 I 



ex. : lij^uiyïr amuip qunuiahuun tttré- hnç nai.nit ^uialimbbi^ 

tu as été trouvé seul [capable] de mettre la main à 
une aussi grande chose. 



6. INSTRUMENTAL. 

L'instrumental est le cas qui indique le moyen 
dont Fagent se sert, Tinstrument, et aussi le rap- 
prochement. Ces deux notions sont très- voisines Tune 
de l'autre. 

I. L'instrumental du moyen et de l'instrument 
exprime : 

<i) L'instrument avec lequel une action est accomplie, 
au sens large et au sens restreint; ex.: JHntmlr^^n^^Jtfaftiser 
d^eau\ wlsnLJuiih jnnfnnf&t^ appeler d un nom) tubnLMiJp. 
ilbr&tuiibi^^ honorer d^un nom*, ^^bqtrqun^ Ùîtu ^^^^^^^^ 
par l'inondation; n^ ^uiijUl. djinnti kf'33^ dùtftq. «y^ 

niJtrlitnjb mulilii. nn irimbf; 'A nbnmlin 1^ i/iniiL.é'ijf , 

r homme ne vivra pas seulement de pain^ mais de toute 
parole qui sort de la bouche, de Dieu, 

b) Le motif et la cause d'un état. Cet instiiimental 
peut être regardé avant tout comme un cas détermi- 
natif de l'idée contenue dans le verbe ou le mot qui 
l'accompagne; ex.: ^pnLp-biuiQi m^Êup^ ayant peu de 
forccy propr. faible en force; auq^uiL. il\uipP-L^ Farthe 
de nation \ dlùbnL^ mjtn^^ (tun âge peu avancé^ P^^P'* 
enfant par l'âge; tltupJ-bui^ jjfti^unjjUÈjnL^buidi^^ versé 
dans la philosophie. 

2. L'instrumental de rapprochement sert à désigner: 

a) Plusieurs personnes ou plusieurs choses qui se 

trouvent rapprochées d'une personne principale ou 

d'une chose principale; ex.: ^tuppiui» bpbunii nLumbpo^ 



122 GRAMMAIRB ARMÉNIENNE 

't ^^pt'^ pliut^t • • • i Tarâau, s^ étant séparé de son 
pire avec traite Jils, quinze filles et leurs maris ^ 

habite • • • > jn^'^S ^"^ ^TfW t*'P '"p^'^'^h py^uyht-^ 
^ifi, il renvoya à son frire avec des présents convenables. 
Pour exprimer encore plus clairement l'idée d'ac- 
compagnement^ on peut joindre à l'instrumental la 
préposition ^uAr^^i* ex.: C^'yk f^"U J^pkbP^ 

L npq.LM^ nftij^il^^ Hàik vient dans le pays (FArarad 
avec ses fils et ses filles et les fils de ses fils, 

b) Les circonstances qui accompagnent une action, 
la manière dont elle s'accomplit; ex.: Jlr&uii. 

ipfJmaL.P'iruiifa ^nuiifuijlr tutLiufj^ tunislrt IbJui qtj^hi.tub^ 

il ordonne avec grand plaisir de lui montrer les archives \ 

th'uitluuiniunnL.P'lnuJa^ vivre Cfl paix\ ul^uuuu tuiJrinpn. 
^mJiuphintjquipmmjflinmÊ hn[fnnnn.trtuêiijuuiuh£u^ estimant 

superflu (m. à m.: dans l'estimer superflu) de répéter 
les fables des payens^je commencerai ... La préposition 
lun. vient parfois s'adjoindre à l'instrumental lorsqu'il 
a cette signification; ex.: uat, tujun^jtL^ dans cette 
circonstance y ma. npmlj dans laquelle circonstance. — 
C'est ici encore qu'il faut mentionner quelques ad- 
verbes avec désinence instrumentale, comme uipt^iro^, 
uipi^^ peut-être, TJ^^fiL^ exactement, 

c) Les propriétés et qualités d'une chose; ex.: 
dlumbuib ^Ir^l^ W'Lj ^^ ^^^^ ^^^^ ^ lettres grec- 
ques] ^/'til/i'iu/ t*'*Z!!^t ^"-^"^ nlrmna lAn. iltf *hnpui 

mlsgmbbintl^ q.mq.uiptf arrivé à une petite plaine, à 
travers laquelle coulaient des rivières^ il ^arrête (q.kmn^ 
iuÊi^mb&^ni/^ indique une qualité, une propriété de 

^Ui^mpji ^uiuiubt jItqP irn^UÊ^ '%'U "PII '"it ^' 



SYNTAXE 123 

ZT'-P'fi i/uiïifFfJ^ir atjblrtnil^ Xbnùtu j^^buib^ il arriva 

au bord d'un lac dont les eaux sont salées et 
qui contient de petits poissons {nùtbintl_ indique une 
propriété de S^nÊ/ju/ffi et logiquement doit se coordonner 
avec la proposition relative qui, elle aussi, exprime 
une des propriétés du lac). 

d) Le lieu et le temps dans lesquels quelque 
chose arrive ou se trouve; mn. est dans ce cas or- 
dinairement joint à rinstrumental ; ex.: ma. £&pmd^pi 
»î""/^» j/zr une montagne; ma. t^hmnJl^^ pris d'un fleuve) 
ma. bqhpii^ sur la rivc, ma. Jlfi^^ parmi nous, de 
notre temps', ma. *li'y/»«-, ^^' temps de Noé; mn. npnil_^ 
'bmlubjth Jb-p ^tyl, ^^'^^ lequel y au temps duquel vivait 
notre ancêtre Baïk, Outre la préposition ma. on 
emploie encore, pour préciser davantage cet in- 
strumental, d'autres prépositions avec signification 
locative ou temporelle, comme n)#^, num^ entre, parmi, 
et ^^, jusqiià, 

3. L'instrumental avec la préposition ^ forme une 
sorte de cas circumlatifi^) et désigne l'endroit autour 
duquel se passe quelque chose, dans la direction 
duquel il s'accomplit quelque chose; ex.: fumquy 

qonnLp-trmiIu. ajinndmJn^ \* unpbumÊuÙh ^ il S OVance 

avec son armée, en contournant les régions de V Assyrie", 
qJmmi.^ i^ipjt.mJp mé^ir^^ ^ prendre à cœur, penser ày 

porter au poing, ^mhtihmU mu9Lpu Jtb^ qui&qiro^y Hs 

se reposèrent quelques jours autour de ces lieux; typ 
qmpmtlp. h^mbi^pt m^tphi^^ On se levait liomme contre 
/tomme (m. à m. homme autour d%omme) pour arriver 
au pouvoir; q<,mpmL.nil_^ l'i!^'"Ly ^^^^^^^^^ ^^^ ^^ ^^^> 
l^iMtjlun ^inqtjmiip^gi, yy^ln^Au^uiaby il contourne les ré" 

(I) cf. p. 23. 



124 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

gions des Mèdes\ ^i-pL, autour de soi. On peut 
joindre à cet instrumental la préposition 2!}H*tj 
autour de. . 

L'emploi de l'instrumental avec ^ lorsqu'il s'agit 
du temps est très-rare; ex.: quyLni. J-uMtftubiu^tuL^ vers 
ce temps-là. 



IV, EMPLOI DU VERBE 
A. DES TEMPS ET DE LEUR VALEUR. 

Il est impossible de donner, sur l'emploi des 
divers temps, des règles qui s'appliquent à tous les 
cas particuliers et qui soient également observées par 
tous les écrivains arméniens. 

Nous n'allons donc formuler que les règles fon- 
damentales, qui découlent de la notion même des 
différents temps et dont l'application est assez con- 
stante; et même en nous bornant à celles-là, nous 
devons, constater que sûr plus d'un point il reste 
dans l'usage quelque chose de flottant et d'incertain, 
surtout lorsqu'il s'agit de traductions faites sur le grec. 

I. LE PRÉSENT. 

Le présent s'emploie pour désigner: 

1. Une action qui dure encore au moment où 
l'on parle; ex.: ^luiiT, je travaille) ^pbtP, f écris ^ 
c. à d. je suis actuellement occupé à travailler, à écrire, 
en anglais: / am laJ>ouringy I atn ivriting, 

2. Une action accomplie au moment même où 
on dit qu'elle a lieu; ex.: wuhii^ je dis; ^ptuifiyln^ 

/ordonne, en anglais: / sqy, I command. 



SYNTAXE 125 

3. Le verbe se met au présent dans les phrases 
d'un caractère général et qui s'appliquent à tous les 

temps; ex.: tfjuub ^lUÈbft Jh-^ n^iuinf^bn Y umni-é-nj tif^^ 

par la raison tious sommes Hmage de Dieu, 

4. Le présent employé dans un récit exprime. 
Faction complètement et depuis longtemps achevée. 
C'est alors le présent historique, que nous retrouvons 
en latin, en grec, en allemand, en français, et qui 
peut alterner dans la même phrase avec Taoriste, le 
temps historique proprement dit. Ex.: y^aji^mU l^ghuti^ 

luilù ^uiphcn II tcP-iubuiunLli &bîubh ç\y*''"l^*ltttj 

Kàinafiy âgé de cent soixante-dix ans, engettdre Malaliel\ 

i\ tuJhr^ Lbghwi umiÏu ^wnhun nL^'un^b à. aLp" ^tuU 
Ttt ^ utbnL.UMbbruin quîbnLb *linpiu li''/, Lamechy âge 

de cent quatre-vingt huit ans, engendre un fils et lui 
donna le nom de Noé, 



r f 



2. IMPARFAIT. 
I 



L'imparfait exprime: 

I. Dans la proposition principale: 

a) une action ou un état ayant eu une certaine 
durée dans le passé; ex.: n^ ^mirp qbui d^^k. 
ybiuL. qn^iii-li, il ne la connut pas (propr.: con- 
naissait) jusqu'à ce qtielle eut enfante le fils; 

b) une action achevée et accomplie au moment où 
Ton parle; il n'y a pas dé différence quant au 
sens entre cet imparfait et le* présent ou l'aoriste 
historiques; ex.: ^^/vA. t^wg^i 'bn^iu tuhmfi ui^i» 

^^^^uiij^ Irnù-tp 7* mbuihuib ^nilubdjhL. Il luu^n^ 

lorsquUls s^en furent allés , un ange apparut (propr.: 



126 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

apparaissait) m songe à Joseph et lui dit (propr. : 
disait). 

2. Dans les phrases incidentes Timparfait exprime 
des actions contemporaines de celles dont il est 
question dans la proposition principale^ les circon- 
stances qui accompagnent Faction mentionnée dans la 
proposition principale ou qui peuvent servir à la 
préciser davantage; ex. ^i^{ j^t^t^^dml^mg mXhhgnùi 

nn^ tuJaatnMiujhh aXhiiHh i^iuiulfuihi *h tlffpufj uiJbrhtujh 

uliuijftifb^ Hàik s^opposa à tous ceux qui levaient la 
main pour dominer sur tous les géants) hpPirtui pbiuLt 

ji itrnubnmjtb i/jinLiT *h iLiuJwmilunnft jnnnLiT uêuduil^ 

*li Jtupq.^tuht pluu^tjîb^ arrivé, il s^ établit au pied d*une 
montagne, dans une plaine oii demeuraient un petit 
nombre (P hommes \ (^mluln^ ^tultsqp uipq.uip tp à. n^ 

qiuj^p uin^ml^b^ ^ui^ funp^h^iui. inJrikmpM uipXuihhi 
quui II djui^q-linL uiu Quyu m&i^p qJmutL. ui^iu ^phymutù 

bpLbjjtuL. *bjtu L iuutp, comme Joseph était juste et 
quHl ne voulait pas V exposer au blâme, il songea à la 
renvoyer secrètement; et comme il pensait à cela, un 
ange lui apparut et lui dit (disait) ; ^«y ^ lupn[uinuigL-uii_ 

iuJpuipi f^Xb/Cb phi^l^J^ pnLltiuLnpnL.p buUîb l^tf/uu 7' 
*/t^ puiqilùil^iyin u^iuj^t^ .m'h^nûb [uo^uê^ L itLihuii-npuitf 
^utbqp uîbq. ifh£b^%biU£_ uijp fiLpiu^uib^Lp unLp 'h 

apumiu^Jnùt^ Y' t^^i ^/^^4"/"^ ^^U^Jt -^dik, menaçant, 
arma son bras contre la tyrannie de Bel, au milieu de 
la multitude des géants immenses y furieux et robustes, 
car (description de la situation:) chaque homme, poussé 
par la frénésie cherchait à dominer en enfonçant un 
glaive dans le flanc de son compagnon, pendant que 
(action contemporain^ :) la fortune favorisait Bel, 



SYNTAXE 127 

3. AORISTES. 

Les deux aoristes ont absolument la même valeur * 
quant à la signification. 

1. Dans les propositions principales et incidentes^ 
Faoriste sert à marquer le passée à exprimer le fait 
accompli; c'est le temps historique par excellence. 
On en trouvera de nombreux exemples dans les pages 
précédentes. 

2. Dans la proposition incidente, Taoriste désigne 
Faction déjà achevée dans le passé; c'est notre plus- 
que-parfait; ex.: l^pi'à. ^/Luii. wnégLUfi ^Irpitilff-tu 
lunnifib^tuL^ lorsque le roi Hérode eut entendu cela^ il 
eut peur, 

4. FUTURS. 

Comme les deux aoristes^ les deux futurs ont la 
même signification. 

1. Le futur désigne Faction à venir au sens 
général dans les propositions principales et incidentes. 

2. Il tient lieu de Foptatif grec ou du conjonctif 
potentiel latin; ex.: L. "H^f^gh^ niuLmi^uib ib^^ tuutrt 
uiiu^^^ et qi^il soit suffisant de le dire ainsi. 

3. Il est employé après la particule de finalité 

^, afin que^ qt 4s ^^^ f^^ — ^^ P^^> ^^ P^^ 9^^y 
concurremment avec le conjonctif; ex.: lubgmbèriT 

fitn- abvuùi g^ liilutughu cruin. ^kq luiunquiiImnLp-ht^ 

[tJng fann^nqjngu^ je passerai tout en revue [dans cet 

ouvrage] afin que tu connaisses la sincérité .de mes dis- 
positions à ton égard; ^nh^iu^uig liLnng unuatatJtnbiut 



128 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

i^ irppt^ ^fp^^u "tJ^^ph antàê ^n, // (i dontU des 
ordres à ses anges à ton sujets et ils te porteront dans 
leurs mainSf afin que tu ne heurtes pas ton pied contre 
quelque pierre. 

4. Enfin le futur est employé pour Timpératif 

positif et négatif; ex.: vann. uuu ilp n^ qtuniliuu^ft^ 

que personne ne ^en étonne; kn^ah k&p aulti lujiA uun 
L n^ n^, que votre parole soit oui^ ouiy non^ non, 

5. TEMPS COMPOSÉS. 

La valeur des temps composés est donnée par 
celle des éléments qui entrent dans leur composition. 

B. DES MODES ET DE LEUR VALEUR. 

I. INDICATIF. 

1. L'indicatif est le mode qui exprime la réalité 
de l'action^ quand bien même cette réalité ne serait 
que supposée. 

2. L'indicatif présent est parfois employé pour 
l'impératif ou l'optatif; ex. : ui^m^d^tj^n m^j^nL^^ùêt^ 
^puiilîyiru piubiU£^^ je prie ta Majesté ^ordonner (littér. 
tu ordonnes) d^ouvrir, 

3. L'indicatif du futur est souvent employé pour 
le conjonctif potentiel et l'impératif (voyez plus haut^ 
Futur, 2 et 4). 

2. CONJONCTIF. 

Le conjonctif est employé: 
I. Comme conjonctif potentiel, dans les pro- 
positions principales et incidentes, pour atténuer 



SYNTAXE 129 

l'expression d'une affirmation; ex.: mn. uyun^L^ L 

telles circonstances^ nous demanderions vohtttiers la sa- 
gesse de ces hommes; mu^gk "^ tupt^o^^ qtulqtiun 
dirait peut-être, 

2. Après ilp, pour Timpératif négatif; ex.: Jf n^ 

niltubu^ que personne ne menne^ nous tenant pour ignorant^ 
nous condamner comme étant sans instruction; Jlj^ 

HWUO"'^"'^ //^ croyez pas pouvoir dire en vous 
mêmes: nous avons Abraham pour père; Jfj èrp^nLgnLu 
uniAn^ ne jure pas faussement. 

3. Après la particule de finalité ^, afin que^ que; 

ex.: uiuuf ^ ^lupftb^ ''(J""»^i ^'"B [P'tsP'y ^^^ ^^^ 

ces pierres deviennent du pain. 

4. Après quelques conjonctions comme p^f-» ^Pt, 
siy jnpJ-iuJ] quandy Jj^b^^ jusqJà ce quCy etc., . à la 
suite desquelles on trouve également l'indicatif. 

5. Dans les phrases interrogatives : 

a) dans les questions de doute^ après les particules 
interrogatives i%p-ti P'tj etc.; ex.: wn. uyuimf 

à cela je dirai seulement: aurai-je peut-être un 
livre à ma portée? 

b) à la question indirecte; ex.: funp^nL^i^ '^ Jmfi 

[f^èrli mftpbmi^^ fai conçu le dessein d'apprendre 
quels sont ceux qui ont régné avant moi; l^mfP b^L 

nùift^ft iiutérq^^ le déstr lui vint de savoir s'il 

9 



130 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

occupait la place <f hommes vaillants ou c^ hommes 
sans vertu* 
c) à la question directe; ex.: ^(.4» t^ mq^kp^p^^ 

uiunu p't mnlb mb^mJ^ ni. jwqtgh, VOUS êtes le 

sel de la terrCy mais si le sel s^ affadit^ avec quoi le 

salera-t'On^ 
La question directe et la question indirecte peu- 
vent aussi être exprimées par l'indicatif; ce mode 
est même usité le plus ordinairement à la question 
directe. 

Si maintenant, et d'après les principales règles que nous 
avons pu formuler, nous comparons ensemble le futur et le 
conjonctif au point de vue de leurs fonctions, nous les trouve- 
rons concurremment employés pour exprimer l'affirmation 
atténuée, pour tenir lieu'Yle l'impératif et pour suivre la particule 
de finalité. Syntadtiquement il n'est pas possible d'établir entre 
eux une séparation bien nette. Il faut chercher la raison de 
ce fait dans l'identité étymologique que nous avons démontrée 
plus haut.(i) 

C'est pour plus de clarté et parce que la grammaire distingue 
formellement entre le futur et le conjonctif, que nous avons été 
obligé de traiter séparément de l'un et de l'autre. 

3. IMPÉRATIF. 

1. L'impératif du présent n'est employé qu'au 
sens négatif et précédé de la particule de négation 
ii{f. Ceci trouve probablement son explication dans 
le fait que^ étymologiquement^ l'impératif du présent 
doit être considéré comme un imparfait. 

2. Les impératifs de l'aoriste et du futur sont 
employés tout aussi bien au sens positif qu'au sens 
négatif avec la particule lif* 

(x) cf. p. 57. 



SYNTAXE 131 

3. Il n'est pas possible d'établir une difTérence de 
signification bien tranchée entre ces trois impératifs; 
cependant lorsque l'impératif du futur suit l'impératif 
du présent et de l'aoriste^ il indique alors une suc- 
cession • chronologique des actions; ex.: wp/t' mn. 

l/^tlt^f ^^^^h pr^uis Penfant et sa mère^ fuis en 
Egypte et demeure là\ ^uyêrul^ L qjppdmgftp^ considère 
et sois étonné. 

4. INFINITIF. 

L'infinitif est autant substantif que verbe et^ dans 
certains cas donnés, se trouve avoir à la fois, comme 
le nom verbal arabe et le participe présent anglais, 
un régime comme substantif et un régime comme 
verbe; ex.: npa^t" 4"^/^ fiJuitiJi^ qti entend-on par 
appeler^ ^ub fjflJT[nj "/"p-"^, parce que les fils 
massacraimty littér. à. cause du massacrer (sens actif) 
des fils; uîb^ipj- [fit^i^ p-tuq.tuiJipnLp-htu\ V affermisse- 
ment de V empire^ littér. le devenir ferme; fj;^i_^ qtui^u^ 
le massacre des nations (sens passif); ^ûb fl^^iv^ 
n^H-t-n^ quii^u^ parcc çuc Ics fils massacraient Us 
nations; '^ i^tuJ-tûblri^ un^iu mftbqbftu^ lorsque ceux-ci 
se partagèrent V univers; ^diu^hvui^ trtP fJirpâ /J^brjh 
'hnftui Y» uinilb^ fai appris qîiil approchait de la maison. 

Lorsque l'infinitif se trouve, comme substantif, à 
un cas oblique, le nom qui lui sert de prédicat se 
met toujours au nominatif; ex.: ^n^y^^ Ith jtuqiui^u 

^tubjîb uin. 'A J"UUJ3^ iP'^i'U ^"""ir^y ^^ soht louoblcs 
à cause de leurs efforts pour découvrir [être inventeurs 
de] quelque diose pour autrui. 

Le sujet de la proposition infinitive qui, dans la 
construction infinitive devrait être un génitif dépendant 

9* 



13 a ORAMMAIKE ARMÉNIENNE 

de l'infinitif devenu nom régent^ reste aussi quelquefois 
au nominatif; ex.: êIuêuIs a^ [fi'^isj ^tc* ^ ^^^^ ^^ 
Pabsmce du livre^ pour ^ub n^ l&'^UJj fCJ* 

2. L'infinitif se rencontre assez souvent dans le 
sens d'un prétérit^ surtout à côté des temps historiques^ 
avec la préposition 'jt pour exprimer la notion de 
temps; ex.: *h ^luumuiw/r^ l^^ll'U iP'''*f"'-''p'"'P'l"^ 
fiLp iuiLm^ir "*«■ -l^'yjf hrsque Bel eut affermi son 
empire, il envoya vers Jlàik, 

3. Uinfinitif est souvent employé comme verbe 
fini; ex.: ^puiiliujt à. ^i^p^ij *^ commande et dispose. 



5. PARTICIPES. 

I. Le participe du présent en n^, o^^, ainsi que 
le participe présent formé de l'aoriste avec la même 
terminaison^ doivent être généralement considérés 
comme des adjectifs verbaux. 

a. Le participe des aoristes donne lieu aux ob- 
servations suivantes: 

a) Il a en même temps une signification active 
et une signification passive; ex.: mumgbtui^ ayant dit 
et dit. 

b) Il indique une action précédant l'action énoncée 
dans la proposition principale ou contemporaine de 
celle-ci; ex.: ^pi^»^i_qopu fiLp mufr, ayant appdé son 
armie^ il dit; iuSmuiuÊfilrui£^ ^wLiu^t^ il rassemble à la 
hâte (littér. se hâtant); [V^^n^i^^i/ jnpXuib lfb^utuum[i^ 

puij^ quiiL 'A 4l!UP ^^I^^L 't'"-P''yP ^uiuutbbri. Bel 

se pressait d* arriver^ comme un torrent impétueux qui 
descend d'une hauteur» 



SYNTAXE 133 

c* Le participe aoriste est souvent employé comme 
verbe fini^ même après le pronom relatif et les con- 
jonctions. Il n'y a point lieu d'admettre que le verbe 
substantif est sous-entendu dans ces constructions 
participiales^ car /^w^^ est lui-même usité comme 

verbe fini. Ex.: p-wi^uiLnp^ mlntJbttia nn pb* hilui^, 
umniJP'buMb ifb fuîb^ 't'IlP' Ju'f'^P' ^utiuUi uiuubiLlri 
iXnijbuMg jérm quinjiiïtjui hi-nbuiba tiuniluipirtui bp^y 

ies rois des Gréa eurent grand soin^ îorsqtiils eurent 
réglé leurs affaires intérieures^ de transmettre aux Grées 
tous ies travaux de la sagesse^ dùimlAI» ufjti^ l^^L 
îuiil^ q^Ojinutub^ le commeficemefit du livre^ dit-il^ traite 
de Zerwan. 

3. Le participe du futur a une signification de 
futur ^ ex.: uiZTiifcuui/iZrui ^"p^hi "p A^> V^p^^l"S ^"f 
hâte-toi de songer à ce que tu feras, 

4. Les participes de l'aoriste et du futur servent 
à former les temps composés avec le verbe substantif 
(voir p. 69). Le participe du l'aoriste^ avec i^^ij 
forme le passif. 

5. Les locutions «on dit que»^ «on trouve que»^ 
et d'autres analogues sont exprimées par une con- 
struction personnelle^ soit active avec l'accusatif et 
rinfinitif ou le participe^ soit passive avec le nom 
et le participe; ex.: mM» ^im Jhi il'^L% ou bien 
u»uf% Jlrér ^lu/^, (fn dit qtiil est grand; ^muabplb qbm 
Jirér [irttii^ OU kj^^ OU bien ^^OTMfïr^ êÛt^ lt*"U ^ 
trouve çuHl est grand, 

C. PASSIF. 

La IV® conjugaison peut être généralement regardée 
comme un passif. 



134 GRAMMAIRE ARMÉNIENNE 

Il est rare que les verbes de la 11^ et de la 
ni* conjugaison forment leur passif d'après la IV*; 
mais tous les verbes, et en particulier ceux de la 
n* et de la III* conjugaison peuvent le former au 
moyen du participe de l'aoriste et du verbe auxiliaire 

Ml 

Au lieu de //ï^j^ on se sert encore de ir^^ ^IH^bu 
^muîlifii^^ être, devenir, être trouvé. 

Il est assez commun qu'un verbe de forme active 
ait une signification passive, ou qu'il ait à la fois 
les deux significations active et passive. 



D. RÉGIME DES VERBES. 

Les verbes transitifs prennent l'objet direct à 
l'accusatif et l'objet indirect au datif. L'accusatif est 
ou n'est pas accompagné de la lettre ^ d'après les 
règles déjà données plus haut. Des propositions 
entières sont mises à l'accusatif comme objet direct 
d'un verbe transitif, avec le verbe à l'infinitif ou au 
participe; d'autres fois elles sont construites comme 
propositions indépendantes, et précédées de la marque 
de l'accusatif ^ ou d'une conjonction. 

2. Les verbes qui renferment l'idée d'une supériorité 
morale ou physique prennent souvent leur objet au 
génitif (cas de dépendance) ou au datif (datif d'avantage 
et de désavantage); d'autres fois ils se rattachent à 
l'objet par une préposition dont le sens répond à 
l'idée contenue dans le verbe. 

3. Lés verbes qui régissent un double accusatif 
(double nominatif au passif) sont généralement les 
mêmes que dans les langues classiques. 



SYNTAXE 135 

4. Dans les verbes passifs la cause efficiente est 
exprimée par l'ablatif. 

5. Les compléments des verbes transitifs qui ne 
rentrent point dans les catégories ci-dessus^ ainsi que 
ceux des verbes intransitifs^ sont exprimés tantôt par 
un cas simple ou par un cas déterminé par une 
préposition, selon la nature du rapport entre l'objet 
et le verbe, tantôt par une proposition entière où 
la nature de ce rapport est marquée par la particule 
initiale de la proposition. 



CHRESTOMATHIE 



I. HISTOIRE DE JOSEPH 

{\'"h't'h trt-P^nLjnuiuïtuiJlruij f^n , <^"> luntué'frp 
irnpiuna^pïi ^ulii^nA futu^j^u. Il f^n qpmutrp nbn. 
nnithub iKiu/ijuj^ II. pf"h- npn.huït () irt^un buibtuba 
^o/v ftLpnjt 1^1. plrptpb ^luf/jpufc. ^p Q{\"'ll!^'t"U 
iMiL l»«/»"i/i/^ ^«y/A [tLpirtu'ly t * \\uiiif yupuytl^ uliptp 
n^Xnihii^ih tuiLiuiJri J^tub qmJirbmib npnhub ht-p, .Bi^'^lb 
npnjt S-lrpitLpiruw 'bnpui tpt II utptup utfùt upumdhtJSuMU 
&uinjilruiit l^ppL. mirupb érqgLiup^DJb inpoi fp'ç "bpt 
qbui ^uupb j»uib quiJlrbunb npn.jtu htpy uimlraKb oîrui* 
Il n* uwptpb hiouéri A''> Ppt ^*^ biiuquinnLp-iriuJht 

l^L bmbu irpuMo (Xfil^t't^ b. upumJhruMa irnp.uipa 
h^pno» Il jmiJriQb Ilu tuinlrt Q^*" < l^'- tuuç aïsnutu» 
inLwpiii^ qbrpuMub qnp mhuh t p'nLf^p IrP't "P^U 
l^uiuttui^ 'A i^ui^ipjt dJinLiPt II Ipubi^lrifUML npunb jtil^ 
bliui^ nLnqnpn., Il n.uipktub npun^A ilrpf Ùl muMi^b 
bphlip ItiIhuT npunnpt t 1 ikC ÙMulfb abui bng.mpj»b h^p» 

[Genèse, XXXVII, a— 7] 



138 CHRESTOMATHIE 

t^P'i' P'tui^ËUunnirintl^ P'iuq.iuLJin&ualrS 'A 4^P*HI '^Pi 
LêmP uthnlfÊtti^ mjtnirunktt Jlrq» Il juiLhtpb itu tumlft 
ubm ^mulâ hnuimtùb unniu* L. ^wub auibli^ *bnpm x 
l^c Irmbu Sruu Lju hnma* L. uiiumJlriua ^0/1 ttLanuT 
Il irq^p^ t'-VS ' ^ tuut* iif^itf mlrurnlif^h J^uu Lm 
"Ui hntunt nniul^u P^t uipérami^n. L. inLuKl^ L. J^mtuuuili 
wurnÈrq^ bp^hp ttuuauuM^pb KbX i Xlmumbiua Ibtiiu 

^uiinb liLp II wut* vfi'^ h bnmab qan mérulrn t u»nq. 
^U'I^ii^^u'jgb'iCgi bu L. ditnn ^n^ ù. bqpuin^ ^n, L. ^P^PP 
wiuq.ttUihgbi[p •B.^V* 1/^ IbmUiuIbXbuuab Pua. 'hilui 

l^i. ^uiahb bn^iuna %nnu$ tunm&bi aptui^pliu 
^op'b jiLpbiuLg 'ft |]/i£^(:ir * \^L mut Y^P^U^L 
Sii^'l^^'t' "l- uiLiifUii& bimiupo on uipw&lrb qpiu^pbub 
^t Wt^"^^*^ ^k ""'-'KfL^^A^ 94^9 ""i^ *bnuuit L. 
iuut ubiu, iU^tuLiuuhù bu» luut S^tu l^"/"^^/* ^pP" 
mtfu bp-fr nqf_^ ^3^ bq^p^ ^n b. jyui^fi'^, b. pbp 
hlik iwinn I l^i. utiLUi^biun iîhtu Tr &np&npnpt ^i\b'npiihb* 
b^ Y' Wt'^t'f** b. bqhm uhut unp li^ iinntpbwi 
Y' o-ui^utlSb t b^utpa aitui unpt' b. luu^. 9A^> h^çpbu t 
b. liui utuç* ubn^uipiili btP hâbi^pbin iuiumJbiu Kbk 
ULp mpm&hnlrbt b. uiut z/^"' "'f/P'^* puipApt tuumh, 
b. [ni-uu qp wutKb^ ^pPl'J"^^ 'A 'U''^^'''l/'t/^< ^ 
tfbmjj {X^llft'll q^bm bnpiup^ l"-P"3' ^ bqjim ijUnum 
*b ^\^'"lP'''Ut'^' * 5%^"/'^ Vp*" btmuip^ jutiLÊU^u'qtyb 
^h ^biLUiumuiiâtf «^^^ ^b. i/our bf^buij tp utn. 'bnuui, 

[Genèse, XXXVII, 8—18] 



CHRESTOMATHIE 139 

hinn^ni-ni^ ifuim *h Jt? *'"*-fi' uiuufbiuiséri Atu i 1 iii. 

Êuuirb ht-nvu^uib^un ^tfnj^uijn Pi-p» tu^tu antuammlrûb 

V»ii* ^^i"//*^ uuitultifnt^ qhui^ Il nhlilru^ni^ *h JJi 

Y> VP^lf uiuinh^ Il tuutuugni.o hp-ç tLiumuit 4Uin irf^h'n 

ahui» Il wlfu^nL^ tl^L. L^^l'3^ bnwu^pt ^Lnntut 

\*^nnL inL.iui. ^^-knni^y l^nnqbwa qhu» *jt âlrtnua 'bnuui^ 

Il luut^ J^ S"'/'^"^^ qq.ui Jf^h* ii- iuuf;- Anutu 

[l^np^^. lij' ^IrqgnL^ iujtftùj* tuj^ lup^i^^ qryui ^ft 

Q-ni-u 1^ juthuiuiuitnjt tuuin. Il XbnJ» J^ tuplnub^j^ Vi 

'buMi C) /i P'Uiih/inf^ ubtu 7« ^lrn.wa 'bnaiu^ Il ^tuuniMUt*. 

"l»gt t!"" ""*- ^"UP t^P * \?^ ^ifh hnnlL aruU 

\\"4H^*b '"''' bnpiuni/b hLpf JhnbtugKb qmtumJhL.7Smltb 
*bnntu &utiijilTtUi *h ^bdlùb^ i II wnJib fi'Ùbaltb qbiu 

*J9 qjiLi^ t II ij^nLiib niXtinb ^n^ Il 9ni-n n^ VUU 

'[, 7ii/?iii 

l-^i. uumuàb m.mbi qytuAt O lu/cf /i ilbn ntun^ 
kbtui mbujîb^ Il ui^im TSmbtuunun^nnihj» b*'*^HI"I^3b»P^ 
iftufKb. 7f CKmrfuiiiifij^, Il nLiuno %naiu i^ d^fUi jubl^n^^ 
uuitujpiiuJh. Il n.binbhL, Il bnp-ujjhu b2"t-g*Abij\^qhui^ 
uinus liki. Êuuç ^\nLii.ÊU ijbn^uinub pLp» VP*^ o^niLUi 
t bp-^ uuimbuibltifbJ^ qbn^unnb Jbn, Il P-w^nt.gui^ 
*hltabiljf quinbtjb hnnui, ^i"U»P- 4^*^*'^'*-^"g^'-JÊ. Ty*" 

TiuJiujbnunLngb, Il Xbn^ Jbn J^ ^ipufubughb 7r iJiu, 
vb ^nB^^UP ^ dùtnJ^ Jbn ^ : Il tnLiA ItJui bng.uin,gjb 
[tLn t 1 iii. iMib^iJbl^Kh U'/'.P dlun^htuhtuab^ i^^wn.iu^Êut/^ t 
l^x. êiihbuKb ^uihlib 'j(\''*lj't'h *h tPII tubutby II i/(v*- 

[Genèse, XXXVII, 19—28] 



I40 CHRESTOMATHIE 

utmmiunJruMg a^u!biL.bnXu hep. Il tuunXtut. iuil 
kqpufiub ^Lj^ Il mut. uiiumuSblnuipt ^ uUltÊ^y II bu 

\^i~ UittJruti^ qiuuiutifaLSuXlt {\"4lf^t'H/ Jf^p' 

"H^ "U^^'''39 ^ p-uiP-iULb^pls umuimJaLJ&uXb juipiruXht 

Il uinju^irgpi ^unumifnLlSuXb S^utnl^buti mulbbi^ juil 

^ufjpb jtLpIruibgy II uiuérit, 9j"J^ arnui^. é-uiifip trp'ç 

"P'H'V •^'U bS^ u^uiiatihLSuîln^ bP't "U * \f^ ^'"'^ 
libutL qbu»^ Il mut» UiuimalhLSu!bu nnq^.ni fj^J k» 
q.ÊUqtuit ^p bl^bp i^iiu, q.utipub juiiji^utlji^lftu^ ^\"'Lr 
u^^i 1^1. upumutaJrui^ q^uîbnlrnJiu hi-n^ Il ^nLpX 

^qJr^tuL. *jt 'iP^P'tU 'ifnj t'-PIJ' ^ unLJ^ aùiirp 'p 
4bpuy npi^juyti (fLpiy uiLULnu amqnulù x * |^i- thnqnilb^ 
ffuni mJtrbuiJii nuumbn^ *banui^ Il utiUrbuipi q-umbp^ 
ïn^uf, Il b^jtb iTtifiP-uipb^ ^'"f ^ "^ l^uiJ^p i/^u/r^ 
P-mpb^^ uiut^ ^ l»2bs ^^ "HÊlfii uq-mf^ iuil "fflf; f^*^ 
^ ij^il'nluu. Il b£Ui^ qbm ^unnb [iLpt . • • • 

qbui i^bmuMi^pf;u ^Itbp^^fi ihuipuii-nhh qju^ZlkUÊU^bm^ 
unp bi^hupnutgfi 'A XbiLmg IxuJtujbnu^Ln^» n^^ 
l'ia^l*^ ^m mbi^px * l^/L Lp ^tp pl»'t- {^nifub^u^. 
Il tp unp ui^nqtu^ t II bnL. 'It muilt mbiuojb J^^piy 
jl^^upnnut [^ET^ ^"""3 uitpb *hapui^ p-t ^tp 

[Genèse, XXXVH, 29—35 ; XXXIX, 1—3] 



CHRESTOMATHIfi 14I 

n^n. 'bjui t» Il quiJirbtujb vj^l__ ^ iuiùif^p^ S^P 
Jtu^nqkp Y' ^Irnji ^npiu t * à. h-q-fim {^"^ut^ ^np^u 
lUiLiuf^ mhuiiù» ["-PIJ* lk ^^^y tp ^bdtu t |^£. 
k'"d'U3 'l!"" 7' 'UfP"U """^ t'-PlI' ^ muJtrlniyb Jtb^ 
nn jiLp tp^ ^"^ 7' ^^"■'^ \i'"ljf^i''U ' ^ Irqà. jlfut 
^tugnL.^uibù^linj ijhui ^fi 'l^'P^U """^ t''P'y ^ ^t 'ltp"0 
tuJirbunb fiph^ np [tb^ tfi tiaptu t * à. op^hriu^ 8^P 
mnnûi irajtupniunLnjb ifuiub î\"'l^^'t'*U * ^ ^1^ 
op^nLPjtût ^tuiiA ^fi il^poy tuJhrbiyb pp^Q Ibnpui 
7i OTiiiïf II JuîbiUt t II IrP-ni^ qtuJhrbuijb np ^l_ ['^ tp 
^h kbiLU (\"4l?ff'p"U } à. n^ ^lOt^p qiuJlrbuyb np 

pi^ Ifuiip ^h iniub JtLpnLil^ P'HW 'i"!!^ V^"*^ ^P 
nunl^pt InkX. ^p {\"'ljft'^ luqï/jtL irpéruo^^ Il l^lfl^f^'i 
inéruihrtuJp jy^ * 

^ Ka. Iriik. jlim pMhJtiiu tyun^ji/^^ Il iiipl^ l^fth 
mirtunlb hi-py V^'l'' /'<-/' 7' *IJfD^ ^nifjilrtfiuu. Il êuuç 
ijlnu ^nùtltui pbiL hu t l^i. *biu n^ IttuJkgiUL t II uiuç 

^^pt inlrtutùt l"-py* ob ^P't '"tp l^'f* "l__ ^uibm^ 
P»^ 'A miub hLpnLiT ^mub hdl II quiJtrbtujb A7#^ Irm 
^h kirnju hdl II fb»pi P't. ^t """^ Uium np Jlr& (^ 
^utb qt"* ^ l^»^ l'f'l__ quiutlnui jl'l't'b puig *ji ^(^ 

i/ijup II. qJlrS- , Il JlriimL^^bd* luiuuf^ J^^umnLérm t 

IjkX. bqÙL hppà- [uoutp pbii- {^'"ll'^'t'y ^P EU"" ^U^^ 

Il n^ tubuunp onùibi fiin. 'bilih^ Il n^ ^"^1*1 ifi'^U 

Il hnJL op jîli* tîuhtujtuh, Jiitlruu ^\nilu(;iji *fi uinùlb 

[Genèse, XXXIX, 4--11] 



143 CHRKSTOMATHIE 

a.aniiri qq.nné- A^/^ t^P* ^ "L. "^ '/* ""'2' jfi"^'*'^^'"^ 
mbmh Tr b&pjs^u, ant.nJi Ir^mn qknpitm 'itatiui II mul^^ 
VbPbui fiiQ- hu* à. *hnntu P'nnhutÊ qknnku hi-p *ji 
Xtnuu *bnpui^ Il ihiuhilnuL. irt mnmm^u t 

* 1>f. IrqlL hppà. bmlru IrP't tP'Pq qkapku ÊtLp 
7r XbiLU unpiu II ^aupihtUL bi tupmiu^pu* un^lrmu 
q^muibjtu muXb II uiuf;* m&uff^^ q^ uiS" tRrq S-Uiosuj 
bppuulrahf lumq iutùiiri 9^1* bdnLm utiL ku II luuf;^ 
libfbiû pf»f^ hu» Il ira luquiquiuir^h h Autut piupipt 
Il hppb. inLutL. p-f; iffr^iuaiuppuitt. UinmnmLbali* bp-an 
qknpAu pLp lufL bu II ÊhuijubuiL. bt uipmut.pu t l^i. 
bq. qXnpXJb tun. ht-p^ t^b^L. blijb m(;pb Vi mnti t'~C' 
Il juoubawL. fi"U udiu puui piuithgu tliunulib^ Il uiuç* 
bilhi-m lUfL j»u &»un.unb bpptujbgh qnp tu&bp Jbq^ ["""l 
tuiùtbf^ qpu* Il utu^ st"^ ^thfbiu pbq. hù : * hul^^ tPP^ 
utLMUL. P-ç piupXniugnLgb qpiupptun. hiP II luqtuqui^bgh. 
bp-nq^ qXnpiu jiLn jhu^ Il ihuilubiuL. bt uipmiuj»u: l^f. 
bqb. pppb. tnLuiL. in^pb *bnput qpuîbu ^nfb l'^py qpP 
ftioub^iUL ^tL ^iRu II uiutf P-(; uuuiutu utptup phq. 
jtu é-iuiLUipt ^n^ piupuwatuL. upinJutm.pb»udpt l^i. 

ma, mçnb {Xi'l'fbijiutj^ ^pi 'iP'" *t • P'"^'"* 'A '"bqt 
ni-p quiiuutuiLnp^ph Uip^nt^ih Inuuibmt q^ul'^ Y' pu^iutjiht 

|^£. tp S^P !Ù"t H'^Lf^'t'^^ ^ *"pi qjfi^i- 
nnnpilhLPIiiJs^ Il bm *bdtu ^^np^n utiLtuf^ ptulimtuuîbmpl» x 

Il bm pitUsmmutbmb q^ulbinb '/i XbuM (X'i^bAmiy 

Il qutiU^iupt Ltunubmi.npJb np f;Kla 'A ptuhmb mbq., 

[Genèse, XXXIX, 12—22] 



CHRESTOMATHIE j^, 

L qu.Jlr%ayi. „p p.^ ^pH^I, uAq., *«. kp „p ^pi^p , 

tp é^ -bJà.. L qnp p.^ ^„pH,p W ^1.^ J«.£»2|p 

uihm lup^wjp trf^iHinuigcng, L iHumai^wpiup mbma:^ 
-bngu. mp^wjp lffl,uima.gcng, * |^l p«.piu.jfmi. ^«,_ 
pu,i^% '/' #/«V irpingnii, Up^%lru.%gt. Pp„g. L '/» 
#/.«y mmliu,a.m„ikmp b. '/, ^puy JÙ,mmlp»pmpP x 
* Ù. Irq. ^auu. 'j, p„,l„^ ^^ ^«,^2fa,.,frm/4. jwjbj^ 
p«A»^ u./f^l^ „^p Qa^k-p- iuyp, * L jw-bil u.pu.p 
(bnum q.a^}iu.uibm-b (Jn^»^^»,. L \u,jp'bngw 'f, uapuun,., 
L tp> WLHLpu p^ >f, pa'limh oiW» 

\fi. ml,„p, lfp„„^ kp/^n.pp,. ^,Lpw.pui,j^Lp lrp,uq_ 
/• Jtnijr r/i^r^/i, mlrul,i_ Irpmqaj mu,lpaaM,uiha,p L 
Jra,mu/p„p„,pp, „j, (.p „,^^,yp kjl,«iw.ugu.j, Jp,^ 
tp- 7» piiAm/, u.'bq., * \fJhLM, ma. "hnum (Jn^o^^ 
p,^ wajULowi. L Irmhu ^nuw' L tp- ^n."#«./*. 
* ^^'"03 a^^P^H-^ ^wpwLj.'bl, np kp> ppt liiTm 
'!> pulbu,!, mbq. mn. mirwai "bnpu,^ L mut. I^qlp 
mpmnuJ^ kl tptu^g, Xkp ^j„„p , * |^^ i„^„ „„^^ 
. ^W. bpmj^ mlrum^, L n^ „^ ^g^ -p JtÇ^gt qb»., 
Il mut gbnum (Jn^f^f „^ mapu.^t'l' 't ^taj, 
llumnanj ^gfr Jtp,n..^pû. Ibugm. opumAg^^. fbi t 
\fu ^mmJtmg mmlpuajuuilrm'b qlrpmqh (.tp {)'»luh^mj' 

[Genèse, XXXIX, 23— XL, 9] 



144 CHRESTOMATHIE 

Il mut* P'f'^p P*^ *t '"^"/^'"^ ftdnt-iT^ npP- li^ 
uiaju^ ftiPt II JfpP^ ^p^^ "'-"^^ l^uibm^ JV^' 
à. nLltf;p irpjiu "ihy^ ^utulrui^ "ih-yL t""'L!!1fÂJ* 
* à. puié-uilfii iJt^UMniULnbl» ^jt Xbn^ fiÊlhuTi miÙÊnL-j» 
if^iunnqbf II ^Jitl» '^ puiif-iuÇlt fj^iupuiLnbl»^ Il <niii|^ 
qpmJ-iupi ^fi ilriLu H^uipuiLnblt t |^i. mut ff^*" 

\\'"Lf^t* "U" ^ albr^nLPftLÏs 'bnpmt bplr^ ulil^^ 
Irnb^ mLULn^ Irbi iiim Iuu bplr^ mLULp^j II jfflp-ugç 
(hmnmLnb ^^iifïrn«.^ALÏ ^n, à. UiLn.fih *h Yu^ mmlpu^ 
njuuilrmnLP'lruMb ^hliP ùmanLuat f-^f* b. mtujlru 
q^mé-mltb ^mpmijnbh ^h XhiiM itaum* nu m mn.mybni 
j»2b"'^''*^buib ^n^ upu^t" à. tl'P mmlpuiLmuiJTm x 1 Vj/ 

lt" jbz!f"îi*P J"P^'"'^ P'^l'l' tl'^'lyl' •^^"L ^^ mpmutjllu 
KbX nnnnJnLp-jii^* Il jf^lp-uglfu q^u mn.mf^ ^mpui^ 

Lubh, Il ^mhalru ft" *h auiltmf; mumh juMjuilutbt- i 
q^ tLnnmhmintl^ Œnnmguilt qj^u jbpqpf^ bapuubaLna, 
Il mum^ A^/ "/ ^p*"pb* b. mpLpb qfiu *h muLb qpntu 
tqiunnhq t 

* \^BP^ Irmlru iltumm^umuiult j^t "^i/t'l Jb'//ltlrmtf^ 
mut 3Î\"4j't't* ^ ^^ utbuuibtlt J^P""lt » P''"-tp 
Kbk P^t b-phu juuiltu %m^L.nÊ nt^tl^ *t tHH^'b' t'^^-'^' 
* ù. *ji tlhnbaLiT hiuibltb jiuJlrbuMjbt qnp ULwtp '"/'•£''// 
(hfifiiitti.nïr qnnS- iluimiuuuipwpuia. Il P'IL^Ùê^ nLmtjiii^ 
ohm 'A jumht ujibmh^ np tp *h 'l^P'HJ ^lP"U t'^ * 
(llfifioiiiffAifiîifA Irm {\'"l!ft'4'^ b. mut Aw* unu t 
Jh'ptnLP'hi^ %npm t bpbja httûb^U bpb^ mLnLp^ Ith x 

[Qenèse, XL» lo — 18] 



CHRSSTOMATHIE I45 

fjfUipiUÊLnitp^ L. tunittp "i-pm^ni.p-pLb iuJUisiujb é-utnjuiha 
jtLpng % II. jf^l^^^g ^^itf^ni.p-^iJSr miutuiit.wiuirmKh^ ù. 
qlty^iuÉtnLp-pût iltumiuiji^uintuppt *p Jtf ^'lun.unha hi-pnat 

ji^nnuT à. bm qpmé-uil^b *Ja A&êUê d^iuntULnith t * Ù. 
qJSumiuljpuntupit ijpululnug q^unêai-f nnmf^tt L. AÇbênuA 

* l^L. bqL. jbm bpl^nt.^ luJSug tui.ni.po , bmlru 
fj^mpmulb bpmqj p-nt^p fi-^ i'ygt' J^^ f.kmnj t 
* ù. Mf^itf npiutu P'ir *p i^htnnj mbmft hnubf^Kb Zri.p% 
irpjtbf^ ^bab^Jt^ mbuuibb^nÊ^^ A. fitmfip^ JuipStnÊ/jf 
b. tuptu&bfi' Y' Jutuqt UiliiL.i l>i. iu«/ bjt bg-^b 

bpltbf^ biwbtpi jbm %ngiu ^ft ^mni uAinjt» £<tf^A^ 
mbumhbintl_^ b. ^^'"^L dmp^n^ b. Êuptué^bp* ""*- 
'"II- bfiifnjjpt ttffL bqbp qb^tnajbt li^f. ni.tnbp' bi,p^ 
bplàff^ f^obp^ mbuibuiilgL ' b. i^b"^ dmpSLn^^^ 
Ê/bt-P^i bpfilipt fbnb^lif£u mbu^biuilp b. ^^mfiput 
O tupP'biuL. (l)iiiiiiiM.fiSEr, A. tiAq.pi^ *!$ ^ntjb bjhun t 
b. btnbu bpiuq bplntnptt.» b. ui^iif bL^b ^tuu^ b^mbtpi 
'^ J^nuT ipb^t^ /jAwi^^^ L fbqbjjjil^t * I^JL ii#^ 
bi-P^ lUM ^ivtf^.g up^ b. luap^/j^tu^tup^ bj^tpt 

[Genèse, XL, 18— XLI, 6]. 

10 



146 CHRESTOMATHIE 

• _ 

luanyuilfUi^iun^ qjnJP^ ^^ul^tib^ q^mjinu L. ifuimn^u t 
O ÊupP-briUL, (|)iifii«fi.fî^, L. tp. b-putqj 

* 1>f. Irnà. mttJUiL.om^ L. ^iLmlh^giuL. UMh& Yinpiux 
1>i. ÊUOM^kiua i^lh-Êua qutJIfbuijh irntuum^utbu "y^qjtu^^ 
tnnuft ^ L. quiJirbuub JiJuMumaijbu inpiUf L. UftumJirtug 
ij^mntuunli qtrpmab /'Wtt L- n^ n^ f;n an Jirl^tp 
qhniuqb fj^wnmiMbht 1>£. luoulramL, miuuuuLJumlrmb 
iunjufp iJ^iupuiLjiiifi L. mut* qjuîbguibu JttPjli^anLgmbinr 
ÊÊUuopt iKiun^mgiUL <|) iif£iiif i_iî^ ^iviLiUf/r^ tH!"'S* ^ 
kn. qJlrq ^j» nuSbmJt \*ft tatuL lUU^T^mmlrmKb^ q^u L. 
qjùimuimunutnb t L. mtruui^ bnunj^Kb bpiuq *h i^nLiP 
qhl^pP b" ^ *""* ^ jtiMuaja^tib^un num irniuqnj 
lnjtnuT mbuuShf^iu^i |^i. I^p uîbiL ubti. dira upumuHlÊJt 
J^ JùibitL.!^ bpputllrgjt^ é-uiOMn tuu^T^UiutlrmKh* L. lutum^ 
albraiu^ %ifui t /l ittripthtua dira qbntuqub tRrn, miùi 
num hi^iU^uHli^Lp irpiuqnj Jhllblrmgt L. irqà. npu^i^u 
JirEbbuiab Jirqj umuiqtu L. upumm^huig^ KbX quif 
^utuuibbi^jfi^^uSbnijp-jiùi, b. %Jtu btulubi q^f»9imi; x 

* J^^nju^biug (pmpiutjîb b. llf^lbuMg ^^'"llf^t * ^ 
^Êul^it, qbiu *ft niAmt- uâltmh* b. ^".^ba^ q^bpu 
%nptu^ b. ipnjubgjtït qunumJhijSmb Ibnpui» b. blib uitLiuf^ 
fjfiupmtjnltlt t 1^£. êuut (ptupuiLob Jf(\''*ljftft bpmq 
mbup b. ^^ n^ np Jbpi^ ifliiu^ P"U3 ^^ IT^"!] 
q4^jPtf iuulrb bp^t [ubu qbpuiqu^ JbKbbu x * ^uâmmu^uilÊJi 
bm {^"'Ijfti'^ b. iuufr gi^iupiULA t tuojuibg }^jumaL.^y 

[Genèse, XLI, 6—16]. 



CHRESTOMATHIE 1 4 7 

n^ifith uiuimuiukiuibh Apùni^iru^ fhiupiULjnïth t l\fOÙ&<^ 
^uiL fffiuniULjîb ^q. (^\''illf^'t''U^ ^ wut* P'Hi^n ^jt 

P-^ 'A alrinni utbmh Irnubtp' irL.pi trn^f^ fi"''tp^ 
Jmn3ttnifj^ Il f^njfjlhi mbuuwhÊn^^ L. iunm^^fit *h 
hiiun^ ijubn.x l^c fif^ur lu// Ilu b-cP^ ^pp'f*^ hnub^fit 
ajlfth *hnaiu 'A ahruinj utbmft» itjJ-pbiuu^^ L. guiçtp^ 
mhuuMbbinil_jnjJ-y L. 4^t'"*P' '^P^'^^JÊ^* npuihuh n< 
tnlnih jiuJKbiinit ffltil[pl»i' f'^'/l'"l'""y-"lf iiui^ui^ybu ^uSti 
i/hnuiiit '''1'^'- "LUi^Jth irtfFb /rppt^,^ ifuiltm^ Il l^lbp*^ 
iib-tj^ &plibfub_ quttLiufpbu if^JrnhghuJb II qQpmppu t 
Il Jmuib^Kli J''P'"l!Hfl' ^"3"'$ ^ "l_ h-plL^pi, Il 
bplruj» Yinaiu Qjuqtp^ tPP^ inunMiffitbt O^iupP-iruujy 
Il lUupkInuiVbfhaji x * Il miruutbth i^Luiub^iuiP jlrptuq^ t 
nftu^f^u Pt Itl0^ ^îuuli t^wbfrjfli 'p JlfinLÊT jtpiifk^ [t^g. 
Il l^l^shll* * 1^ '"Ji Ift-P^ ^ufff^ uiu^tul^uiblrut^^ 
tuatut/ntija II hinpjuilfiu^iup^p^ britub^pb i/oin iuil unuua t 
* Il luîub^Kb IrLprb ^mul^^ luquit^ùi^ L. funp^Uf*' 
Imi^tupj^ qtrLP^ ^uiuLu Ç^t-^n^gpi" b. quimn^u > l^c- 
tummJIruh hpiuquM^mbmab^ Il n^ n^ ^p np tttrÇbi-p pbJi t 

Lnbh Jli ^. nnp jtliy l^ifinncuii- iuiLblr^ng f- brifnf^ 
ij^uipuiLnbji t * Ij^l/J-Ît Irplfifi^j^ ^^l^sti^^ hrLp^ êuêT 
Irb, Il IfL^rlt ^luuffb f^lj^^l'^^g^ ArLp-'b luiT Irb x Irptuqii 
î\ywptuLn%l9 JIj tx * Il IrL^llt bfaftb^^iia mi^lrq^ Il 
iluthm,^ np hiuilit^jib q^lrm %ttgw^ IrLpth luiT Arîr, A. 

[Genèse, XU, 17—27]. 



148 CHRESTOMATHIK 

iifiT unJ\ amÛ» qnn mumah ^Uêunuiijîbp uuli l» 

qan KL^ |^ifiiiii£.iM^ uiiûtkin^ tf ^3118 iP'tpwLnliji t 

* P^w tuifp Êtê^P^ ir^h-uairb oMuqai.irt^nifi'irulb jtuJtlltunb 

irifH ÊUtT "it^a^f L. dlhajuug^ ^i^ULp-hMi juiJtrbunb 
h-pùhnu hajiiumuigLng^ L. utunuLtrua^ un^ i^PitP * 
Il a* itulijtglt Êyni.p-f»iXb jirnirutua ua^njb an f^'Êigt 
jlrm yylanpt^* ^»»ii^ umumltli^ [Pést JV^* * IVC 
tjmub ip0'^Mt irniuqnjb (hi«fittM.nU ^pkts" tûbauttH 
q^ iÇydêupItm t aiulut tun. jï* umni-é^m^ L. dtaLf^mugh 
P ifMiiiJiié- uêiûtir£^ qbtut l^i. w/i^^ in/ri». fi!bq.phuM 

nnp J^ Itjmumnii L. Ittnp^pn.m^uili fhiupiuuùtji* à. 
huianLMghu V^^o* 'A iP^P"!! ^pipt" Att/iiuiffiif0i.na 1 

* 1>£. utpiuuaf^^ à. ùuignt-uat anp&ui^uiiu ^UipuiL.âhf» 
*t 4!^P''y ^/'f/'/"'* ^ ^pÊairpapairuglrÊi. i^pilmjtu 
^Pipt" ^9/")""''^'-''^ qh'Lpi luifuiub Ê^nL.p-lrmbt II 
J-aqnt^ugirii qm^rbuMJIi l^bptul^itLpu qbrLp^ UiJmtjlt 
niupinug bl^lr^gt II J-annifbuap gnpbuib fr^O- HriLiUilp. 
<biuflf«L/ro/i« Ùl LtrpuiLnLp^ 7f ^luqui^u mm^buaphi 

\yL bqhg^ ^h-ptui^uLp,Djb upu^buii h-pLphu jh^Lp^ 
iuju un^npi np ffiJigP' J^pkpt" ^lb'H''"^3^''3* b. if 
uuiUÊÊul^buap bplibpu *k un i/ai t 

b uiiLiu^t uiJirbuipi é^ÊuaMnÊig hLpnat * b mut (1)'*'*- 
ptuLoii gUMtVbuiili é^uiajuiu JiLp* '^P't iimml^gbd^ 

[Genèse, XLI, 28—38]. 



CHRESTOMATHIE 149 

unn unbuihuR nn "'^pPp Vit V """"-^IJ- jut^p» 
hiMitudix 1>c. muf;^ ^uintuLMb S^X^^Juti* nnn^hmL. 

jttftuumbiu^nib II funn^p/Ëjuij^iuh ^uilt V^Jrat n.nu [b^h" 

itsb ""^^'9/^ é'nnnifniJitL. hJl pf^lff '^'''/^ tuP-no-niju 
*t ilfClJ ^1^3 ^^ •^'"^ JJ^2J 1v^^ mut l^wpWLiîb 

4!fP'HJ ^Pipl'" ^^''l''""3'-''3 * \f^ ^uliiirÊUt <|>iif«. 

niULnbh gJùimtubjtlt JtLp 'A i&iLUÊbt b'-pdÇ ^^ 'A 
Xhn^ iXnifutrdiun* L. IHe^HIIH *^dm mmmdhtJ&mb 
ph^hruhmt^ L. wnb diubbtub nu^h *h ununuAtna Itnnw t 
à. ir^wb qbtu jbp^pnnn. buiiLu ^Ln» b. SM'P'^Q 
Zuf/ifLitfi/i uinMtfp *bnnuit II l'^^lÊff t)^*" '/^ 4È!^P'HJ 
hnintfii bi^upaui^Ln^ i 1>f. uiu^ ^lunuMuib glX**^ 
uf^ijt, lu^uiuuuji^ bu (l)iii#iiifc.nïr. wnjuSbg ^h «r^ n^ 
^luJhiunJiat qXbiLu bun b. qnmu AjLn *b 4bnun 
uiifirbunb b-nlmfiu kt^uimuigun^ t l^c ^flff^'g <|^<<'«. 
ntuunb ambuLb (\'"ljfbihutj^- fhuniit^p-nMutltt t L. hm 
%ifùi q\* uu^tP' njtLump ii\bmuii^nbuii .gp^t \\pb^ 
^'uipu^ ffttnLp-biûb I 

* 1^£. tj^ xi'"Lft^ J^P^"'"3 (puipoiLi^p i * Il tp 

fXnifutih iujtua bpbtSbfia jnpJ-uuT pb&uiibauiL iuajufb 

^uipuBLuhft mp^unftb b^fiunnuM^LUg t bi {\'"l!ft'^ 

jbpbuuiu ^wpuiLubft^ L. 209^3""- pf"t ""^^f^A \ftb^ 

luutnu t 1^1. utpwp bplAiph j^Lplt luifù i^nLp-tuXb 

[Genèse, XLI, 39—47]. 



150 CHRESTOM ATHIE 

UÊpiLJiêUbu t * A. J-mnii^lnua muJirbunli thnml^nLpu tuilta^i 
l»Lp-ui%g ^ jipu tp tti>i.p-Jtt!iîb J^pipP^ ir^liuitniugt.n^ t 
L. ^ludpiunh-iug LirnuiLnunu ^ft autaw^u, . qfih-puiJ^itLp 
nju^utiug JSJuqiu^pi an >f^9 Antluig.* L. ^luifptu^ 
ntrmg *^ %Jm t * L. é-nqa^htuff {\''4''t'^ qgnpbuilÊ 
l^ppà. quiLUt^ ^nifaL. pus^LiTjyJ; <^%^ "^ l^'upip 
^luJuipirj^ ^lûbqj^ n^ q.iyp P'jiL.i * \^i- irq^*!» {J"lt 
uh-Ê^ai. h-pij^ag. "/>^^ '¥^i^ iP- ^f^*"/^ tp IfLPrb 
tuiRugb uni/ài, I^P" ^uii. %iiui \*utubtP' t^nt-ump 
ijfinttiUÊppiny ^pi^ Wp^I^ ^lunw^t L. ^"1^"'^ 

{\''4^tf qtubntii mbn.puMULu»Ùi Vj^tubuMu^* q^ mu^ 
P't dnnjuignm jtbÀ T* umuLUiS- atutUrLuipt qJtlJfu /"^T 
à. quiJlrbuub il^^u ^op [idnjt A. quil»ni!li bplipnpq^jili 
^fi^iif^ \ffpbJ^ q^ luuf; P^t "'^^Slig f/" "Y^umm-wir 

\>L. tiîbgpb lri.prb tuj^ i^nL.p-lrtûlili ^ np irqb'h 

""'LlP'* nptqtu iuuiug {Xn^ut^^ |^<- trnL. unil_ 
jiuJirbuijb bpqppb* q^ jmJIAusjb bpLpfib lrqhunamng.ng 
"t- q'^u^tp ^"^ < A. untlfrgutL. utiUrbuiib irpl^pb 

bqjiuptuuat-aa t L. mqmnutLlnua tutBrbtuJb J-nqni^Lp^ 
iiiiL ^iupuii.nb ^êUiila ^'"nh < A. tuuf^ ^uaptuLob 
amJirbuipt irqhiuintughitb^ irpP'iÛLp ma. (\'"lj't^f A. 
qnp pb^ iuujigl;- iirq_ wputvff^t I^l. tp *""l_ 

quiSrbunb ^bjiupiubu gnpirbty* II. tluiHkiugLf^p mtttrbuub 

[Genèse, XU, 48—56]. 



CHRESTOMATHIE 1 5 1 



IL ORIGINE DES ARMÉNIENS. — IIAÏK. 

^f^iffi/^ nbmulruiÊj^ jtujpiiun^ \\niuniumun^ utrntratMib 
"Pf-^f^lf J'^P'^h"» ^ puiqJuliftuh ulhij^ JIJ^* y*unu lUiLÉnua 
Vlù-Jùn V^Plp" ^^ ^iJruig ^q. lupùulhunu ^jtLultunj^ 
amuMbba ftLp mstuùnLp-liijb* Il ^uiubtuiiun. hnLunbwhhum 

[^P""fh h 'P^T'P ^ P^t "P 9^^'" ""'^l'^tp^ n.iunjuntraiUL 
lUR. airmn^ êui^uu hnl^ni.^ à. ajAruinV iuil "I"*^ 
^fiUfiiif., in^tua jUMÙnùi hiLp llA'A^ ^^ ^^J^ ^pitP ''"^'-^'*'i 
dlinLiP 'A LnmutrniuiLnjb npnjLnu Aw"^! npnuP uibnùi 
^P S^VP"^* ruupktUL. tubijLpHïi juipL.iriu ^uipuit-iu 
nLJumjt hilirwtb f^p^ i^mutbbi 9"!Ji 1^" upum^uiSuiLjnp 
mlrn^ uu/n^ npnjLng hi-pna t \^u^ Ciiiiiniiiïr Smtunlfuii 
tutiiL. ^uAifèrpâ nLâimtrnojs, A. n.uutlrpojBi U. auptujp^ 
lingltb^ ^"ibrutg q^utLJUiLb QU'A jtulanA ftLp ^u»pnli^ 
L. tuj^tup^ ùn^b-auiLjhrmnj ^atpnLpùrpusït t i\uiJ-»ttbh-tug 
miuiu OpPI-h" t^P J''Ui^''Ui_ ^^nb" "{r'P fMitJUgi.p, 
J'tpdl;^ II. aiht^ utpi l^n^ijmL. Wp^^ "yl^^^ ^paLitLOu 
tiuiP aui€f-iubnLUU* 



152 CHRESTOMATHIE 

quui^JSuboj^ mnlijjmhg. II. npq^,git Çi'upfrP'h quiu^Jiubo^ 
ibnKÙi 11'^fififA'iuff, II. ËuSrbtuJlmb ungm f^p i(^ l^V- 
II J^ aiunauiiLf L. nniutu ^tULtubiulutb P-nLp uub tp 
[t'vnL. -Zj^J^S* 1/^ ^biUL. ^XuiplrP- qiUmJirp* L. 
iVkÊUittrp fhiuL. ffi^i'pq.nj^ ù. q\* ii^uAuiy > Ùl f^^ap^mT 

pum umnL^mau!bnL.p-bu!li Ibjuihiuùp ^"Upti* "9/"/'%^^ 

^ittJL^t O ittfii irq.lnui^ JlumhanL^ V» ^lumuoiiffii wiiiin» 
lihifi'liijb Jirp ul^ubuMi *lt ^unl^unt 

^"Ul "Ptt V^'^pt'*'^^^ "Pt"^ i'UuiilirpI^ npq,uy 
(^fphp-h uib^putbij^uâlib \^§yR ""L llrbqjtt!bni.p-h-iuilp 
bnptu pbtuLIriui *jt ^uuiuumnib^ apmll^u II uuhf^ wi- 
^wumpwjt^ hppà. IrnL. / mdmg^ LtutT pum boP'utbmJbhg 
TS^mJmg^ *!§ ptuihuiL^I^^ Atuliitug bp^f!b L. *p IP^L 
ungm ^uutq.bpJi apiLgjitjj^ b. utahilii^ ftLpbuibg juipm^ 
paumbutb ut^^imp^ J^pktP^ yXliliuitup ^h J^y^h^ui^mu^ 
pb^ bji ^ut^ An. Ibauiu, 

frira. *h T^ba %naiu qwjuiuipiuljpt '/r fVmaAymr, b. 

*ji juuiniiiufjtj^ ^i^uujf^ L ^ji mfipbf^ f^^'ZlV ï' 'UfP^V 
mJirbbffaLltj b. *h ^mbûbbi *bnput qîJibnLj(;- ^mnaii^f 
^V^S ^"^T J''lfl""'ti (["qipuhu mnjuibXKb tauiJh. HL-pnJ 
quiju n^ uui^tUL. pbi^ ji^uibnLP'btutfp *bnpKb l^tt^'N* 



CHRBSTOMATHIE 153 

l^ittiif n* tui LuÊtliriP^ ^iutuUÊUi^^i/ Pf"^ ihr/LUufh 
|\^/fiif^ iunJruii ^P^l'" ^ qJP'nn-nùiu ^Lpf "png Ip'f»^ 

qmiÊjÊUianLd*tubXlttiu nnjfjuipbatub Vf *bm^ t'iitu^tun^çu 
^malrinbfi ^mbn.irni tuiXrbuub UinpihL^, Il ^unnug 
*ji l^nt^ ^fiLujtunj i^u»l^jlrplibp^ "^jiuiniUÊnwt* Il Ir^hruij^ 
*p q.iu^iu^iujp lip 2^ut^lrtfUiL % ttnimmjtb i^nurt 

i\\infnui mbt^ ^'Y/^'i/ IJ^Q'}'-^ dùiniLfi^ "P'B. JfuiLJU^ 
^lu^nyïr uipnJrtut q.iui^tup(;pt junh mbit^u^ L. htou^fib 
*b da^V' \t'U'*U^ ^'uju'^l^gyg abnuiu pf»iL [tLpbut 
l^i. 0^ f»Ln uiuluifh i&gnL tp '^"^"(fl'^ *h if^RT'- ^"3'" 
JJtiujwpèrgiULt "l^L 2^^*"/ uîiii^jf^ qiiJuumtulfLrpittu^ bm 
^1 J-uiimlbiLnLip-ftUi p-nn-Jib jtLpnLiP Xyu/ijIBnin npiLLiu 

l^L ^l^gf" 'HII'^'L ""[b't'^ fuiuquitf juinbjJhLjmu 
^Lufiunj» L. bl^huii pbuil^bgUML *p ^pXnuiUuîbiLtub 
tLOi^iph i^nLil^ b. uibnuiAbuia auHinùt. mbitLiub ^^"'PJS.f 
utLuUitLbt tuiinrtn^ jbmbna h'-P"^ jhzfjL ^^ tubiL 
tnuiLiuffiib nbutl^bamb ^uin^ "iP'P '"ÇV-P "bnbuii^ 'A 
muib(r |d«n/iani/mf t 1^ unu hy^llM "^^ ijt''P *'""'*^ 
ËULJUib^ b. ^''ibiuif *un^iU2tlb, b. "P^gL d^uêb^iuiT 
^iuij^btu£^ i^pb Yf ^iuntuLJulinnSù unbp n.U9^jt^ b. puin 
%iultiiu^pb£njq. ffiou^pt *h %njbu!b tbnnL^ Tin^ui bit ■ 
'f^l'^iuf^uiiT Çinuqutbti^yiutt 'bjiut 



154 CHRESTOM ATHIE 

Êunjutjfbuta tua. utu qA nm J'^p'h'^S l'H^^B ^^iMimuiphiP 
uiniuJhj» ç-uit *h ^liUiquîbqjnL^jiùi t 1 V// 'mJHik juumaL*, 
P-btuJh. UHumÊUuhiiulth-iUinjupinj^jh'âau qanuinq.uu/iULani^: 
i\iunuuiauiL. pLa mju f^^/. ^ qonmé'nnnif__ l^mi^ bijh 
jkpllbfi' ^wiytwf* i/oMi 7^ uiu^iliubu 'UtutLiUrtUÊ p-niLltlt 
ùnniut 1^1. hiifAiMii ftu^ji ^lunb-iui jhnlruma %nnui 
aïo-ui^lfiua iupu AnLp-iubuiqh mn. *uijl^^ Il é^mbnia 

qfi^ùiiiu%g^ ^ q^iAtùf_ qwj *l» 4^puy ^n JVf^ pui^ 

ilaLp-lnuJp ^ui^ui^ L. ^«'^'Y/A^* ^ ^" l'PP^ ft"""3p 
P't JBrnXbguiL. ^ji utu^Jiubu hif^ uitLÊUj»^lrah S^usbnLMu^h-t 
^Zry q^iutaLum unniu. Il wpf^ AnLp-mufpp lunp^h-t) 

u^hnut ^uiiL q^tmuihltu h^p% b. blîb tua. ^utiL 
. muiiutuiunuL t 

l^uL fV^/ ijumuM^utalTÊUi *h puiqJnLP'hLÏi uipuibub^ 
npj^ fiiq. %tltu^ Il ^Jt qopnLp-jtLh jiLp^ tPP^ qjnpAuiisu 
uuiuuilt^ ^ki^wj^ i^ULp-unp ^uiuutlt&i ^kuilLUito^ 7i 
uui^Jmbu ôbtuiji^nLP'hftuÙs *uijlfUij t 1^ jt mpmi * ii»/^ 
uiHkiuiuuipIrmi^ ^auLiu^lrwa V'^PQ-h^ ^ qP'aiLaùiU hup 
tupu ^utfu II ^qopUf ^uiumuipiuqnLliu L. Lapn^u^ Il 

0iiff/ii IlÙ npjp tP' P^t ^^"-""Ip t''P'"C. '>"B'^"»Bfi' 
utnbrnbutLnpo p-^^uttutlL P-ULUif^ utuùuiL^* L. Ir^Uiu 

jtrqp é-rnliu^ 't'Uf "PII tP'-p»^ tp^ ""jt ^ Xl^aihi^ 
dlmbp, tuib ^ \| mtuui é-ni^j Y^^Q- utu^iuL ^ qmh-tj^ 
uioJruiÊ ^lufuttb-pb-uia qapu pba. JtLp tP'f ^ mut» ^b 



CHRESTOMATHIE 155 

^lu^uimnL. *bnpiu ulm ji^t ^«' /%L^^ I^^Zl ^ qjui^nqnLp-jitJb 
Jlumiûba Anna anLnhwi ^utngni^p gbiu^ Il anniJruanL^p 
uP/iftlÊUtiutu^u *hnnut* L. Jhn Arq^ah jmn^nLP'hA* 
tuiuiu p-ir '*>J'*'fi'*1^ugjt Aq^ t/b-itnnLJS, jsjuifnt^huiifh^ 
Ll iuiffrbtujL P*^ Jb'p *h &tunjunni^liLb }\thVI uuuiuat' t 
likf. luuÊUi uibalnut jtun.ui9 *h JfiÊUuph^ trl^fii 'A 
*^Î"B" it-w^iug II thniubg. Il ^mbiLuanmbaKb lubn. 
7i awnÀnwLiubn.iuL^ i^nLif* "PIJ J'^f'lt lunutltis 
9"Lp^t ,T*uinh ^utibraortut mhupb *h ^hn.nLUin q^ p^^'ly 

JnLp-jitii^ qopua^ I^^Zi^ tPP^ l^Ck'^U'U'L ""^^ 
PfuupunKb nhJIrtUi %*HlP' Juwn.nLqu itupiiÊuqiiùiJa t 
1^£- pi,^ I^^A J^'Q^"h't u^inh JëLpi^ quiinnLalnui 
pbutfip tupmJaj^ ^uiutub^^n ^jt ninLpb^ np QUUp *h ^'"^vJ^cV''/ 
*fi XuêIuJ^ ÎH'^UB* ^ wbinh hfjnut jy'l'HJP 7' 4fFP*HI 

IrpqwP'p quipnjt mJihinJ *h qmqtu^mb^ Il mwhimtuq 
UÊiAâjt 'A i^P^U l^^ft'ig à. Phliuitta* L. iuiu^upiiïtwq 
opui^g ^ft aiuqnLÙu A. ^jt atupAu nmhg, qomp fAq. 
J^ff El unLp ^pi^Uph J'^V't^P h'-pnLiT Uqmq tUfé- 
juif àlrnJîb^ Il ilai^iub ^h Aiupfni* jbrpunL^ qnndtubg 
linptu Ilu i[tuijiuiqiuLnp^ à. Uqwl^uiunp^ ^UiJ^x 

iiub m hruhrtui ^unlj^un^ i^nL^iugtUL L. ^u§pq.iriug 
fui£j{r [i^Jk qy^tBrbiu^ kp^nL h^q^uipp^^ L. ^ji imfudk 
ht-pd^; q\\miuïhu^ Il V^ni hpl^nL nptUtu jtLp /^Q- ^^diu» 
'ib t^ 'bn^iu wp^ ^^/V^t à. jpir^lr miLiufli^ Il ^nyi» 
q(fi»lt iriuuli^ltùtlt JtSt XLn^ |^i. IrqU. (ippli- upuuiiu*. 



156 CHRBSTOMATHIK 

^hgulli il^Jirudtg Jj^nnipuù^ irplj^a^A^ t'Wlb'^ t 

l^irîr. à Jmnmb Stunp mbtuiupmir^p t 

O wjuuihuh aAiuifbmMrt^ htu uHruinut ^tfjy 
qtun^aLpbrgiuL. ffiiiU% Awv* iL^ÊU^uSb^b-autjiriau funp^çp 
à. i^ni.P'unp ir^tubirn^ *h piaLpb J''lfl'^ uLum^ ^^tu^b 
tp, npiuiru q^ usbi^ hap jwpu^n^ milpuiginu^ 
uiuiuuiruat q-uiium/nult an^uibti.uit oopitùt^ «/"/"Q^ uut^ 
^tumbuiib tp\ ù. jSi,^ i^t-uuiba.uur^uiifium jiupnjoplrugt t 

|V«y^ ^uifps ^uy^uy ftjutgbmi^ quyu jii#ilii#£^ 
iluipbruig tj^mliXb^ L. pbJ^UMgmL. *h tl^puy lâupui, A. 
^uip^bui^ fUiqbip^ iuj^i^ i^hriug A. p-iung t^Ulfutb 
irpir^P'lLh'iub *h %iu nLjJ-tùituù^, à. *bbinb utbgbuii fi*^ 
mtuiêih mmhimiuq^ xP^^/r^^ ^/ fi"t ^î P'M'^fi b- 
ÊtibLmL, J^pihp* b. f^ti uhiihçli l^np^mhbuii b 
P-iUiMÊibuit lArfLiifi. *h ^auuuitlt bpb^^uipjtLp iutfiug* 
b UiJpnjJb^ np nbi^ %tim mbubiut 9''iJ'"'ll"'h ui^m^Kli 
^npé- ^tufniP-builîb -I "f/{«*f/t gpoiJraïub mbmb b 
i^uifubtùb I 

Tkif^ ^uii^ iuiLbiut quÊLtup ulb^bta^^ b Ij^uSi^buit 
iifVio^ï qt^mumuÊl^bpu^ in^iug qmbn^ upumbpmqXb 

b qmbqpt HLp tubuuiL. (^^/ îubnuuMhbwia iïxbpbqJuUb^ t 

^^^wiliujbiug iuupù wiuinb^ t^V^'lf^ nfi* l^^HfU» ^ 
iauiubi 'Jt ^m'up^f b P'mqbi 'A pmpkpmuiûbtLuiL mbq^f 



CHRESTOMATHIE 157 

piuqnLiT libj^jiuL.wpt- uibmft^ Llm Ll lunu ^iroiiir, luiiiin*. 
nLJtpinua ^êIêu ^wê h mba^ ht^n t \yt~ Kbjb njunX 
wniuninut ^jt s^uip^ ^Êuuun^ ^mumbma jiUJÇiutn^h 
lubtL. i^wuiirÊniu^tuu h^piubnLfrhtJi hiJtntJm iuqq.lt t 
|| liiifZr ufjup f'P^IJ^ I^P ^np&buig ^"uif i"étk ^"^ 
\] wpi^mb '^ ^tulyounLp-trbf; 11 ^^'AP^^T^V/ ut^baLtu 
((tuuainLiuS-tiylib ^lunju^ %iuluu^tÀiulubn.hpy>, q^ ff< 
iuiujU9èrtnil_ tuuf^ qunumuirnb t^ti^t ummutubma QJ»w 
han qutmutflinpn. if^iLUiiuuÊ^innLp-trmb t 

i^uin Vy^uinliauiuun '^pbnnb ll'^n^^ir lunnlAuiajib 
t"^ 'r>-"f/X 'tt^^^^ ^irqiuunum^iuTÇf jg>iufuiq.untq.nLn^ 
luunutuiljjb , mbXbçtUi ^ ^tuumuiaiuaniJi , ^mummnhiib^ 
^nnnilutÀhq.^ nL^qj fun^htT II. *^'*'9j 1>^ kwvb 
jjtpmL.nAu ^ q^ num 'V/^^^^A^ ^uAqtuJiubtua lubÀjib 
nuSrbttnIfh ^îu^lP-^iÙiu iftiuflriuL^ IrpLji tupftu uiju 
* lUfA. JùibmLJubiL h jtuqP'tuliiUuh-t unnui Jh&pb 
unb t^tnqjf ^ 'A 'bnt.mlÇbi nbq. f^'-pà. ^^ijf * 

Wlfl' "'" c/^'" ptuqnuP tuphtuLwb qnp&ng II. 
^luqui^uiùu/b ùiupqw^^ L. lu^tup^ jfitnLP'h-aiÏÊa^ Il 
^Aiu^iTL^A^ ^mbq^uftg^ nptqf^u qpf; ^V^pf^qf^P Jiuqjtumpnu^ 
II. ^nil^mb btup-ntjt^l^nu^ ^b^btui luilù ff< uiuùiUL. 
ilbiLuiL. ^luLqumbuidh. jfti-pnLtT lu^gtuip^h ^ jtûltXb 
iuniibtnil_^ ^ntUrbut^un "P'^^y hi-pauT quiq^ l^*-p 
aniluwn.uiqt 



158 CHRESTOMATHIE 



m. UÉVÊQUE JliAN. 

^Xmauiau mla^tiXbnL. tmftuLnumuh ^ A. tl^ÊnaL^ 
^finiif, A. uibJmnLp-buXb Ll ^uiinu^nLm juouji^ 
Il aanS-n^f L. 'b^tubuÊifli^ nn jT^umatjtm *h 
^M-niuf %nnuâ hq^, 

}^^l_ {Jn^iwi» buifiu^nuinu^ "P'tt <|)""«^^'*{/ ^"U^ 

h-Êujtuùniunu t 1 >i. tp uut unn ^bn^im.nn^ h. êrplL&^uL^uibtp 
/r^VJEr qu^Xii ht-p dlupiL.LuMb uiUi^na Lu lunnt^iu^uusn.èrnXu, 
Jj^i 0/1 liy^u tuÊiq-miTit^ m^iifïrf-n, "Ni uiuJuiiùi ^kuftnil^ 
lutuaitp^ Il qkJInùi Lhdh^ l^i. jutq.iu^ni-P'lruA u»n.mbg 
«iiiJrny f^p ^èrqbiutj ù- n^ ^tuptp utwt quiam^aLP'hii 

iubwnj-iuliu' A. ^un-utmuiÊ^u i^npé-tpi 

C) /# (^n hpnhm vliuiinui 7' TÇuibiuunun^h nLitliuUy 
qP *bumtn 'bw ^h q.piuuainL. '[bputi ù. ^"SJP* ^^ 
t^uihgmi. uJitt oiniif/f unumuâbh 1^ ui^jpiup^mùtuu ^b^buii 
*t ^t* ""'-"bp iniq. J^fj P'nLp qq.OÊnLnif mqbnbmlnuiumplSk 
Va^ÎT^* /«M-iif^Aiii/ tf^A/iif liLn oSbiui tttrpXbuiij ifuip^ 
uitt^iU£^ bqJruai *jt ^/fli7u Am*» b. oa./i^ ainLbuiÊqniMat^^ 
/iLJi. b q^unn q^uîbuiiutup^u h'-l'* Pbpbu jublui^ 
quaqnt.p-b%ir i l"»"^ X^^ jnpttLir^b&bua^ ilbir ^muuibtuL.^ 
Zl i^p ^mlliuiLJîn^ ^itugnnj djfbj^ qb V* F^'st mbuuMb^n 
biqhuqniunins fXn^niii Q^fi'i Jb^tuiul^u qmpjwabm^ 



CHRESTOMATHIE I59 

iuiibiftun-nm ifi»tpt Y^ unu f^^pit- ^Çf» dlrnXbguii. ^hS^hiUib 
i/oin 'A ^m tttïroji, uiiuttf uunuuiriut mXn^u^^aL ani.iùi 
^wnùuibtp qhnmuuibuibuig Jihinb^ Il mutp» ^'^f T-*"- 
ifuiqijuiÊUu^ ^jt , ^ptU "y'^i ob P*"^*^ ^ A^ pH^t 
.g/fQJ W^t "UP"* ^^-J.' "éL ^*- vb" Ê^imlruy II. n^ 
hu il^Jrqj ^[P'I^ '^sfl' put^-g. f^^^t V"P ^"^ iÙ"t t" 
hpt'u fuouirtni s XÏ^uAiuluAi^ qb "Êjfi' UÊpahmà Llù 
nJtmlramL.y L. juim jmdlunJrtug unnU hfuAiri ^ji khnjbt 
l^iuiu niùimtLwmhtUÊi ifluu mln^iub^ bîUlS 7' ^blJ 
mbmh* L. uni. muÊniUL. tfbtu ilirunL.ujt ^h '^mbmanup^f;^ x 
y^L. tuiùtb Jttnhutp^bi ^pmdùnf^n II utu^p» ^^ érnjt^ 

ani.P'Irmb êibiLb nUriT 'A 'I^P"!! 'B-"* I^^X ^''' ""c//* 
ÊUUÊmÊUujuunih uuwXbçb^ li'P't "UP utLmqwù uuimbnn 
yuntui^npir II fumiCbtuij^uig /Aiu/ 'A iJiublj^nLp-Irbir hililtj 
bu nf Klif biT mpj-utbh unn.wltul9 hp^g, b- unJ-iT 
iLbiL *h 'ùdjib q.npé- ^uiiTt l^i. ^m ^jt i/t^ b^bmi 
jUiilutiLtp "UP^f ^ "*" A.tf tuip ^Uib abiut Piuui 
nniiwpÊup qqJrmLbutB V^fiff 'H'tp ^Xn^mb akbn^ 
bi-p^ Uinjbbi qbui bpl^g» Il juipnLabwi ^puiJun^p 
inLiruibbi q^uMUttUiau AljbngKb ^ Il mpquiubt ujùi 

tunwannnut liki. mu^p, \m^pP' 7^ ^^^1 ^"f ^ ikièC 
iLUL uibiL bpirn qbn£l^ aLumli but l^i. uibaunT ff< 

q[imtp qtyp'i' P^t jnpJt qJrqiÀ l»gt* ^^ (Jw^uA 

JututitLabuii pnuùi ^ui/i^uA^/i 9^/'f>/^) b- muf^p, l^f 
^bX f[OltiȤL ipSp'i ifinfumbiuli^ qb ^pt^ wpuipjt l^tJJ 
1-ftCfA "v/fAr jÊuJùinJruii V' 'l^P"!! ^tlfl' l^^^lip J^^ 
mtun uiiuui aiùiuiauip J^jîf' ^uSbbiui 9^p*9 b. 



l6o CHRESTOMATHIE 

lUtjM wpiui^h-wg t 1>i- unu iuJIrliUipi hp^u ^mub 

jmqoP-u ^uid^ i !>£. %n^ui utulrb* Yj^^lb" 't"''* t^'' 
aiJtbtta ^tupiUL. 'A •f^^fj 1^"^ ^''' mut, Wpt-§^ buêiQ^ 

jmqoP'u^ ^uiuii q^ ^pt/f ^^ T^^Y ^''^''' l'uptUugA'ui^j 
JIrpP- iJ^^tp't lOrpP- é-jiS-Uii^lili. 4^<^ ptuqnt-iP 
mbamj* jmJîuÊÈJrÊUi^^ uêêuêu atpirmB ^mtjùblramb i*"/ 

jmqoP'u plif^ *hilùi t l^i^"* uiut Ifj^ài gunpl' ^t-p» f|>* 

hP' \\i2^sy8> à" jbéu ^ "l *» jtànt vu'i 

luuiri fiiu: qjtu kn^g uiptun^ U. Q^ffl' utubÀuiL /T'uii/^iui. 
UiiL Zl uSbat 1>t. Uiulrli g"!]!^ ^^"^t'd^ tH^' 
iXwphgà'u tAn.pf^ lâiuufftru utu. buihuunuinûi»^ L. 
muuiugbu* IJ'^Afiin^ui/ fih^ vb utpiunlrn a^u Êrpt^x 
Ktf A Aoniif iUipnLairuÊt iibÊuahmi ma. buâjjtuLnaniA^ tuut 
abui* 1>tf tTbpmhuiÊ 1^^$ ^ mptunirp q^u bpf;gx 
I^L. ufff^ mXn^tub* lliif^iMiff^ ^n^ Î'^'-P P^pt^* 
"Î^L Uiulrust qfjtipb tuipù 99-tb"'4- ^"l""* ^ mut* 

y^p^SL uyli ^Xn^inli uibguAtp tua. "f/q^^tgL 
nLpniAtti* L. çp J-utdlulituub 9*9/9^/"'" J'^'^^'^l'U * 

V* lËUiqui^irp uin-lbui uup t^ Jl'Uf'-'ifl'f à. Uiuf^* Ç\p^bu»^ 
mtp buij^u^auiaUf 1^1 ^ ^jHJft'"'' W"^ {Jn^afïr. 



CHRESÏOMATHIE l6l 

(|)ni.7 II intuuttuu^ anLu^ht l^if^ "UP^* ^\^ Jtuni^n 
j^n anLuah 4''^'-? ^ mmmïuuL^ Anhiiubml^ qjt mmpw^ 
ununinnLa uabhiriubbu Q^ifJ 1^<- ùiitmu2uiu^jVumnL.é-m» 
i/li hl'pà. ^aiuL kuijtulmuinuli ^jt ifuAu hi-n^ ^u»uKb 
^UÊpnLwS-^ h 'l^P^'U 't'npiUy ui^uêul. pf»n- UiJtrbiUib 
lubt^tudu Juipuutn unpui npiul^u q^ni-^ S^'p^u^^tJ 1'^'- 
Jb-é^wiutu ^tutub-iut uibl^biui *h utuAfu/bu *wpw^pu 
^mptiL-mi^ng^ Il 'A lA'é' uiw^iuuih Ùuup uiLHLpu autaiiLiTt 

II"/'" Jll^^'3 k"ll^*''3 '"'^ ^^ ^*U^"P'^i uiqw^nuu 
f/7fiu ut luth i *!§ 'l^P^'U ^nput tunoP-u^ ir/r 'hpffl^fgh ^<c 

y# guiL.n^ t }^pji"P'P' fufrp, Y^^i ^" "4 ^^ ib 

^tupbd* on^ opÇb&t IJi^uitT uîbh&uiblri^ P''*! P't 9"!JP 
buihul^nmnu» \^"H "*^ anM%uqju»mt^p Q^tui junbé-uid] 

*^lP- J^'^tp "Uf'C't^ i"UP J'^I^P'" ^ tuufrp, S^tp 
V ifiniff-iii^y n.nL njiuilru ii^ bu uup JbnutLup biP II 

uîbuipé-iub^ n^ alimbiP uutnJnLuu inpnLiP pJanJbbaunu, 
n.nL ihpltbui ii^u JUU" Y> l^pt"} 'ib ^uulni p-f: V^'Êip 
buihuunupiu nUL. tùbh^bp^ Il wubV ^n aunihi. bnL.t 
^^Jd [uiL tp P»^ ilùi^» ^uîba^ ^q-^mbiP OUNU^ qnp 
lL. vfi't^ utulrb t 1 >£. vunu uiuuigbuii mbn.çb ail-^JlbgtuL 
buihuunupiubj II uuuuml iuidh*buipi Jiupuunmi JinLJU 'A 

ptug p-utAbi. Il tp hpP^ Vt'"'?-. ly'"'"*B' ^mn^JunmLlt 
ju/pitLobuti nnfuiguiL jutjuuif^lbt 

Wlfi (\n^f^ bu/ltu^nuinu npnJt ^uinJ^un jnpé-wd 
bpP'unp ustL p-uiqtULtifii ^"i/"^) luiuquiqiuututq ififtp 
%naui, npuil^u fuuinuitnijb iimbXb jiLp qpP'tp Juiq.W'^ 
^nt^buili^ npnuF iruipuiLbun u^mu^hmf '^''''t^'^^C* 



II 



/ 



102 CHRESTOMATHIE 

jnmu II 'Ji ihaju uaqtp uinju^ P'uiaiuLanui^^ Il 
qni-nmnL oAunb ui&f^n uuia.iufh'tnJy 9^pi^ ni-nmni. 
mjbêuf^u Aiupir^ailj f^^^ ùtuiLm^ns atiuui ^ i^ nmb 
hiiuiJiirtttJ ataJitp 'h êituui ùêuoMi^tnps^ iuuirtni£^ Ptr 
nunm hJ^ nunm h-J^ Il ^^P-I^*^lb Vj^HU nmnJiUiJl 

l^uù 0-maLtuiMnjSb qJhtJt^iubu Q^h'-H^'ff uêuëP qui^ut^ 
nuibu»^ ^nirmt II ÇU^bmi^ t^tKb *ji ilppÊy nq^ub 
^n^mUbnL Anhituisuiù pf'1' Jb'nuia jtLnb'uusg» Il jt 
P'UÊq.uiLnnuiuii «l.'Y/'W umutatUL jtLp alrLqu L. uiampiu^u 
ù. auAXu jni-nuw l&'kinj b. q^nu aiuaJbiutnj ^in 
^mh^Ê^ t J^^aufltufi (;p «<//>» ^Xn^uibu ^unqlrua^jfin.J-i^nL^ 
P'buib II juiq.ui^nLP'kiuli quiJIrbiujb tuLnLnu ^ùuwg 

• _ 

an *tp UinJ-uiu t 



IV. S. MESROB CRÉE L'ÉCRITURE ARMÉNIENNE ET 

TRADUIT LA BIBLE. 

C) Uiu^mbmutrmb mq^fii II' q^J^tujmumuili iu^Ciuip^u 
qutumnLtu&tumnLp j^np^u^ 95hPlfl' fA'-^") ^ qilutpqju», 
udrinnLP'Irtulsb iuiupq.kL *h mlnunit^ maLbutij p-f; jnpnuT 
J-tUilluliUi^h L. nniqjiult mpiuilk ntLuunjtn ilutnqjuÊqlfuniL^ 
P-Iruiîiji. unumJBru^tti^ ^^9% ^ ^"pH^ ^Ir^at^ut^pob 
4uipu ÊUiLÊU.pKbnLprlr»ûb x 



'CHRESTOMATHIE lÔJ 

frbuib iuuuihuu ^tupé-hiUÊ ^t'tii^watjta n^iunnt^htudulb^ 
L. hl^bnii *!§ qjnuùi J^ p^u^l^mJblruÊ^ p-mqautjnpma ^unng^ 
l^îu^lruii jUÊp^nÊjbaïuum njitjuwpb^ ifi'tp uupuuiuutp 
tup^iinuÊUtnLp ^piudhîlipli X |>l ^dhum h-qtrtui mj^iup^ 
^uilihui^ i^mnaLg ^jt qptnuipmlnub ùwpau ù. juinjut^ 
^ui^^iT^ L. ujtpbri^ tp ÈuJtrhIrgnùi Jk^miBrirtuo L. 
tjin^nûtjjy hdiuumnL^IruXb Uin.iu^npq.hiui jhptULnÊJbu 
lUilhnbuub* • 

JtupiLUiujtph n.iupAèriut. Jlrpiji^uutunp jpb^irbf^ quiJhrbuifb 
qpMunJnLJtu^ L. uulAtiui qpwAf Pj"" unJrmtuptubuiutaib 
^puiJlubltb èrtu^f^p oflf'h tuJhrbtuli^tranig fuiu^injh 
^i^phuainuh t 1>l ' ^tuTÇlntu qyptujtulima . iuiinjtub^ 'A 
hw^tliftp antitiùt vOn^fffuinii^ tu^ui/^irpmiuA lutunith» 
II. iffipoliii JfituliAuilin juîliXli uialAiii/ luiL^in fipobuiLJip^p t 

lULlrmmpuMbfii Iwtp* ^ miBrbunb If^pP-ni^lnûb ^i^un-, 
pwn^ quibXit mniJnuÊ IntôbiuiJtp^p *J9 ^uiqg L. '^ 
é-iupuML.^ *jt gnLpm L. *h JXrpl^nLP'hùt* /unmiupni-m 
biibuMÊy luutpÊuqbiuqtLÙruui L. alrimimm»upiu& uniunnuo^* 
L. q^uibajtum Jtf^ll tbz^PII J'"'"'WLjnp m,0bnL.frtruiJh. 
*t P'oP'uifb't lu^iub i/^iuptp pfuqnuT mUt^tutH L. 

(I) L'édition de Venise, 1854, a ici ilppui^ni.p-fiùi^ 

sympaihU^ annpassion ; il faut lire évidemment ilzffHu^lrifnLp-jtùi^ 
peineSf misères^ épreuves, 

II* 



104 CHRESTOMATHIE 

quny miùtf^p n^ iiuf^iui. J-iuJmliiu^u, ^i. q.winut 
qad&ûbu qamummutnu JP^L^ J^P^^S'^^^^tp > lujua^ 
Ltrnmbi uJfb unJrmmpmbwliiûb unobiULJipnL.p-lruXb % \>*~ 
mJtriMUipi AnnXni-P-buÊbg 'A i^P^U ^u»uir»ng LuiJùntuLmh 
^mfniJp-lnuJk mtunirmt^ à. ua^d^ tniMiui.nnhiui II 
lUtujé^waMiainui h ^uibiL^u 7(abtuutniuuiub ^luZfnf 
1 ^ fiiff «if-^if# A. Jiuni^l^iult IfninJftuft 

VA.£riit/ tti!iinL.^bmbL. bnmbbiijnb quijutbbpmbtuiub 
hi-n^ bpP-Uijn *h iVkanP^, npmjP pUiL. iUiLiuf tpttp 
hjÇiuMt ^ mJhhfr^ b. "hnai/^ pbn.nthif;p npuitu q&tufL.un 
J^jtmni.&ni piupipbnn, b. ampbiuiu^mnLp-biuJa muiuê^ 
utui-npbp puui ut^tuùbpmtuuuib ^tut-Uimnab ^h ^i\nhumttuz 
l-fttfA bpuabbiLJub uwnjf^ tluintjuiqut^h qJuipnjuuibintuf^iuli 
^np^u *h Jt9_ u»nJruai_^ nLunL.^um(;p qj^uil^h^u ^utnat^jib 
b. atuL-ÊUiLhlM^ iji^iuiiuti. jt2jpvub^ ilùimiuùtuptupnLP'buiJat 
i) t tp P'f *h ^«"iu *h ^bP'iûbnuwLtuli unalnpntfibuAait^ 
qnpu q.mpJiaL^tuÊiirp *ji q-pinnifi^Lli TÇ^iiiupmnLp-btub^ 
b quttttrbbubuêb tntMiuLnnlp yunp^uia amhhLitx (\nptn 
*h Abait tiïrS-mJbS- u^iuti^^^^ bpbbmij nbLiua^ i^P'H 
b iCH Iv^^l'^'L. f^'Q^^V^i putpàbtut jÊuJXrbbanÙÊ 
£ubt^u ^*b^niMuwbp" q^iunu&uibu hL.pbtûba^ UMliLut--^ 
IS^*L 7' hnqJuîbtt 11^iif|ifif^ t il tuub nptn wn.uii.bi 
nLMptq-jip t^tlib ÊU^juLbpmbuii^t ^aabùpoL ihupn.iu^ 
tubmpli^ ifuiub ^uiLiumiia b 'Ij^pn'-lf "P unifui uii.u!br^buutL. 
'A uitLnp S^PH JbpÀtuLJtpiua ^f^/iAumnif/r apnJjL upaniLg.t 

{^"US lt "L ^P ^bC ^"U^P^ l^fP^"^ pêuanuP 
iuuiuuiuai.p-hti ÊQ^ip "^jdiupmnLP'buib iULMibnJtab lua. 



CHRESTOMATHIE 1 6 5 

tuJUiùèrpmlruÊiuïi, huL brnwbhi^ ^mnrLtuuibmb miupw^ 
l^nLubrutÊ ^jt lunn^nLp^-f ht-P^ wn. T* umnuuS- muiUiL^tp^ 
nn Inunnnb ^ jmJlrbuijbji^ unLnuibbÊ Qj^hp i^U lAranthu^ 
nnml %mjmqnLP'ltûtb imELmtJrini.fi- jtùt aunaç 9P*"lj 
l^L. jwnnLgbtui nnbitL.^lrmÙL ^tuuiiîbirp iuil. unLppli 
llifi^fifA ^uiipmtiibrtnb s^""]"^ juiquiau ^ninu2uustuq.ntu^» 
fraltm ^tu tuit-iui-h-t Lju diuiditu^nti unbiPi \yi- J^"* 
atuanLiP fu^lta II iuwitumni-P'èru^ig II n^ A^A. ^'f'^LSJy 
rLtunkbiui lUiqoP'u munuLpbbin^ #1^ umniÂtu hihnntjA 
linnuT auitifiitijlib t I^l JXrltblruMt Vf tlfiittruilta^ L. 
iuîbSb tuiLbuii upiumtuiihbnnLp-liiJb^ TSl^^Kb utiLmUri 
^mb ouiiLiULÂiu t 

"Î^Libin "[f^phi iruibnLnbuit Ê^çn *b p-wa.iuLjipf-^ 
\| iLtuiQuiut^tn^ np à. %m iMiiUiT'btufuutbXiMnntq bnbiu»^ 
mtLM,^b*lt 'lYirbupnifp, uipubbputo^i ^uîbn.bpi 'A 
Vï^bftuqbinu X^unpLnat !>*- bpfrbtui unpui lunLqj^p 
iiLp ni^pb^ jfifiuuinmiihpHfa ^tuifatuij^p qjtinnLp-hii ; 
IjkL ^UibiUinibiui ^VkUtbltti^ itLifbSù biiibulnttiinuh 
^ unpLng uiiLiuj^KbLnj^ np luuwa ^tRu gnLgmbbi qpjut^ 
'buiqbpu npnLiP auibùuupbt I^l. jbin piuqnLiT iu^jpui^ 
mnLp-buîïta b.jljluinLf3-builia b.nLudùiha ttib2Ui^ uuiuabwi, 
qlt n^ B^P^U 9^""*-" b. ngMtbu tuiAmpbmm^ pum 
^uiibpçb ibuniJtu t 

iXiÊilbé-WiT ^uiLtumnif^ muil. Y^umniMii- mupuLpbji^ b. 
iUÊiofë'u U9pmiuunLiuipau tutL J^timnL.tua duimnLguîbçp^ 
^ ^"U3^P J'f'f^bani^a mbwnjbçb 9<fA'- b. V^lbp 
anLouibbi u^fuiditu^bipi ujuuituqpiug t |^i. mbuuwçp 



l66 CHERSTOMATHIB 

n^ *h ^mii irpwq L. a^ jÊupP^ULp-huib mlrujti^ ui/i 
7^ upmnu ann&iunuusfi irnluiL^UÊaifUii ^nautps »u^a 

'h Xbtuli 4ÈPi^ ^i'Kb ni^tp ^uinli^ L. n* Jfiuifb 
Irpùjii.P'tu^wL^ uut à- ^mb^mJuili^ mJIrbunbhâh^ npiutu 
jtUÊlmUJi *fi J^mu %npu§ ^êULiu^&giuLt 1><. jiupnL^ùuii 
Jfif^PI^^ htiUilrqS- ^^ïriu^/mif Jlrp ^utbttbpX iV^ni^ 
i^piauliL. m^Lbpmfti. l^whi^ultinL^ np *h XïuiJhu f^p 
J^ttipituuhui^. LbpmuikhiJruti VRj'fi' /riim ^ptuduiLb 
Ty^lrupnifpuu ^ttipaaiiuirinhlb II lfpi^lriL.nj, 't''l^""iP^l^4^ 
num ^untrpf^ pum lubuuMjP-tu^nLp-lruA ''l"I!!P*'Ul'3 
<fbijtfbuÊgLng. 

I^i. f^u^lfl* *f> P'mp^JùIhnLp-jii^u ÀbaJbiupf£h iuê 
lunp^pq.iunwp uLuuMbbÊn^jV^ iL.u»bu»a bJmuÊitbnÎL linon* 
Jnbh^ anilmbiL.tuLbtUÊ q^uuîb L. bpLnL^ juâiinbjiuL^ 
o^^Ir finifiAuiniiiirffZr J^'W'-lJh ^Hl f""^' 1>'- lu^uiùbpm^ 
*bnpui {Jni/f>iiA A. m\nLJi(^i^ *h 'bnjbu ^u^iuum tfittrpt*, 
1>i. qmpniJbum q.p4nLP'bruXli nusniMutbl^p JtAftuianib 
m^Lbpmmg ; 




. GLOSSAIRE 



U 



ufauf^y /i, uiLy d, avare. 

tuif.u»^nL.p-ltL!by s. avarice. 

uiq-tuLfii^^ jtiPy luqMy, V. L s'habiller, se chausser. 

uMq-tupuili^^ jty wi.y s. village^ champ. 

tHfimjjtiîli/rj^y InP^ qntjjjty V, t habiller, vêtir. 

uiinuanCby a, sec^ desséché. 

'"Z?» /'» "'*•» ^' î^ation, peuple, famille; genre, espèce; 

*"'L!tb '"Ï3ti ^^ ^^^^ genre. 
uioryp^ n-kp^ Q-^Pfif ^' hanche, cuisse. 
uiqiiy Êifiij quiJky S, nation, peuple, race. 
mqbfit.^ 'bnLJtj 'biiLMiL^ a» noble, distingué. 
iup-niLy y^ nilj S. siége, trône. 

mÊthutulrinj*^ uiuia^ ifio^, S, alphabet* 

lufutn^ hy Hlj s, mal, maladie. 

uié^ir^y bJ] lu^y V. t. amener, porter, produire. 

uimjy tulniiby UiLuidh^ pl* vabnùi^^ X* œil. 

ml^l^mn.njgy a, qui ûxe ses regards sur, qui a les 

yeux attachés sur. 
111^, ,/i, /il, j. crainte, épouvante; ^m^ ^ui^^u/Zr/r^, être 

frappé d'épouvante. 



jà6S GLOSSAIRE 

m^ttf, adv. voici. 

ui^tuqpt^ a. terrible, effroyable. 

ui^iuottur^^, adv. voici. 

usqus^nqihi^ fi^ uml.^ S. palHum, manteau d'ecclésiastique. 

suitiua.^ ^* ""-* ^' ^^^^^9 cause, V. juiouÊ^u, 

tunuiqui^^ ^, ttfi., S, cri, clameur, voix. 

uiqtuiitulilfÊ^ V, i» crier. 

wquijM^^^ bj] hgft^ V, /. prier, supplier. 

^ tuqbnbutliuiiquifiTSk^ jt\ ftL^ S, carquois. 
wqki^HULnp^ ^, lUL^ S, archer, homme habile à tirer 
de l'arc. 

tun^UÊniiob^ V. mqmtunqnb» 

^ itfo^, tuniju^ ûm sale. 
iuq^y ^, ^i., S. bagages, biens. 
luqjht.^^ iP^Jê^ i/^iui., s. trouble, situation embrouillée. 

"'q^P'^i Pts> P'b^^ ^' prières. 

tuTSkUMunuphi^ bJ^ ^sti ^* '* ^^ hâter. 

uî^bi^y bd] bg»y% V, i, croître, augmenter, grandir. 

uiTÇb^nLguiÉilr^j inP^ 3"^3t9 ^* ^* ^^^^^ Croître, agrandir. 

uij^ fty iuLf s. année. 

«wii/SiAr, n«, Ai;^ OU ^, iiic^ J. VaSe. 
uidtuniy nuâUy nuada^ pi. Uidmnnubo^^ S, été. 

uijpnfu^ A, ^i., j*. troupe. 

uiJir%ui^bgy^f a. qui vivifie, qui sauve tout le monde. 

uiMsuf/hf ^, ^1., /r. r^//. tout, tous [50]. 

uiSrblr^lruili^ mJBblr^îla^ pr, COÎL et S, tOUS, tOUS les 

hommes; pi. irr. de mXhu^ [50]. 

> uii^u^ tiunj^ n^y S. mois. 

^iUf/Stf, ni nil_^ S, nuée. 
iuJptubÊut^ iuj^ put^uiÊy V, /. se fortifier. 



GLOSSAIRE 169 

"Uft^ ^cni, ^h-ÊULj s. vigne. 

"U^^Ct^ tf ""'* ^* v^neron. 

"(JT-i "UtP^ "Uf^i ^'^' [<*3] /''• ^^^' ^^» celui-là, cela. 

tyrf.uiliuJ9^ uLjfjj ufriuL^ pr. corr, tel, pareil [51]. 

MjâiT (pour iiyif «fiiiiT), adv. maintenant [90]. 

lin/ , cû/t/\ mais. 

iui/Zliiii/ ) a. divers. 

"U^y ^, fig et ufj^l^y ^^-y% ^t*^i ^A-iiiy, j. chèvre. 

iiijïi^ tiyttpy tnjl'd] etc. [43] pr, dém, ce, celui-là, cela. 

iuJbnL.^lrmhi.^ adv. ensuite, après cela. 

"U^ia^'ti ^^' ^^^^' ^^^» ^^ *^^^^ mesure; ût^z/. telle- 
ment [51]. 
uijbtutuy <^v. ainsi, de cette façon. 
lujbu^u^^ uLOif uh-iuLy a, tely pareil. 
uijuy lujup^ "n"'^ etc. [43] /r. dem, ce, celui-ci, ceci. 
"Ifnpi.^iy adv. savoir, c'est à dire [48]. 
wjuuiliu^ adv. ainsi, de cette manière. 
tujuuijtujt^ uLoij ulruiL^ a. tel, de telle manière. 
lyuofiy advi aujourd'hui. 
iiiyin^, adv. de là [90]. 

iiif/iy oiilÏt, mnuidky "'p.Bi ^' hommc, mari [28]. 
uibuillbnùilri^^ a. inopiné, inattendu. 

u^iiautuiuif h y UiLf S. désCrt. 

liîitlupj-uitij /#, jiL.^ a. indigne. 

tubt^uij^ adv. fois, coup; encore, même; piuqnLjT mb^ 

fuiJ^ souvent, à mainte reprise. 
iubi^y j»y hi.y S. champ, campagne. 
OÊbn.^ adv. là [89]. 
uibq.tutf^ ly^ rtil^^ S. membre, partie. 
uîl»^t% adv. là; aussitôt. 
tubr^p^ adv. là [90]. 



I70 ^ GLOSSAIRE 

aûbq.pÊulsli^f 'L^ft et %^u!lsf ^f iul, S. et a. aîné, premier-né. 
• mbii.pt'b^ adv, de nouveau, une lautre fois. 

uibir^^ ^Ljy^ a. d'Ani (y^), .viHe capitale de TArménie 
sous la dynastie des Bagratides. 
t mhlt&mbbi^^ inT, ^^, t'. /. maudire. 
uib^uib^^f jtj^ mls^tuj^ V. L tomber, s'échapper, s'enfuir. 
iuHliûif ^huibf l^bmJa^ S. angle, coin. 

uA^anjpt^ gén. pi. iflin^f 'îf'bs ^^ ^""Si ^' ^^^) COUChc. 

«lUÏ, à[îb^ XmJ^^ s. âme, personne; souvent employé 

comme pronom défini^ lui-même, soi-même, etc. [48]; 

i^aàUCli^^ au sujet de sa propre personne; jmbXb 

iuiLÊi&l^^ recommander, confier. 
mltibbu^^ 'litft^ 'ittfii-y a. fort, aux membres vigoureux. 
uibilmnLp-ftihi^ s. folie, sottisc, insanité. 
luï^^, /i, /ic, a. inutile; qui ne gagne rien, qui 

n'obtient pas de résultat. 
uibnLiuli&i_f Ifii^ Ir^lif V. /. nommer. 

ii^nûi^ %niM^f IbntMitihj S. nom [l4J* 

iubu^uipmlr^ti ^* invincible, indécis (en parlant d'un 
combat). 

uêb^uÊinh^^ hJ] bgfiy V. t séparer. 

iMsbuiu^^ uaj\ uwifl»i ^' i* écouter, consentir, obéir. 

tubuiyP-ui^nLp^jiiit^ S. rectitude, fermeté, infaillibilité. 

uibmlt^ adv. de là [90]. 

uib^uîblri^^ inl^ uêb^jt^ V, t, passer, marcher, s'en aller. 

iu^^bpm^ ^, iui., s. disciple, sectateur. 

m^ui^irpmiu^uiÊi ^ a. de disciple, qui convient à un 
disciple. 

ui2»u^&pmlï£_^ trj] ir^f V. t avoir pour disciple, in- 
struire; IV. être disciple de quelqu'un, le suivre. 

m2j^ium^l^^ jtd] Irgmj^ V. t. fatiguer, travailler. 

uiib'wmnLp-ItLb^ S, fatigue, travail, labeur. 



GLOSSAIRE / 171 

"'zb""p^i /r, iUL^ S. monde, terre, contrée, pays. 

ui^iif^^mf 111^, ^, lui., a, qui appartient au monde, laïque^ 

iif^iu^^iiti^A-iif^, a. séculier, temporel, civil. 
yiimiiiiifiiMi^, ji^ uii., s, tour. 

ui|<^, ifi4iiftf, lu^^^ s, les yeux. 

u/wui, <z^2/. puis, ensuite. 

iuui^tu^iuU^^^ hd] hgfiy V. t corrompre, gâter. 

tuuiœ^nif^^ fiy fii.y a, sûr, assuré; jutufiu^nil^^ adv, en 
sûreté, à l'abri. 

liii^ujui, s, habitation, lieu habité. 
^wu^uiL.pif»i_^^ ftif^ Irgty^ V, i. se confier à, recourir à. 

iuu^ui^f^^ conj, certes, sans doute; n^ muiiu^f^y n'est- 
ce pas? 

""HZbu t*^ zts'^jy ^* '• ^^^^ étourdi, surpris, stupéfait. 
uMu^2^^nL^mbhi_^ biP^ ^"1.^/1, V, t étourdîr, surprendre, 

frapper de stupeur. 
uw^nL^^ a, hors de sens, stupide, hébété, surpris [91]. 
'"£.> 1)) "4. [^']» ^* ^' ^' droit; droite, main droite; 

jw^iîti ^ droite. 
'"ir'LL"i* l'y '"^t ^' ^^^^^^9 propice, prospère (aussi 

luiLj prêp, à, vers, pour, accus, \ chez, près de,^/;^., instr.\ 
durant, pendant, instrr, lun. '^, de, d'auprès de, 
de la part de. , 

MifLui^, ^i, lai-, s, proverbe. 

tuiLutUlAy a, particulier, singulier, isolé. 

uinjuhg^ prép, sans, excepté, gén, 

uin.tuf^ lu^ s, front, tête, devant; ^q. œtuuf^ au 
devant; v. ju»n.mf^ jiuiLui2^ii.yit, 

tutuu^tt prép, devant, ghu; adv, en avant. 

wiLw^ltl'j fpiy^ ^"4^} ^' premier, primitif, antérieur; 

V. itwiLm^ftîb, 



172 GLOSSAIRE 

mtuufbnpq.^ jt^ nie., a. et S. auteur, créateur, chef. 

utojÊuj^npi^^f btP^ lyjt^ V. ti, diriger, conduire^ com- 
mander. 

uiOMat-bi^ adv. plus, davantage; moMitJirt otuit autaju^ 
tJr^u^ de plus en plus. 

uiajuttJir^aLp-^LÙf S. accroissement, abondance. 

MULMiLooii AL, 01., S. matiu; /|î^9> luiiMiLOÊiêf \g matin. 

mituu^lr£^f IrJ^ hg^^ V. /. envoyer, mander. 

miLUi^^ft^ Ibuy^ %£riULf a. vaillant, vertueux. 

uêiLtu^fitaLp^liùi^ s. valeur, vertu. 

miilï, gén. de lum. 

miùtb^^ h-J^ iupiup^y ,v. /. faire [88]. 

m§ùinL.i^^ ulJ^ um-fi^ V. t prendre^ accueillir, recevoir, 
occuper; juiùXi nmlrAc.^, prendre sur soi^ s'adonner 
à; ^iCbnLi^juiiàXb^ refuser; *l» i/f-^ luniim.^^ mettre 
en avant, proposer, présenter; funp^ttLpq. ^jt J^f 
iuiûtai.£^f concevoir une pensée. 

Y^uiutitp-^ n. pr. Assaneth, femme de Joseph. 

tuuAr^f hJ^ mutu^^y V, t dire, promettre [63]. 

y^uaphy pL.yt P^-"ij ^' Syrien. 

uiifin, adv. ici, ici-bas, dans ce monde [89]. 

uiuin^, adv. ici, d'ici [90]. 

utumfi^y mbiugy S, le monde, les choses mondaines. 

luumq^y mbij^y mh-qp.^ S. étoile [26]. 
y*umnLJU&y maL.&niy aij_y S, Dieu. 
luumaLJUiirunpi^ tuiboi^ n^, ,a, divin. 

uiumatMiS-uimnLpy mpiji lapai/^^ a, donné par Dieu. 
Y^u^mbtuqj ft. pT, Askanaz, fils de Gomer. 
uiu^ittlttuqlrui%^ a. Askanazien, de la race d' Askanaz, 

un des noms du peuple arménien. 
uMmtri^y bJ^ bgjiy V, t haïr, détester. 
mmn^y Jt^ aie, a. plein, gras. 



GLOSSAIRE 173 

lufiuii^h^^ tril^ trglt^ v- /. mener paître, garder (les 

troupeaux); IV. v. i> paître. 
"^nuintuuty uii^ ft. pr, Ararat. 
tupiupiumlnub^ a. d' Ararat; arménien. 
uipiupl»^ i^ p. aor. II de tuiLb&£^ 

lunafriut^ t^UJJj '*'/_} ^* ivre. 

uinpjt^ aor. II de pj^hj^ 
uiftÊ^^ adv* maintenant. 

tupuJJltùi^y qjruhig^ qJiruidpji^y S* produits» récoltes. 
lu^/r^j /'» Z»*-) ^' soleil; [^^A^^ ^mqui^^ ville du soleil, 
Héliopolis. 

lunhrÊj^iuffliy S, et uiniL^ «il, iil^ S, Soleil. 

tupLfr^j^^ l^g^ it^t ^' oçient^v'levant. 
uinlLtfnLjn^y Jùifi^y JmltL^^ S. occident, couchant. 
MupP^m.p-fiLby S, veille. 

lupP-nLùy p-^njy nt[j a, éveillé, qui ne dort pas. 
tupé-uîity jty [il y a. digne, convenable; mpé-tub t^ il 
convient, il est permis. 

uiné-mbh^ *in.niy *bbuiLy d, digne. 

iff/»/f y pL tupR^y imp. de juinjbhi^ 
'"cty P'-y* p^""-9 ^* yiT^îh vaillant. 

tuphtulnuby /r, uii., V. uêpfi* 
tuphùiy pbuab^ ptrtujpy S» sang. 

wpliiuhlri^y ArJ^ uip^ft^ 3* p. ^m/ii^, V. t. jeter, mettre 

(un vêtement). 
{wpAïu^kj^y htFy k^fty V, /. délier, renvoyer, congédier. 
y^iJlr^iu^^ ly^ n. pr. Arménak. 
uîpdm\»^y mkmgy mbo^y S. fruits, produits de la terre. 

IV2Î"4» ^* ^^' Arsace. Y^l!fi'"^t'^i Utug^ les 
Arsacides. 

utpntJrumy /v, ftu OU Ufc, S* art. 

uipinuiunL.uii^gy a, plein de larmes, éploré. 



174 GLOSSAIRE 

uapmmuaL^^ ung^ lo^, S. larmes, pleurs. 
uipmui^u^ cutv, dehors. 

uip^nymmuLp^ a, donné par le roi, royal. 

tup^nùiji^ a, royal. 

uMJif^fui^, Jt^ iiff., s. voleur, brigand. 
tuLMuqui^ttLp-jitii^ s. brigandage. 
iULMiù^ [tf uic, s. bourgade, village. 
uêljûùii.^ fty jtL.^ s. dépôt, tradition^ transmission. 
Êuijutbqjt£^^ trj] bgji^ V, t. déposer, transmettre, recom- 
mander. 
uiLiiiif^fi^ (pour nf<^iifujf)«^ii^), at/v, voilà. 
ufiji^i, ^, ufL, s. butin, dépouille. 
uii.bmiupuMby A, uiL, S» Evangile. 
iuiJrmiuniuiiiuùiuit^ A, lui., a. évangélique. 

uiiMLn^ gén. de o/r. 

|\iiipA^ïr, ^, /#!., /i. /r. Babylone. 

'putqJutbuti_^ luJ^ UÊgutj^ V. t, se multiplier, croître en 

nombre. 
pwqJht-P-litii^ S, multitude. 
piu^i^y qtji^ qkj^t-f s* bras. 
puiqntJ^ qj^^ qJùiL^ a, plusieurs, beaucoup. 
piuJ-uii^, b uiL^ s, coupe. 
puiJ-uibbi^^ biT^ b^fi^ V. t partager, diviser, répartir; 

IV. se séparer. 
puiJ-mbaiM^ %Juîli^'bilmJp^ j. partage, division, séparation. 



ns 

|\iii^itif, uy, n. /r.'^l(à',l esclave de Rachel. 

puyj, conj. mais. -;,^ s.v .^*'---_^ 

P™^. ^, f<-, f. mot, teritift^jWlé^.chose [34]. 

j,u.ï.m, ^, /,L, J. prison. *%'•'. -'^'éi^ 

(irutiiniuif/r», /l, uii., S. geôlier. \4bt,,-!)i 
((iHd., /i, ^i_, J. mot, terme. Vnj 

{fuin.%>ii^, (ui^ p"p^t' ^' '■' cilcvei, il 

porter; partir (= lever la tente). ; 

fui^fimn., ly, m/^, j. parole, voix, langaj 
pm/i/rajui^oLp-liùi, S. piété, religion. 
P"'i't' C-yt C^""-t "■ bon; mieux. 
fiufi^iubuif^, uiil^ Higiy, V. t. s'irriter, se mettre en colère. 
t-pupi, ^, ^L, s. coussin; pi"p^^, if^g et papi^ ""^3, 

cuisses, jambes. 
pupipy (tnc, iaijp^ a. haut [26]. 
fmpXpaignijfu!blii_, hj] g-Lg^, V. t. lever, élever. 
jiiiifiAjiuiLiuVu^ iit{, /i, (Ut, j. liaiiteiir, colline; d. haut, 

élevé. 
piapifilrui£^, l'inj, «•!_, à. Très-liaut. 
[f»w]; P"5, P"3 'b> P^'P- excepté, hormis, abL '^ 

piag, odv. loin; 'fi uiug^, de loin. 
pfr'Jfrj^, aj, n^, S. byssus, fin Un. 
pt'^qhuy, a. de byssus, de fin lin, 

l^i/r^Uffa, ly, m^, J. boUche. 

P^C^L' ^'^' P^l^t B^P^"'Lt ^' '■ porte •'i apporter, 

rapporter. 
)\t^, pti^, 1- pf"- Bel, souverain mythologique de 

la Babylonie. 
p'f-^f'l_, kiT, hgji, V. t. guérir. 
/'L'"^f. tf",/. tf"^, ^- colline. 
pW^^, ^(Ç ^Irgiy, 'V- <■ habiter, séjourner. 



fm^p%, p^uil, S. sommet de la tète, crâne; cime, 

sommet. 
^mqmbi ^, nu., S. bête sauvage, animal. 

fu.i_, uij; i^, 3= p. A{i, imp. tf{; fut n, m^, 

tl^kagtu, b/^tugt, etc. [65], V. I. Venir (dans tous 

les sens). 
^laLiau, fumiuSi,' mlmijp, S. venue, arrivée [15]. 
()>w^[iuuif , n. pr. Galaad. 
l\,m&p, ^, a. pr. Gomer (ra/isp). 
t fot^uMYi, f /><{/, "^t ^- frisé, 
^^ïyiu^, /. frisure, 
foiïii, BL et ^, s. trésor. 
fun.11111., ^, uu., j. région, contrée. 
flrq_, y, "^ /• beauté, 
ffrijuijiuu^uif, ^, ^L, a. beau, bien fait. 

çfrui, "î/i "4-1 '• ^Sive, rivière, 
^^«/•ï, uAn^, «ïn^, j. terre, sol. 
' , a. étendu par terre. 



GLOSSAIRE 177 

de lieu. 

l^'-'Ly f^ll-y tb'-lh^y ê^"* P'- tb'-lks ^^ ft^TH'B 

[29] s, village. 

/^^^, ^^/r, ftL.^ s. ligne, raie. 

tbzÈ^d "h "i~ ^^ ty """> ^' nuit. 

'lltut/r^^ bJ] uiiugjt^ V. /. savoir, connaître [6^, 79]. 

^ftmnLp-JtLb^ s. savoir, connaissance. 
'd'Py tVUi "'Lf ^' lettre, caractère, écriture, livre. — 
7/w» livre, les Ecritures. 

y/iLjn, /i, /il., S. invention, découverte. 

tlH'-L"» tà'y, 1!b"i_, -f- tête. 
ipMuii_^ tuj] tugjt^ V, i, aller, marcher. 

't^'^U ^'^ ^sby ^' ^' acheter. 
't"U "'^ ^' ^^^^^- ^t^^> exister [85]. 

iLnmuhuii^ tutP^ tumin^ V» /. VOler. 

^Y'^t^^^ n,p, Goghthen, nom d'un canton d'Arménie. 

fin/b, ^nù/nj^ nil_^ S. COUleur. 

^"V^j Vf "'Li ^' ouvrage, œuvre, travail. 
a.nnértubtui^ ft^ uil.^ S. offîcier, commîâsaire. 
annS-iuniub^ ft^ iul.^ S. instrument, organe. 

^"C^^U ^'^f ^sti ^* '• ^^*^^» travailler. 
y.ni.£f, /^pjj# et t^pjiy qpn*l__f ^* fosse, citerne. 
il.ntîtuLnp^ ^, iiii., a, coloré, de plusieurs couleurs, vif. 

'^^ q-nilbr^y ^l^i ^^^**'*-| ^» trOUpe. 

Hutuîbbi^^ irJ^ q^uift, 3* p. k^ltui, V, t, trouvcr, ren- 
contrer [64]. 
" qnmum^ ni.^ hl^ S* bête de somme, rosse. 

^Vl!tt"Pi '^' P^' Grégoire. 



12 



178 GLOSSAIRE 

yrf'i» fPlJtt tf'S ^' écrivain. 

fPir'-P1f*^9 X. écriture. 

ttoin/f, w^l/f mlrtuu^ S, ceinturc. 

q.^ particule démonstrative [44]. 

^iji, f^n^ui, ij-i/ui, q.niluiu^ CtC. [42], /r<?«. ^<^//. ce, 

celui-ci. 

q.uiqjupki^^ bJ] b^l», V. t. et /. arrêter, rester.* — 
IV. s'arrêter, demeurer. 

q.tt»^lrliiA^ ^, «M-, S, denier, drachme. 

q-tti^fiTii, ^2f^, ^2ftt«L, s. bourreau, exécuteur. 

n.ui^^uiuilnn^ ^, uil, j. chef des bourreaux^ des exé- 
cuteurs. 

'^^iiA^f^^, /», /il-, «. /r. Daniel. 

t^Z^i tt t^ ^^ *"*"» "^^ ^^^™P» campagne. 

nju^uMu^uup^ ^, UM-, X. plaine. 

^iiffL^iiu^, iiM^ i^pXmj^ V. i, se tourner, retourner; 

qjupXhtui^Vitjbjjli, je me rendormis [88]. 
n.tuumui^bpm^ j»^ uiu^ S» construction, maison, village. 
t^pi, tt hf ^' ^^^^> retour; — uiiùibi^, retourner. 
n.u»piuii^ aor. II de i^uiiùiui^^ 
q.iupkni,^uhilri_^ bj] m^jt^ V. t. renvoyer, faire revenir, 

convertir. 

t^'L* If 9 "i-f ^' drogue, épices; upumb^ t^l^i^* 

embaumer. 
^ZriL, adv, encore. 
^Zl, ^/>^/'i tt'^'-f ^' divinité (païenne); de là démon, 

diable. 
't^^t tt'^S} tt'^'P-* ^' visage, front, face. 
n-tui^f tb**VSi tb'H?'^^ ^' rencontre. 



GLOSSAIRE 179 

tl.fFbij.iuli^ et q.J-^i^iui^^ ft^ ttii-f a. méchant, désagréable. 

if-é-nlu^ a. dur, rude. 

^<f "^.g, ^n^, t""L?-9 ^* dfcr, séjour des morts, tombeau. 

ll'y "Jy "'L9 ^' cadavre. 

#^i/l&^, hJ^ ir^[t^ V, i. courir, se lancer, se jeter sur. 

contrer, se trouver, arriver. 
q^L.uib^ ^, iiii_, S. chancellerie, archives. 

nJ'L^aïuqu^ qpi^ nutdh.y S. llérOS. 

'//'#> iwip' pl« de i^Jr/r^ 

qiit/r^f bJ] hti-ft^ V. t, poser, placer, mettre. 
i^^mlP-iujItif^ «. pr, Dothaïm. 

/r. pers. tu, toi. 
i^nt-iLb^ q.piub^ tp^tf^y ^» portc; cour (d'un roi). 

n.nLUUin^ numlrp^ num&na^ S, fîUe. 

Vltl'y "tf/'» "H"'"-) '^' lecteur, écolier, écrivain. 
igMlpai-P-fiti^ s, lettres, littérature. 

h 

hP'y^Bt» 3^y> 3'-"'L ^' lïébreu. 
In^ljuimuMgl,^ gi.nj^ Z?.*-"^, ^; égyptien. 

\^ib^"'""y by t^t ^' ^^' ^&yp*e* 

Irtiftin^ 3® p. s. aor. II de q.miub/rf^ 

/i-^, ^^, ^rF) "^^ l^o*^^> rive. 

^P't, ^(^j* si, que; bj^k — b^t "^, si — ou non. 
A^^, A^i/^ V. subst, être [84]. 

friiûhlri^^ iriP^ h^ ^ V, L sortir, monter; — ^4*/», 
suivre, ^-i^. 

12* 



l8o GLOSSAIRE 

^Z#' ÙS> it^ ^' ^^^^^^> sortie, issue, évéDement. 
^it ^i'V'^t ^it> ^^l ^V""Li ^^^"8^^ impér., aor. II, 
I^art. et fut. de fm^ 

Ar^irp, 3® p. S. aor. n de mjnb^ 

triimblti^^ fiil^ bqt^ ^« suàst être, devenir, arriver [^6\, 

trqgmjii^ pop, puipp, ^' frère [30]. 
hJhum^ 3^ P* s. aor. Il de Jmutblr^ 
Inujiu^nupiUf jt, uil, S, évèque. 

"l^uihihuiltnu, inL^ H. pr, Epiphane. 
A-iL, nutn. trois. 

hn.vîl»li\tLh^ llbmb, ^iruiJp^ S. triangle. 

triLmbliftôtli, 'l^Ljy^ Uuii., a, triangulaire. 

^"f /"^ P'^i ït", jp't'i', p'à-, pl. ifi:^, ïf*-^, etc. 
[39], pr. pers. je, moi. 

irumhqi-^ 3® p. S. aor. II de umln^iultlr^^ 

/fin, 3'' p. S. aor. II de miu^ [^Sl- 

[A^i», pour ^&m, trace; vestige], jirm, pr^. après, 

depuis, ^1^.; ji&rinn^^ adu. depuis, ensuite; jA-mv, 

adv., en arrière. — Yoyezjinnpt, 
hpuio^ oê^ ff^y S. songe. 
hpmqui^Êult, fi, lUL., S. interprète de songes. 

hpuiommlru, /v, nii. S» SOngeur. 

tptu^uy, ft, fit., S. catéchumène. 

hpuilib^, £Ljy, l^uiL, a. heureux, bienheureux. 

h-ptuuÊi^tu^^ /r, ufc, S, bride. 

bpplrSù^ adv, quelque part, quelquefois, une fois, un 

jour [90]. 
bpbunùi, iililt^OM iMhftg, ub^i- OU lA/ii-^, Hum. trente [34]. 
bphu^y uwg, uo^, S. face, visage, jhphum^, de devant, 

à cause de. , 

hpLJrgai.guMbh^, InP, gniaffi, V. /. faire paraître, montrer. 
^pN^L* b^i '^B'Vt ^' ^* P^i^^ître, apparaître, se manifester. 



GLOSSAIRE i8i 

&pLni^ui%j^l_, uiJ] iu^uu^ ^' ^- apparaître, se présenter. 
h^-^y^ptSi ^^' t'^oîs. ArpAr^^uip^L^^ trois cents [34]. 
^p^^P'àtrui'ït^ a> qui a trois ailes. 

V^Z?» rA^r"*-! obd^'^Bi ^' ancien, prêtre. 

/'/'^'"L» "«0 conj. irpP^iujg/nr ou hpPl^glrd) împér. 

^/'^; ^^t- ^r^'VZ? ou irpP^l^^hd) aor. II, ^„^,^ 

ou in^tuj; V. L aller, partir [89]. 
A^p/rî/£^, A/r'ïi^, £n^, j. jeune vache, génisse. 
hpfigni.P'fiub^ S. sacerdoce, prêtrise. 

Irplpup-^ nj^ n^j S, fer. 

frp/iuiP^li^ P-Lnj, P^kiuL^ a. de fer [99]. 
hpfiuijlt^ [t^ JtL^ a. long, étendu. 

Irplimjbiu'bltum^ a. étendu; — ^biunl^ montagne à 

large base. 
trpliJtb^^ ^ftg^ l^ffi^^ S. ciel. 

^pitP* ipt* ip""-y ^' ^^rr^f pays. 

^"Pil'lf"} ^^^^' ^^"^ ^Ois. — mliquiiF^ id. 

frpfiliLq^, /'» /'S ^' P^^r, crainte. 
/rp^ni, et bp^nt^^ ^pi"^f num. deux. 

Irplin^p^huib OU irp^n^^i^ k'*3"'^'i HUM, distr, tOUS les 

deux, chacun des deux [38]. 
^pi''"UPL'f ^' ^ ^^^^ tranchants. 
^pip"Pt9 bi '"^9 ^' ^^^* second, deuxième [37]. 
^^PP"Ptf t* ""-> ^' '^^^- troisième. 
/rt., ^^;//'. et; /c. Lu^ L — /lu, et aussi, et encore. 
bL.p^uib^^ num. sept [^^^ 
ht.p-%^ A, ^L, et p^iub^ P'w'fpf ftum, sept [^^% 
bi-P-tinLjniuuli^ num. dix-sept [34]. 
bi p-lbnLmtuubuiiIlruy^ a, âgé de dix-scpt ans [99]. 
/ri_i#, conj, aussi, encore. 
\f''tp^'^9 «. /r. Ephraïra. 



l82 GLOSSAIRE 

\ 

b-oP-uAmunùt^ ^ ult^g ^ S. les Septante, traducteurs 
grecs de l'Ancien Testament. 






q_i /r<2(>. prifisoe-y marque l'accusatif déterminé [17]; 
avec l'ablatif, le cas narratif [120]; avec l'ablatif 
ou l'instrumental, le circutnlatif [120, 123]. 

lU^îtpi qp*»3 ou ^bSi ^* malpropre, sale, dégoûtant 

Comparatif qmqpuÊq.njb, 
qui^fi^ V. i«<J. 

quitLmffCh^ cuhf. premièrement, d'abord. 
qtum^ a. séparé, isolé. 

qutmu!bhi_^^ kd] mfi OU qiumh^^ Irii^ b^ji^ V» t. séparer, 

isoler, distraire. 

quimaLguiblr^^ btf^ mOL^h^ V, t. séparer. 

V^Pti "S "S ^'' of^ement. 

quêpPrùni.^^ nui/^ p-Irmj [64], V. L sc réveiller. 

qwpJlubui^ iuJ] uf^tt»/, ^* ^ admirer, s'émerveiller, 

être étonné. 
qpMq^t.Sù^ qJuSb^ ilaùt^^ dtuÉta^ S. occupation, distraction. 
^tuum^ ^, /^L, a. vigilant, sage, honnête. 
q^utumuiufrpy "hphi P'"'-j ^* bonnête, modéré, prudent. 
q^ir%aL£^^ nul^ flrgut/j V. t. revêtîr, cndosser. 
qq^hum^ nu^ m.^ S, habit, vêtement. 
q^&mltir£_^ bJ] Irgjt V, t terrasser, jeter par terre. 
t^qJ^Ênli^^ adv, à terre ; v. ^kmpb. 
qqjrgni^utbb^^ bj^ gaL-^ft^ V. /. faire revêtir, habiller. 
^\biius^ uy^ n. pr. Zelpha, esclave de Léa. 
q^ni^^ HLii^ l^, V, /. immoler, tuer. 



GLOSSAIRE 183 

^-%, afifitL^ S, armes. 
^, cûftj. que, afin que, car, comme; est parfois expie- 

tif et sert à introduire le discours direct ^ comme ? en 

syriaque et ot/ en grec, 
^, pr. interr. [47] et adv, quoi? quelle chose? 

pourquoi ? • 

i^p^^ adv. comment. 

qpbnLnp^ A, me, S. SOldat. 

qpbnLnntu^uîb^ ^, iifc, a, militaire. 
'iP'Li ^^' ifiterr, que? quoi? [47]. 
llù'ty P^^P* après, derrière, gèn. — adv, en arrière, 
derrière; v. 1^^. 

q^&m^ V. ^A-ifi. 

^«"^j ^^f cuirasse. 

ÏPIJSy P"^ti P'"^""^^ ^* ^scours, récit, réponse [12]. 
^o^, ni., nL. et uiL, S. armée, gens de guerre. 
yo^fiii</nr^ii/_, s. celui qui lève une armée; — lfi*^Ly 

lever des troupes. 
i^opiuliui^^ ifji/^ <"4^"[/9 ^* ^* prédominer, régner, croître. 
ilopnL.p^fiÊ^^ s, puissance, force, vertu. 



I 



t, 3* p. s. indic. prés, de Zr^ 

imJ-, 3* p. s. aor. II de w^^^ 

^uifL, 3^ P* s. aor. Il de uiiùtnLM» 

H'^ t/r^, etc. [84], imparf. de A^ 

t!_^ 3* P' s. aor. Il et 2* p. impér. de ^IjAhi^ 

tl^^ tibs^ tit*-^, J- descente. 



l84 GLOSSAIRE 



^i/^ÏA^, iri/^ A^^, z'. /. prendre, tenir, saisir; IV. 

• être pris, enlacé. 
nl'ty /r^. pour, ^m.; à, vers, contre, dans, parmi, 
avec, accus,; avec, daf.; sous, instrum, 

mtn.uwh^ V. muaunsh* 

C!"ttpt ^^^* pourquoi? 

^it^é-^ et ^mair^^ fïift^ ^uff., tf. domestique (=»né 

dans la maison). 
£%^ilr^j^, ^i/^ ^f[ui£uy^ V. t, recevoir, accueillir. 
^p-u!bui^^ iuJ^ p-UÊ^uy^ V. I. courir, marcher. 
^irJ-fu/A^, Zri/J A^^i, z'. /. offrir, présenter; IV. se 

présenter, être présenté. 

phliJirbnL.^^ nuf^ ^/r^fiy V- t, jeter. 

nbmmhh^ 'i»i-njy ^Zriui., X. domestique. 
l^m/ifi^ mpy^ mpng^ a, élu, choisi, excellent; j. choix. 
£iiin, /^^. selon, après, dat accus, ablaL\ on num 
opt^ chaque jour. 

P^utq.^ /i, ^1., J. couronne. 

P'iuq.uit-np^ h^ iul.^ S, TOI, 

p-ÊUii^iui.npir£^^ bJ] hgjt^ V. I. régner. 
p-utp-^ ^^ /^L, s, poignet, main. 
p-iup-uH-bg^ trj] bgft^ V, /. plonger, tremper. 
P'""l^U ^^ ^sti ^' '• c'^*^""^'"» ensevelir. 



GLOSSAIRE 185 

p-mpi^iltuL^ Ji^ ufi., S, traducteur. 

p-tunif.Jlubni.P'l»!^^ S. traduction. 

P^wLuiihi^^ biPy bgfi^ V, /. rouler; IV. se rouler. 

P^iuifthi^^ bj:; bgf,^ V. /. ôter, délivrer. 

p-ut^nL£_^ ni.J^ ^bwj^ V. I. se cacher. 

p-ui^nLgut%bi^y bJ] nL^I»^ V. t. Cacher. 

P^bl^^ p-fi^w'l'^ S' dos, épaule. 

p-bpLu^ adv. peut-être. 

P^/l, i-n;, i-ni/^, S, aile. 

/3i-, conj, que, si; est parfois explétif et introduit^ 

comme ^, le discours direct-, p-fr A., conj. quand 

même, quoique. 
P^tuitw et P^tuitwb.^ ^onj, quoique. 
/^M^, V. ^bljh. 

P^ft^uiuiiu^^ ^, lui.^ s. garde du corps. 
p-fiL^ P^nLiy^ P^ntLinj^^ S. nombre. 
Pl»uiMqlîli, a. sombre. 
ftfni^, impér. de Pntini.i_^ laisse, allons ; adv, excepté, 

oiftre; Pnq^ pt^ à plus forte raison. 
P^"'V!'-U "'■'^ ^"^ï ^* '• ^^'sser, remettre. 

PniCb^ iLpi OU n-iiiïr, n.ni!b^^ S. pCtit-fils. 

[S^np^nd] uij^ «•/''• Thorgom, fils de Gomer. 
P^ni.bi_^^ bd] bgl», V. /. compter; IV. p-nt^^ P"'-tpy 

Pncb^uiL, il semble, il semblait, il parut. 
PnL[iiui^ ^' temps sombre, brume. 
PnL.p^ Ppnj^ Ppni^y s> poignard. 
PiLntifidbbi^^ bj; njtLgf,^ V. /. faire voler. 

Pn.^ùi^ ibnj^ ^nif^^ J. oiseaU. 

P^offiii.^^/_, biP, bijl»^ V. t. faire tomber en secouant, 
secouer, cligner (de l'œil). 



l86 GLOSSAIRE 



éuii/^ ni^^ ni., S. heure, temps. 
J-iuJiulsiu^^ ^, iUL^ X. temps, époque. 
J-iunMtbq.^ ji^ uM-, X. héritier, possesseur. 
fhmÊiMÎLiyiL.p^ftLb^ s, héritage, possession. 
é-aqn^l^^ bJ^ Ir^ft^ V, /. réunir, rassembler; IV. se 
réunir, se rassembler; être réuni, rassemblé. 

é-ntin^i-Qi^^ ^i^tûb^ Êlpq.inujp^ S. peuple [15]* 

% P^^' dans, à, sur, accus, et da/, ; préfixe de rablati/\ 
devient § quand il est préfixé à un mot commençant 
par une voyelle, 

r» ^/"j ^'^' t^^J» ^' interr. quoi? quelle chose? v. ^. 

^Pf» /^^' comme; adv, environ, à peu près. 

^p^A., prép, comme, accus, ; conj\ quand, lorsque, aor, 
ou imparf, 

^d\ gén. de bu. 

t*^ "Ji "^ "*L% P^' P^^^* mon, mien [45]. 
f»Jmlim^^ uij\ uufuy^ V, t. Comprendre, s'apercevoir de. 
ftiluÊum^ Jt^ fiL^ s, sens, esprit, intelligence. 
jitliuuuituulrpj "l^ppy ujipiUL.^ s. philosophe, savant. 
IttlùtumaLp-fiùi^ s. sagesse, sens, raison. 

fti/ùiumnùt^ mhni^ mba»l_^ a. savant, sage. 

^iJfK, pr, indéf, un, quelque chose [48]. 
piX^ dat. de bu. 

P'Li Ùtt^ P^' indéfi et s, un, quelque, quelque chose 
[48]; fl£ — J^u^^ rien. 

^i3-% éUftbSy lÙ'l^'^y ^' ^î^^S) richesses. 



GLOSSAIRE 187 

l/b^^ pi^bmb^ pr. dé/, lui-même; ku pi^t^ moi- 
même [48]. 

pi^iu/^iuif^ adv, spontanément, de soi-même, volon- 
tairement. 

^2^mby //, lUL, J. prince, seigneur, chef. 

li^tubaLp^ftii^ s. souveraineté, domination, gouverne- 
ment; place, poste, office. 

^^uAA^, hrJ^ Jt^by 3* P' t2_y V. /. descendre [66, 73]. 

ft2ni-guiblrf_^ kiPy fj'^tj ^* ^* descendre, faire des- 
cendre. 

jiUj ace. s. de &u, 

jiu^^ conj, mais, cependant. 

t"ilP'y ^//z/. aussitôt, bientôt. 

^fii/ui/Ayuf^/r, g^iUy ^'-"^9 ^* Ismaélite. 

]^f/^iay^^, «. /r. Israël. 

^r» /'j ""-» ^' ^'^ose, fait. 
/i^iiifi., X. justice; a. juste. 

llItutLjnùt^y tsubtf^ S. justice, droit; jjtniuuitiuj juste- 
ment, à bon droit, à juste titre. 
lf[tfrpi"gy (^c. qtptruMftu^ /r. récipr, les uns les autres [49]. 
\;ghrd] bru etc, conjonctif de A^ 

hi-P-tub^^ V. Ar^P-uib^, 

t'-Pi utn^'^i t'-C^} ^^^'> ^^^' » î^^strum. s. du pron. 
pers. de la 3® p., thème inus. /ri., L [40]. 

liL^y [iL^yj [iLpnLj^ l"-C"'L} P^' P^^^* ^^^^ ^^^^ t^S]' 

[iLpiu^iubi^Lfty njy #1^, /r. colL chaque, (chacun; res- 
pectif [50]. 

[iLpAriuby &wiJp. OU Auii., gén. et instrum. s. du pron. 
pers. de la 3^ p.; pi. jiLpAruili^^ jtt^ftlnûbg^ jt^phr^ 
uiJp^ [40]. 

t^t tct'^y ®'^' [4^î> P^' iWi^. quelque chose. 



l88 GLOSSAIRE 



[^U ""^ H^sty 3* P^' ^L^^y ^' '• ^* ^ pleurer. 

Iju^f^j J^ffi Z?«^> "^^ poitrine. 

^i., ^, WL, a. bon, meilleur. 

[truiÊ^ part. aor. de ifltl^i» 

tiriuiùt^ [h-ppi^ ili^pwifij S' montagne [i4]> 

itrqnt.^ /r, mu^ S. langue, langage. 

ibraHUamb^ S. pied d'une montagne. 

1^1 IJi "4.9 ^' plein, comble, chargé de, instrum. 

ifitlt/^ ou ifi»tri_^ Jitf^ Z^"»Lt lÉ'St'^ ^' ^^^^^' devenir, 

être [85]. 
itnLp^Jiii^ S. plénitude, abondance. 

inuiSimu^ iutf^ UÊifli^ V, û, laver. 
tntjuj^ ï* P* s. aor. II de /uA-^ 

iniAuilihri^^ brj\ /«i-^/r, V, /. délier. 

^ttLMiULap^ jt^ ufi., a, éclairé, illustre. 
£nLMiuijtpAr^^ briT^ irgfi^ V. /. illuminer, éclairer. 

tnLMjîb^ ûlini OU ilbli^ Jbn^ OU «i^/vi-, S, lune. 

/?'-/'> /??/> ll'"'Ly ^' *v^s> nouvelle. 
^A^, Ai^ inLUfj, vJ. et I. entendre, écouter, comprendre. 
lulrib^ ^* Qui entend, qui peut être entendu. 
U^^lt'^1 ^' ®^^^» oreille. 

1" 

fumq^^ /»> ^*-j '^- ^v®> ^o""^ ^'u*^ fleuve. 

Juiuq^ ttL^ nt.^ S. jeu, jouet; fuiuq^ uaiùitri_^ 9f<#) ^^ 

moquer de quelqu'un. 
Iuuiqui£_^ mj] lu^ft^ V, t. jouer, plaisanter, se divertir; 

aller, marcher. 



GLOSSAIRE 189 

[uuiqiu^iumîu^j ^, fui., a. et S. bouffon^ qui provoque 

la raillerie, la moquerie. 
Iuiuqusq_^ a. pacîfîque, calme, tranquille. 
luiuquiqnLp-liLb^ S, paix, Calme, tranquillité. 
hwqnn^ niy ni^ S, raisin. 
]uuijm^ /r, ^L, a, de diverses couleurs. 
[wymuiÇb^ a. aux yeux brillants. 
Juiub^ />9 t'^j ^* corbeille, plateau. 
^""2?'> zfi'j ^'^1 ^' troupeau. 

fuui^^p^ a. qui porte la croix, 
/iiui^^, hrJ] /rgft^ V. /. crucifier. 
[uiuiLbuiifbÊÊijy ^, /rc, a. licencieux, libertin. 
juiunliu^Ari^^ brJ^ Ar^fi^ V. t mêler, confondre; IV. se 

mêler, se confondre, être confondu. 
[uiuiùiAr^^ bJ^ Argli^fv. /.mêler, mélanger; IV. se mêler, 

se joindre. 

hitumuqhy li^ /ii., S, Cllice. 

fuuijttuqbmqqJrum^ ^, ^i., a, qui portC UU cilice. 

Iiijiuin^ luuinjt^ iiic, a. dur, raide. 
[ubq-p^lj trJ^ bgl^y V- t. chercher, demander. 
^11^, /r, /ri-, a. prudent. 
[un^bd] /r, /r*., a. prudcut, sensé. 
[unbiup^^ Jt^ iiM., a, bas, inférieur, humble. 
lunbiup^lr£_^ltJ] ^bgty^ V, t, s'humilier, s'abaisser, s'incliner. 
]^in/L, ft. pr, Khor. 
^fim, nj^ nil_^^ S, herbe^ plante. 
[tinmiu^nLui^ a. qui se nourrit d'herbe. 
{unpi^^ ty^ nil_^^ S, cilice, haire. 
[unpi^^uiitt^bpA^ a, vêtu d'un cilice, d'une haire. 
\%3"pt\ «. pr, Khorène, bourg du canton de Taron, 
patrie de l'historien Moïse de Khorène. 



1 90 GLOSSAIRE 

juapttiuigli^ gi-y^ O' de Khorène. 

juap^k^ou [uap^i^^ /ri/J ^^^*V) ^' '* P^^^cr, songer. 

[unp^uLp^ ^p^y^ i"l_f ou ^i^Êiêb^ ^tj^auJkj S. pensée, 

idée [15]. 
^ap^pi^pn^^ ^^' judicieusement; mystérieusement. 
^np^pt^lpÊâb^ /r, «M-, ^* sage^ prudent. 
Iuttp2m\^ /r, uM., s. grande chaleur, vent brûlant. 
[uap^iu^ui^p^ a. brûlé, desséché par. un vent brûlant. 
Junt^l^^ bJl A-^/r, V. /. chercher, explorer. 
futtij^uiu^^ ^, MM., s, hâte, diligence. 
luntJCiuuiir£_^ trd] tr^fÊ^ V. t. hâter, précipiter; IV. se 

hâter^ s'empresser. 
juaiH^ jAIfl^y^ n^y S. encens. 
juiLatl^f^y fitfl ilhgiuiy V, t. se troubler, être agité. 
JuumiuJpirpaLp-ltùiy S* austérité. 
^ummjp-fit!!liy S. dureté, raideur. 
luouhr^ et [uoujt^y l»tf^ trguy^ V. i, dire, parler. 
fuou^^ ujigy ufiL.^^ s. langage, paroles. 

é^iuq^Jbruy^ a. fleuri, omé de fleurs brodées. 

S-uîblnujj i^ p' S. aor. n de TSuàLiu^i. 

^uîbaLguslthr£_y irJ^ ^ai^Jt^ V, /. faire connaître, avertir, 

annoncer. 
Suinjyy JÊy /ri., S. serviteur, esclave. 
Siunjujnt,p^ltLii^s. servitude, esclavage, captivité; service. 

é-iupiui.^ njy n»l^^ S, SOif. 

&uiputtJii_y jttf^ Urgun^ V. t. avoir soif. 
é^irp^ a. et s. vieux; vieillard. 
é^irpni.p^l»Lity s, vieillesse. 



GLOSSAIRE igi 



^b^""lbL^ M 'és'^Jy ^- *• "re, se moquer. 
i^uAft^^ ^iT, Aitf^, V. t et /. enfanter, engendrer. 

^n^, WL, #11., j. mer, lac. 

é^n^l^^ f,^ uiL^ S, petite mer, lac [99]. 

é^np&np^ y^ n^, S, Vallée. 



l|ui^.i/»fr, lA-iu/, «. pr, Kadmos. 
/liuP^nLqtinu^ ^, uii., S. Catholicos, titre du chef de 
TEglise arménienne. 

i'^Ly 4'"*^ 4"#j H'"Sj ^- ^- rester, demeurer, se tenir. 

i"*l^i I* p. s. aor. II de «liA^ 

^iuiftuliiULnp^ ft^ uiL^ s. prisonnier. 

liu»imb^y ^m^, îio^, s. emprisonnement, prison. 

4"'Ml» ^'^ ^St, ^' '• pendrç; IV. se pendre, être 
pendu. 

I^tud] ù)nj\ ou. 

4""% e*^ litutRyml^mb^ /i, «il^ ^r. volontaire. 

l^tuiHui.^ adv. volontairement, volontiers. 

4""^/L °^ 4""îfcL> /"^ '%'^j ^- '• vouloir. 
^iiii(^, i/uj^, i/o^, j. volonté, gré. 

^uiïruf^, tf. vert, verdoyant. 

lut'b^hi^^ hnq Ugl,^ V. t lever, dresser, bâtir; IV. se 

lever, se dresser. 
ll^tiu^m^'S^^ /r^, S, carquois. 
Il^^l^l^y ^«^ ^^^, V, /. lier, enchaîner. 
lltun.uM^I_^ InP^ Arg/tj V. i. crier, jeter des cris. 
f[UiiL.ni^uiL^^j ^il^ njit-gt^y V, /. élever, construire, fixer, 

arrêter. 

k'"'^ltu t*^ "■^*?/> ^' ^' s'arrêter, se fixer. 



192 



GLOSSAIRE 



^uffL^, n-uig^ n.o^^ S. char, chariot. 

liumiuL /i, «#4-, s. plaisanterie, facétie; a, plaisant, 

bouffon. 
f «f/i^, ^, «#1-, s. ordre, rang, arrangement, institution. 
iwpf/ri^^ brj; brgli^ V. U ranger, placer. 
Iimçt^mi_^ md\ 1»^^, V. I. Crier, appeler à grands cris, 

proclamer. 
Iiuaplri_^ hJ] utgl»^ V. L pouvoir, être capable de [63]. 
^111^^, adv. très, fort, beaucoup. 
\uipnq_^ l>j tuL^ a- puissant. 
îimgnL^mbbi^^ ltd\ gai^JÊ^ V. t. établir, rétablir. 

\lrmi_^ iuj; \lrgfÊ^ V. t. vivre [80]. 

\lrq&^ ^, /ti., a. faux, dissimulé. 

\ln^uiLjtp^ [i^ «!£., a. hypocrite. 

4^*^ 'î/j "'Ly ^' espèce de corde faite avec de l'herbe. 

\ebr^ui%lt^ liuif, 'lihruiL^ a. vivant. 

\lrbq.mbnLP^litl^ S. vie. 

{&piu^at.p^ ^pnj^ 4^0^, S. nourriture, vivres, sub- 
sistances. 
i}A^/; et ^irpuy^ hr^irp] i^pl'jt] aor. II et fut. II de 

4V'/» /'> ^'-» ^* ^^™^» figure; f^^i^ '/^ ^^/ii^ ^^/'/_» 

prendre diverses formes. 
^irnuiuiàLh^^ A-i/J Ay^, f. A former, figurer, donner 

une forme convenable. 
llbgnLgiJbhi_^ bJ"^ gnLg^^ V. t faire vivre, sauver. 

k^y 4^''£.» 4*"*"- ^^ ^iu%tutf^^ i^^'tJ'P.} 4'"^"'^Z^> i*"*^ 

iuii/^, j. irr. femme [29]. 
4^^«|i> j. trace, marque du pied. 
\l»ui»lri_^ inTj liib^ V. t absorber, dévorer. 
^b'^y 4^-^Vi "'^j ^' cachet, sceau. 



GLOSSAIRE 1 93 

Çbni-Pfiût^ S. mariage. 

^•^^L» ^'^ ^sb^ ^* '• cacheter, sceller. 
^nqSù^ Jwb^ tltuJ^^ s. côté, région. 

linfiéruMbbri_^ bJ^ bgft^ V. t renvcrscr, abattre; IV. se 

renverser, tomber. 
linpn^Xjt^, a. bon tireur (d'arc). 
tinpn»!^^ ijijy^ i/^iiii., a, adroit (au tir), vigoureux, 

robuste. 

f^ntJt^^^ l[iL.na^ Itiutif^^ S. idole. 

Int-p^^, ip^^jt "^9 ^'' poitrine. 

l^^n-uiuitu^maLp-bùi^ S. idolâtrie. 

^iniuùj Jt ÊULj s» testament. 

^mtu^iupiu%j ji^ iULy S. Testament; ^pt II *bnn — ^, 

rÀncien et le Nouveau Testament. 
^^A^, brJ^^ h^ft^ V. /. porter, supporter. 

kvf^^'U ^'^9 ^sbi ^* '• ^^^''cer, dresser, former; 

quibib ftLft lipP-bf^ '^, s'appliquer à, s'adonner à; 

IV. s'exercer, s'instruire. 
^pP-nup-fiii^ S. exercice, discipline. 

ku^^U ^* '• ^o^l^^^*'» répéter. 

fipmubp^ nj^ ntl^^ a. puîné, cadet; comparatif t^êmubptu^hjb. 

Iipoituit-np^ ft^ lUL^ s. moine, religieux. 

flpobuiLnp[t£_^ fiJ] ftbgtuj^ V, t. prendre l'habit, se faire 

moine, vivre en religieux. 
llpobuaLnpni.p^liilb^ S, vie monastique. 
îpob^^ ijt^^ 'bjtL^^ s, loi, mœurs, conduite, reh'gion, 

foi, règle, ordre religieux. 

fio^tij 4®z4/'î zk"'^} ^' chaussure; /^. pourboire, ré- 
compense. 

ï3 



194 GLOSSAIRE 



^mnu&Êub^^ *l»w^^ ^<^#) ^' poursuite, expulsion. 
^tutiuS^irt, hJ] bgft^ V. /. poursuivre, chasser. 
^iiiîTA/ , ltd\ hrg^y V. /. plaire, satisfaire. 
^ui^Tni, a, agréable, plaisant. 

^iiiiT KoA devant une dentale), en compos.^ avec [92]. 
^fui/tti^, A/, 1^ X. compte, calcul. 
^uitfutpti_^ InP^ brg^^ V. /. compter, calculer. 
<;iifi/^ufiL3biii£, «11/^ ^p^j ^- ^- l^ver, élever. 
^uiJ^iuphi_^ bJ] tgfiyV, /. faire provision, emmagasiner, 

amasser. 
^nii/^uii-, 17/, ni/_, s. bruit, rapport, renom. 
<;iiii/£iiiiLfr/^, kJ] Iffflt^ V. t. célébrer, divulguer, faire 

connaître; IV. être renommé, devenir célèbre. 
A*^> 11/, n^, a. arménien ; ^ty^^ jaj^ les Arméniens, 

la nation arménienne; Arménie. 
.^uijuiumiub^ ^, uw-, n, pr. Arménie. 
<^mihnl^^ a, arménien. 
^«ï/k ®' ^"U^U /"^ h*^^^ ^- *• ï^^garder. 
-^"^4» k*"Jy ^' ^^' Haïk, père des Arméniens. 
Z^mjliêui^, n. pr. HaYkachèn (c. à d. village de Haïk). 
^mjp^ ^0/1, ^«»/»p, s, père [30]. 
^unniuui&m^ f»^ tuu^ S. patriarche. 
^"UPti^ ^' petit père, papa [99]. 

^"Ua^U ^'^ ^St^ ^* '• demander. 
^u!bfiutlu!b^^ tm^, to^, s, nature, qualités, parti- 
cularités. 

^uâbÊthum^ ^umh OU q^umktult^ S, repOS. 

^us%^y^^ fn^ty ^S ^' ^^^^' nœud. 
^tu^fi^Ly M f^"Uy ^' *• ^^ reposer. 



GLOSSAIRE 



195 



^iu%q.uiftm^ a. paisible, calme. 

^tubi^tuputAri^^ hJ] hgfi^ V. L sc poser, s*arrêter, se poster. 
<fUÎbi^lTpX\ s. vêtement; /r/fi. avec, instrum, [94]. 
^iif^ii^-^if^, prép. devant, vis à vis ; '/r ^ui%^uiy^ devant, 
devant soi. 

^tti>/^fif, ^"^ï th ^' solennité, pompe, hauts faits, 

pratiques. 
<^wbq^u^l_y [ij^ uihgtuj^ V. L rencontrer. 
^iiAA^, brJ^ ^uA^i V. t tirer, lever, ôter, enlever, 

élever, faire monter [64]. 
<^mini.hrij^ hrd\ hr^^^ V. t. Compter, Calculer, estimer, 
'^lufiuif, ^, lui., s. âge; taille. 

^ututubAr£_^ irJ^ ^muft^ V, t. arriver, parvenir; mûrir. 
^luutupiu^^ jt ^ tut.^ a. commun; utn. ^mutuntuL^ en 

commun, ensemble. 
^iiji#^, /r, ^L, s. épi. 

^Hiiint.^^uîlih^^ hJ] unL^ftj V, t, faire parvenir, renvoyer, 
^ifffffff, /i, /il., a. fort, dur, ferme. 
^uifriniupiii^L^, a, qui a le^ bras forts, puissants. 
^luumtuq&t^^ a, qui a un arc solide. 
^iuuuilr£_^ inf^ hgfi^ V. /. établir, affermir. 
^iupiuquim^ fi, tuL^ a, véritable, authentique [////^. fils 

du père, de ^uypy père, et i^m (cf. pers. «Jl)), fils]. 
^tuniuL^ nj^ nJ. S* midi, sud. 
^ui^uitMil^aq^^ Ju!b^ JiuJ^^ S. sud, côté du sud. 

*^pti ^^' ^'"P'HJi ^or. de ^tupLuAirt, 

^uipJtLf^ y et ^, uum. cent. 

^uip^ui%lri^^ bJ] ^tupfi^ V, t battre, frapper, toucher, 
piquer; picn^ ^wpi^wbh^, empoigner, saisir, mettre 
la main sur, à [121]; IV. ^fupliwbfii^^ ^mpuy^ être 
frappé; — jn^, s'attacher à quelqu'un. 

^iiifinLitf^^, ^n^, i^ni[^j S. coup, châtiment. 

13* 



igÔ GLOSSAIRE 

mander, interroger. 
^iiY^^, n. pr. Harq (pL de ^lu//»). 

^uf^A^i^iif^, »./r. Hatsékats, village du pays de Taron. 
^luijiâMif^iiiïr, ^y uM., tf. probable^ vraisemblable. 
^fULuiïr^^ ^i/^ Uguy^ V. f. être persuadé, consentir. 
^ufiottfOy ij^, A^, f. foi, croyance; ^uiim^, même sens. 
^iutMimiu£^^ l^jy^ [h^usi^ a. croyable. 

^ÊULMtmmpjitl^ pif^ piliuLy a, fidèle, sûr. 

^uitMi^k^^ kJ^ lyl», V- t rassembler, réunir. 

^b^uâbnu^ ^, Mif^ S, païen. 

^p-mbauiu^iA^ a, païen. 

^£iirltusgli^ jfuyj s, et a, Hellène, Grec. 

^lr&uSlihri_^ trj^ ^iruy^ V, t. monter (sur une bête). 

^ArqArq^^ jt^ tut^ S, inondation^ débordement. 

^IU'i-.i nti/^ ^qtj V, /. verser, répandre; v. L (aor. 

^'VHjDi se répandre, tomber. 
^^A^, a, lointain. 

^bajutummb^ fi^ mt^ S. lieu, pays éloigné; *p ^ombu^ 

muilit^ de loin. 
^iLmjum^ *ji ^ka-atMin^ odv. loin, au loin, de loin. 
^A-ifi(, y^ A^, S. longue bande. de toile destinée à 

envelopper les jambes. 
^m, aj^ 0^, s. trace, vestige; qfjrm^prlp. après,^^iV. [94]. 
^hrmlLMuli^^ /i, iifc, a, et s. qui va à pied, fantassin. 
^Ap, ly, A^, j. cheveu, poil. 

^ï?Ui ti "'^9 ^* ^^^^f robuste. 

^uAïui^^ uiil^ ^-ifu^j v» i» s'étonner, être stupéfié. 
^ui^nLguililri_^ irj^ gni^fij V. /. étonner, stupéfier. 
^Mi^Ai^^^, S, celui qui étonne, qui stupéfie. 
$^^, ^11% "'Li^' vieux, ancien. 



GLOSSAIRE 



197 



^l!bun-nLpgy a. vieux, vieillard (iraXa/o^ yjfAspîav, Dan. 

VII, 9). 
4/»^/^, ^7^> fth ^^^* ^^^^* 
^P"t^l'"Pt) /'> «'S ^^'^* <'''^* cinquième. 
^/f%^/i^#i^^A^, i^i/^ A;gi»^i, z/. /. prélever le cinquième 

(des fruits, des récoltes). 
^jiLuftu^ y^ nif^y S. nord. 
^^iMty iHnJtj lUL^ a. versé, instruit, entendu. 
^uiqmbii.^ jt^ jti_^ a. obéissant, docile. 
^nuqutliqJri^^ hd] Irjflt^ V. t assujettir, soumettre; IV. 

obéir, se soumettre. 

^mtimbq.hgnL^mbbi_^ IrJ^ ^ni^l>^ V. t, assujettir, sou- 
mettre. 
^lu^mbi^nL-P-ftiHb^ S. obéissance, soumission. 
^utfuounLp-ftùt^ S, archéologie. 

^lÈ^U ^'^ ^âty ^* '• sonner, résonner. 
^'llr^nLjjiiilih^^ V, t faire sonner, faire résonner. 
^ri^^i^o%, ^, ^L, a. spirituel. 
^n^lrL.nft^ ji^ iol, a. spirituel, pieux. 

^"ïl'y V-y'i "'Lj ^' ^^^1 esprit. 

^""^Lt ^*^ ^stj ^' *• couler. 

^ni-i^j adv. près, proche; ^huh^ ^IrA^^ approcher. 

^li^ufinuff , jtj lUL^ s. sujet, vassal. 

^ii^iifiniifi^/r^, /ri/^ ^^^,, 7/. t. assujettir, soumettre; IV. 

se soumettre. 
^ul^uy^ ji^ Jii.^ s. géant. 

^liuiiltiy/r£_^ brtl^ Arg[t^ V. i. Commander, ordonner. 
^ptuJùiYi^ jij lui.^ s. commandement, ordre; mim ^nm^ 

Jiurtft^ selon les instructions. 
^pfr^iu^^ Ji^ tuL^ s, ange, messager. 
^phr^uiÊu/^uif^iob^ ^, ^l, a. angélique, menant la vie 

d'un ange. 



198 GLOSSAIRE 



'à 

Xui^y y et ni., nu^ S. gauche; ^ft XmluJ^^ à gauche [21]. 

^"iP'i t^ b^j ^* voix. 

^^Li ^'^ ^M'} ^' ^' ^^^^' retirer, ôter. 

â^^, dat. et ace. pi. de n.ai.. 

klnùi^ XlrnJpb^ Xbn.uiJk^ S, main. 

kbtùiiuftlilri_^ bJ^ brg^^ V. /. mettre la main à quelque 

chose, entreprendre. 
Xbrp^ gén. pi. de qjti^ 
XL^ ifjj ail_^ s, forme, figure. 

^ti Vi ""Li ^' cheval. 

Àjt^f s. tir, action de tirer; a. tendu, étendu. 

â/ii!^, iirtu%^ s. neige [14]. 

ÀittraJU^ Anuib^ puiif^^ pnùi^^ S, hiver. 

XapX^ y^ nil^ S, vêtement, manteau. 

Ani-Ij^^ âfuî^, Huitfp^ Af^nût^^ S, poisson. 



7\' 

sTiuffifin, Ai^ 01-, s. front, front d'une armée. 

Zfuiïruf^^, iril^ Suibh-iuj^ fut. II ériubbiuw^ &mlijiahu^ etc. 

[68], V. a. connaître, reconnaître î^^"]. 
"^mbumpup^^ ^, lui^ S, chemin, route. 
SuîbtuuiuÊp^api^^ s^ voyageur. 

iC^uiutp^ /i, ufi., s. celui qui lutte, ermite, anachorète. 
"^Ê^mt-apmlimb^ a, laborieux, ascétique. 
^flibi^y bd] bgfi^ v. /. fatiguer; IV. se fatiguer, se 

mortifier, mener une vie ascétique. 
^fifl/j ^fuslt^ utaig^ pi. iC^nûi^^ S. effort, travail, lutte. 



GLOSSAIRK 199 



^'Q^Li ^*^ ^sti ^' '• ^*^^^^^» presser. 
^^Jiupltm^ pmff^ puifti-j a- vrai, sûr, certain. 
TSldluftmnLp-fiCb^ S. vérité. 



H' 

ifluithumnnu^ S. maître, chef, prince; surnom d^un 
écrivain arménien. [Du latin magister (equiium^ 
militiœ\ par l'intermédiaire du grec [layt'arpoç], 

tltunJiuîbiuah^ a. Madianite. 

tRu^ Jh^nLJub^ ^ni-iifi/^, S. mort [14]* 

tHujp^ i/o/i, lAui/ip, s. mère [30]. 

YTwbiuutj «• P^' Manassé. 

lyiubtuuuq^ n. /r. Manavaz. 

tRJbwuubq.^ adv, surtout. 

iRMnu/i^ hlll*^ A^i{fiii-, s. collier. 

Jiuh^uiti.nj\ a, covipar, plus jeune, moins âgé. 

dlùbiind^^Lh^ S. enfance, jeunesse. 

iliJhnJi^ îiifiuY^, 'b^tuJ^^ s. enfant, garçon. 

i/mA^, "iini-, ifii-, a. menu, petit. 

IPiiiii/ni, u/ruij^ n, pr. Massis, Ararat. 

iltumtuf^tuputp^ /i, lui-, s. maître d'hôtel. 

Jiuinui/iiuftiupnLP^ltLÏi ^ S. administration, dispensation. 

i!iumiuliL 'li'-nj^ Yr^uic, S. anueau, bague. 

iftumb^ infab^ intutfp^ S* doigt. 

JtumnLguIbhi_^ hd] mnLgp^ V. /. approcher, avancer, 

présenter, offrir. 
Juitnitij /'«/^ "»^*^^ ^« *• s'approcher, aborder. 
diupq.^ î/j "'L'i ^' homme. 

Jtupt^iuutpj "tcti uftpiui.^ a. aniii des, hommes, bon. 
^Pttki Qri'"^} ti"'^^ ^' ^^^^' hommes, gens. 



200 GLOSSAIRE 



l]"i«/,/ipiiiii, «y, »• /''• Mar-Ibas, autrement Mar Abas 
Katina, historien syrien dont Moïse de Khorène 
reproduit des extraits. 

inupt%\ SLaj^ «^, s. corps, chair. 

Juipm^ ^ ^H ^- ba^a^^^^» combat. 

Àq, dat. pi. de hu. 

Jk^^ ^, lui-, tf. grand. 

JkSwpiupfiiun., a. et âk/z/. haut, bruyant; qui parle haut. 

Jk&ÊuJIf^, superl. de i/lr^ [32I; A&iuJhr&^^ &wg^ &o^, 

s. les grands, la noblesse. 
Jb&wuit"^ adv. grandement, beaucoup. 
JOrt^hlj, K hh^ ^' ^' séparer, expliquer. 
Aljbng^ ^, ufjL, ^. manteau. 
Jk/finuP^liii^ s. explication. 
JlflniMli^ adv. à récart. 

Jkquii.np^ ^, «11-, J- pécheur. 
«flr7#, ^^, ^#v^- péché. 

ipi^if/in^, lY/, «• /^- Mesrob. 
«A^inuiuoâr, ^, ^s num. onze [33]- 

«^/», gén- P^- ^^ bu. . ^ 

JkpP^, adv. quelquefois; JlrpP^—JlrpP^, tantôt— tantôt. 

êtlrpL nj^ ntl_^ a. nu. 

Jkpius^nu^, K Ht ^' W-J. ^•^- ^^ '• '^ déshabiller, 

déshabiller, dépouiller, ôter (un vêtement). 
JkiJini.p-liÙi^ S. nudité, dénuement 
./Zr«a, //-é>- PJ^^s, auprès. 

J^„a««.n^, ^ «is «• P^'^^^^^' ''°^'^''' rapproché de. 
Jfc^pàttm^, «iiT, ^A^«/, ^. ^•. approcher, s'ap- 

procher. 



GLOSSAIRE 20I 

*^U^bLy t'^ dlrpXInui^^ V, i, être près, être rapproché; 
en parlant des cheveux^ être bien arrangé. 

Jh^^ nom. pi. de hu, 

'^l'Li *^Î5li "'Li ^' milieu, reins. 

ii[i, adv, prohibitif, ne, ne pas [71]. 

iJfj iJfn^ et ij^n£^, JtnuJ^ ■j^"^, num. un. 

't 'tt 'ty 'tVi dl»nt.ir i^ntJ] a. chacun, un à un. 

^liiyuMpAr^^ trJ] Irgft^ V. /. unir, joindre; IV. s*unir, se 

joindre, adopter. 
i{^iiiy^, a. seul^ unique; adv. seulement. 
JftwJÎÊUilifrmg^ htf[t^ hgtui.^ S, et a. Solitaire, anachorète. 
Jftuili^tuJ] adv, une fois; n^^ illitubq.tutf^ quiconque, 

tous ceux qui. 
Jjiuib^'b^ àjib^ Xwjy.^ s. moine. 
JliuiuiArmiu^tub^ jt^ lui.^ a, monarchique. 
7i Jfiiiiuh'lt^ adv. ensemble. 
JtPty adv. est-ce que? 
Jji^iubtu^^ s. bouffonnerie. 

iHiJhrtuïig^ pr. récip,y l'un l'autre, les uns les autres [49]. 
J^^^ adv. quand, lorsque, jusque;' lifî/^ ^, jusque 

là que, de sorte que. 

^t. t!^i ^^^^' avant que. 

Jt'blpL, adv. jusqu'à ce que, au point que, pendant 

que; prcp. jusqu'à. 
\Vtî!"^^'"'S^i iniii^, mo^^ n. pr. Mésopotamie. 
^ÎTS^ t^ ""-} ^' "^^^^^"» intervalle, entre-deux. 
fi|^in^, tlmui^^ Jîho^^ S. esprit, jugement, raison. 
i/j^i.11, iftLMty^ ntjJ] pr. coll. autre [49]. 
éfiL-utulmiud] adv. une autre fois, de nouveau. 
tflultP^tup^ a. et i. consolateur. 

ir/"/'^"*/*» *Vï ^* ^^' Mekhitar. 



202 GLOSSAIRE 



iTlu^P^mpki^^ IrJ] Irgl»^ V. t. consoler; IV. être con- 
solé, se consoler. 
dlipmbi^^ irif^ irgft^ V. /. baptiser. 
iBitf/ , utJ] lugji^ V, i. rester, demeurer. 
*%&.» b^^ ^ff'Vi ^' *• perdre le sens, divaguer. 

^l^etu t*^ P^S'Vi ^' '• ^^^^* s'égarer. 
ily^^ i!aLf^^ ttff., s. chaussure, soulier. 
JhtLuiLiUi^ iuj^ AJif^iuf, V» /. oublier. 
JaajugnLfftuhlr^, V, /. faire Oublier. 
fl^if^f 1/, ^, n. pr. Moïse. 
Jhum^ Jù»Jê^ JinftL^ S, entrée. 
JuLn^ iRnjj '^"'Lj ^' encre. 
i!nLp^\j ^, «IL, s. brevet, diplôme. 

JmmLlri^^ biTy dmli^ 3* p. bJhLm, V. I. entrer. 

tipp^^y ^i^> pi'"^i ^' tempête. 

'^ck"U'U'Li ^* ^^**^ P*' ^* tempête, violemment agité. 

ilom^ adv. auprès ; prép. près, accus, avec '^. 

({iiip^P^, . ^P^, «. /r. Japhet. 

juintufu^ prép. touchant, au sujet de, génit.\ v. iuqun^. 
jtuiiP-iJLiu^bi_^ bJ] bgjt^ V. i. triompher, remporter la 

victoire. 
j^lP-bi_^ bJ^ bgfi, V. t. vaincre. 
juiqp-nLp^JÊi.'b^ s. victoire. 
jiuilùiiLb^^ bJ] bgft^ V. L s'opiniâtrer, refuser. 
juybJ^iuJ^ adv. alors. 
juyuJlultt^ abl. sing. de uyu, 
ju^m^ /»» ^S ^' connu, évident, notoire. 
juninLh^ a. évident, manifeste, connu, authentique. 

ittibnnL.ab^ a. téméraire, audacieux. 



GLOSSAIRE 203 

jtubguib&£_^ bJ] glruij^ V. ù transgresser, commettre 
une faute^ faillir. 

jva^gvùbjj^ S. transgression, faute. 

.j"'lpq^l_i ffJ] ^ffl^y ^' t- ^aire prospérer, favoriser; 
IV. être heureux, réussir. » 

jtufnqnLp-fiût^ S» dextérité, adresse, bonheur, réussite. 

juifLuif^^ adv, avant, devant, en avant. 

juirLUM^uii^nib^ q.ni^h^ q.nijbjti.^ ct, et adv. antérieur ; 
d'abord, auparavant. 

jiun.ui^uq.itf^ a, avancé, très-instruit. 

jtuniib-£^^ Irtf^ jiup^tujy imp. w/'/f, V, I. se lever. 

juiin&£^^ Ird] lrif[ij V. t. tailler. 

jwptuiphrj_y hd] kgji^ V. /. ranger, mettre en ordre. 

juiiêir^j hiT, kgft^ V. U joindre; IV. se joindre, suivre. 
itunhgni.^uiglri^ même sens. 

ju/p^ui^^^^ jiJ] libgtaj) V. L assaillir, attaquer. 

jm^tXni\m.îfti^ l^in^Iïi^ \iRutrp^ S. assaut, attaque. 

juipnLguîblff^^ V, /. lever, relever, aider à se lever. 

ju"-hr^Li_^ HLd] juiJr^^ V. t ajouter, augmenter, re- 
doubler, continuer. 

jtuL^ut^ adv, toujours, à toujours, continuellement. 

j^i2^tutlilri_^ bJ] A^/i, V. t ravir, enlever. 

jbrinL£_^ itijJ^ jbii^^ V, t. traduire. 

jbitt jlnnnj^ jirmu^ V. Irin» 

jlrwpi^ iniy^ uthml^j a. dernier, qui vient après les 

autres; jbmbft^^ postérité. 
jptii^y abl. sing. de //«. 

Jbzl'^U ^'^ ^sti ^' ^' ^^ souvenir de, se rappeler. 
jtz^3"'^"'^^Li A^i/J ^niL^^, V, /. faire souvenir, rappeler 

à la mémoire. 

Jll'^U ^'^y ^dt'i ^' ^' ^ï^voyer. 
j«, adv* où? 



204 GLOSSAIRE 

Jt/Ï.» J'"-îti ^' trouble, agitation. 
jnjé-^ adif. très, fort, beaucoup. 

ii"»tftij ^i"(j ou ir^uL^n. pr, Joseph; qx]'"l!f^t"Ui 
au sujet de Joseph, narrai. [120]. 

jnmliuiutn^ V. amuibmi.nn, 

jnpJ-iuJ^ adu, quand, lorsque. 

jnpÂtuli^j ^"'ifl'» ^"'#) "^' torrent. 
/Jnu^w, ;i. /r. Juda. 

ïi, particule dimonstrative [44]. 

^ui, Tfn^ui, ^i/ui, %niltut^ pr, dém. .celui-là [42]. 

^Mj^, a. premier; adv. premièrement, auparavant. 

%iuluiufpiri_^ V, /. écrire auparavant. 

'hiujuuiiÀ^ ni.^ /11., s, envie, jalousie. 

'LmfuuiLklii^^ JtJ^ irguyj V, i. envier, jalouser. 

%iuluiuUiulu%q^ip^ q.pli^ qfiuL^ O- et S. zélé, plein de 

zèle pour. 
'buifuuhiXuynjq^^ a, même sens. 
'biufuitlt^ 'huy *lilnui^ a, premier, ancien. 
'bm^uht^l^^ ird^ tgjtj V. t. retirer; IV. se retirer. 

^«•e^^j tSiJ ^* 2L^Î/» "^j ^' ^^^^ ^® farine. 
Win, ^, ^i-, s, flèche. 

[i^^^], *^ 'bk/Kgu^ adv, dedans, à l'intérieur. 
Up^ifi^ ^£^, Wiiii-, J. eunuque. 

^^ï.'"4> A» ""-> ^- ^*^^^> pique. 
'l[tqui^iuLnpf ^, lUL., J. lancier, piquier. 

'(ipini^t, ^, ^'^j «• /^- Ninive. 



GLOSSAIRE 205 

*biJtu^ dat. s. de ^Lêu. 

'^î!fU ^'^ ^sty ^' ^' dormir, coucher. 

'ïi^mb, ji^ iUL^ s, signe, miracle. 

"iiiuibiu^lip^ ^PJê^ qpuiL, X.. caractère, lettre, signe; — ^^ 

ÏL""3» silphabet. 
îr^iwiiii^A^, hrJ^ b^li^ V. t. signifier. 

^liV» \ ^^ '"Ji /"■> '^- /^- Noé. 

'bnjlnu'h^ a» de Noé. 

Yinyïrj Ibnpjtb^ ïi{^1&, /r. dem. celui-là [44]. 

'linjbuif^u^ adv. de même, de cette manière, ainsi. 

"impuiy gén. s. de %iu» • 

'itniftujb et 'finiftypi^ ty^ ml^^ a, poss. le leur, la leur [45]. 

^nuMin^l^^ liif^ t-auii V. L diminuer. 

'lint.ui^i-P-ltLÏt^ S. diminution, manque, dénuement. 

%nLJu^hri_^ irtf^ b^ft^ V. t assujettir, soumettre. 

'itn^iUy ijbnutu^ 'bngui^ nom.,- aCCUS., gén. pi. de *bîu, 

'liujtuuui^ ^, /i<-, s. aide, assistance; Ibuiiuaui [flt/ri^ aider. 
^lumfii^^ jtJ^ %uinuijy V. L s'asseoîr, être assis, demeurer. 



2Ui<,^ ni.^ nt.^ S. profit, gain, utilité. 
^oii^/uA-^, ird^ /^^^, V, t. souiller. 
ijuqui^nLjnj a, impudent, éhonté. 
j[" uii/pItP^^ //. /r. Chambith. 
^tfi, adv. fort, beaucoup. 

l^if iPity "'h ^' ^^ couleur fauve, rougeâtre. 

2^i, 2^1» ou i^itL^ s. construction, habitation, village. 

2^4^^L» b*^} '^^S'Vy ^' ^* rougir de honte, de confusion. 
ifli^i^^ irJ] hgj»^ V. /. bâtir. 

^'LnLp-[iLb^ S, construction; /^. édification, prospérité, 
bonne organisation. 



2o6 GLOSSAIRE 

2i»f ^, ^^, ^o^, X. grâce. 
ZT'-CL^ /r<^. autour de, instrum, 
Z^'^'tbu t'^ ^B"U^ ^' '• ^ hâter, se presser. 
^mirJtupwit^ ft^ uii^ s. magasin. 

ZPÎ^U ^'^ ^sti ^' '• ^^'''""^^> retourner; IV. circuler, 
parcourir. 

(I 

"iti f^> f*-"^» ^* esprit, âme, souffle; ^mplimbbi_ 

qn^ jnqji^ ôter la vie à quelqu'un. 
i'qkyq_, ^pL^j n^et i}ni^, ^i-t X. grappe, grappe 

de raisin. 

niflfy nS^^ Tff"^» ^* dos. 

nqnpi!^ a. misérable. 

nqaptfhi^jiilb^ S. compassion, miséricorde. 

"ï?-» IJt "4^^^ ""^9 ^' vivant, en bonne santé. 

nqpuLui^^ tuif^ fuigmj^ V. L guérir, recouvrer la santé. 

iiiffi, aLpntSL^ nifùiifp, pr. itidéf. un, quelqu'un [48]. 

«y«f, nL.J-nj^ ni/^, S. force, vigueur. 

n^, adv. non, ne — pas. nt. /li/, ne plus, ne pas encore. 

"L "-^y ^' aucun, personne. 

nu^ï, a. maigre, atrophié. 

"'/-> Wi /^* ^^'^^* Q"i»* quel? [46]. 

niiîïr, «n/r^, mufi/p, nin^, X. pied [l4J* 

amuiiiuuift et nuSbmunp^ ^, uif., <7. qui a des pieds, qui 
va à pied, qui se tient debout; adv, sur pied, 
debout. 

«/», n/in/, npmjP^ J"/"^? T"^! "/'•^j ^^^' f^?]» P^* ^'^^' 

qui, que. 
"/"ï/i A» ^S ^- gerbe. 



^' GLOSSAIRE 207 




T^ï "Jy "4-, ^' vigne. 
"C"'ÙHJ^i by As ^' ventre. 
npnil^hruiL, coiîj. puisque, attendu que. 
npu^u^ adv. comme, de la manière que; lorsque; — 
^f, afin que [51]. 

"P'nhti "'-y 9 u^ui^y pr, corr. tel que, quel [51]. 
nué-ipiuilil,^ a. fort, vigoureux; adv. forteniient, vigou- 
reusement. 
ni^, njL, S. chevreau. 

"'-it'Lf "'-'laiy* "'Ly ^' droit, direct; adv. justement. 
"^IH^Cti /s «*»S ^' ^* ^^^' <iroit, direct. 
nLjjm^ tiL^ s. chameau. . 

nuUrîfù^ dat* de nSîi» 

nûiuyb^ ft^ jti.^ a. vide. 

ntHr£_ et fùijif^^ ItJ] liuiijuj^ V. t et ù avoir [89]. 

nùil^^ l^iJb^ limdji^ S, Oreille. 

nil^qjip^ a, qui prête l'oreille, auditeur; — /f^^/, 

prêter Toreille, écouter, 
«j»^, ^, j. intelligence, esprit, sens. 
"'-ZÈ^'Ly âf. sage, judicieux. 
nuoL^ nj^ nij^^ S. sarment. 
ntji^ nj^ m[^^ S, épaule. 

nLMnL.3ii^ utHùb^ uilmdji^ S, étude, enseignement. 
iiLMiiL.ifutblr£^^ InP^ unLMjft^ V, /. enseigner, instruire. 
nuitnf»^ adv, d*où [90]. 

nLMinn^ inhn^ mlFpa^ S. fils* 

nunlri_, bj] aor. II ijA^^ et libpiuj^ 3* p. Irlibp^ V. t. 

manger, dévorer [^i\, 
HLp^ adv. oh; m^ "'i'^^y partout où [90]. 
nL.piulu, a, joyeux. 



2o8 GLOSSAIRE 

nLpuilunifil»iii, S. réjouissance, fête; — wiLlEr/r^, donner 

un banquet. 
nLpirXî^ adv. quelque part; ofuj, donc; mi^iu nL^irSù^ 

enfin, finalement [90]. 
ttL^ir^, adv* quelque part [90]. 

ntJinijSù^ gén s. de nSù, 

n^, ttLjtnL^^ etc. [48], pr. indéf. quelque, quelqu'un, un. 



^Z") ^> '"S ^* mauvais, méchant; x.- mal. 
^puti^pi, Je, uii^ S. malfaisant, malfaiteur, criminel. 
^piu^p, a, très-mauvais, atroce, cruel [32]. 

H^t} IJy "4,9 ^' mesure. 

>fc£, ^^^» ^^^' ^^ ^*y * P^s, il n'existe pas (^ et le 

pr. indéf. ^^). 
IPVUf aor. de &pP-iU£^ 
1!}C4-* Ptff* Pt'^» ^^^' ^^^^re [33]. 
IT'-f Vf "i-f J. départ, marche. 
IT^Li ^* ^* P^^*^'"' "^archer. 



uiiuauibirt, IriTy «f'f^, ^* ^« baiser; irp^ip upu^mbb^^ 

se prosterner, adorer, datif. 
uimliuiubi^, bJ\ Irgjt, V. /. manquer. 
utuiiuiuai-P-htii^ S, manque, défaut, imperfection. 
li^m^A^, iriT^ b^JÊ^ V. t garder, observer; jeûner. 
iuui^inulb et i^iu^ufi^ifâr, jt^ iul, S. et a. gardien [100]. 
iuiu^iuiultiu^, fi^ iifi-, s. armure, armes défensives. 
iuuiiéutiL, a. clair, resplendissant, illustre. 



GLOSSAIRE 



209 



u^tuj&mn.nhiHti^^ miP^ tugiuj^ 7K /. resplendir, briller, 



s'illustrer. 



'. \ 



r 



u^iyifiuli^ fiy. utt.^ S. condition, stipulation» 
iÊiui2inir£_^ htP^ Iriifi^ V. /. adorer, servir. y \ 

M/»Mi/4>/i/^, /»//,' ^/'//««J/, 7'» ^« avoir grande soif, mourir 

de soif. .' 

w^tmmu^hi^^ ItiÏ\ hg^ et uiiumÊu^ft^^ [iif^ ^S'I/y ^^* ^* arriver, 

advenir; se rencontrer, en venir aux mains. 
uiiutnuMhji^ 'liL.nj^ 'bktuu^ S, jeune homme. 
iiliuintubhtu^^ ir/jj/^ /f^tui.^ j. jeune garçon, enfant. 
uiiuinuin.^ y^ n^, S. morceau, pièce. 
uiuimuinJrj^^ htP, hgfi^ V. t, briser, déchirer^ 
uiiuinutu[inubk£_y IfJ] ^^[9^ ZK t. répondre. 

tt^MmuiuJtiuiblt ^ 'iii-nj , lifriUL^ S. réponse; u^iumutujutubfi 

miu£_^ répondre. 
u^iumqjuJ'^ ji^ tuL.y S* parole, message. 
tn^Êuint^iuiFiiLnp^ ji^ uiL.^ s, messager, .ambassadeur. 
uiiuinlr^^ hiP^ /f^^, 7A t entourer, envelopper; IV. 

s*envelopper, s'entortiller, être entouré. 
lifiuinfrptuiiir^ ^f, iifi_y S, bataille, combat. 
if/iuiny/r/i, /i, luf-, S» image. 
uitumdlr^^ hîP^ k^gft^ 7J> t raconter. 
ufiuinJng.p-jtAj S. histoire. 
HlîumtIhijSimb, ^, iul., S, robe, mauteauj tunique. 
iiimtn^tit^f a, convenable. 
tutuin^u'liîiuLnn^ jt^ ëul.^ a. convcnablc. 
uiiuwnL4rpy s, ordre, commandement; 
u^iumnL^plri_^ htP^ hgjt^ V, A ordonner, commander. 

ttnunîubnu^ jt^ iul^ S, COU. 

tmiipq.iL et uituniL/i^^ ^'"/f» ^'-^»^y ^' ^^^i favCUr. 

Uiiun^ttîlin^ ^""/f» ^'®.£) ^* gloîre. 

upupinfrn^^ hiP^ hijjt^ V* /. Vaincre. 

14 



2IO GLOSSAIRE 

m^m^ ^ w, S. chef, maître 

^1».^., ^mj^ jr. /r. Putiphar. 

[^., j. numière. goise]; t. i^n^«, -EyH^"» ^^' 

mfi^ tf- dur, fort; adr, avec force. 

f f|ii, if^«7, HL. '• enivre, airain. 

tf^^j itjj^y ^^^ii^ '• <1^ enivre, d'airain. 

f^, ^, ^ s. effort, étnde. 
fr^l*!.. h -S *■ déloge- 

mkmpt^ MÎk^, "*^» ^- résine, gomme (pTjrfifi). 
m^il.aÊt.p^ÊX ou jt.^«i.fl^£.ï, J. parcimonie. 

f|^«|i£ïy /r. /r. Ruben. 

^l^u^%mm^ ^, ^L, If. /r. Roufinos (Rufin). 

Il 

«»y partiaile dêmonsfraiive [44]. 

«w, ifflr^M, ifi^, etc. [42], /r. ^//v: ce, celui-ci. 

mml^mpÊ^ cûnj\ mais, cependant, du reste. 

iiMi^flML, fM., a. peu nombreux, modique, restreint, 

exigu; oih». peu. 
IIm^m^, h. pr. Sahak (=Isaac). 
ifiv^ylMÂ, ^, «M., s. frontière, limites, province^ 

district. 

umuimi-mpm^ ^, ^i., J. Casque. 



GLOSSAIRE 211 

WiuJitu, n. pr. Samos (l'île de), ou plutôt [p. 166] 

Samosate (la ville de). 
1/uyP^iii.gA^j hd\ frgji^ V» L manquer, faillir. 

"'"H'i /') /"-' ^* tranchant. 
utubA^ li^ uiL, s. bride. 

utuuui/rf_^ lrJ\ hrgli^ V. /. réprimander, reprendre, dat 
uutumlili^ a, violent, extrême; adv. violemment, avec 

force. 
uiuutn^us%iu^^ uid] litugmj^ V. t. devenir fort, augmenter. 
utummlifrf^^ InP^ Ir^ji^ V. /. tuer, détruire; IV, périr. 
uuii^np^ lUy ni[_^j S. cruche. 
y^Ubiuiup^ n, pr. de pays^ Sennaar. 

"^cbu t'^ ^&^Jy^' ^' ^^^ ^ssu, descendre; se pro- 
pager. 

uh-ftnùit^.^ ptit^wb OU pl"i-niy S, postérité^ descendants. 

\]tj; 11^<%» «• /''• Sem. 

"^/S "It'U* "*/-» ^* awiour. 

"l"L!!i^"U9 ty tSy ^* syllabe. 

11/"^ //. pr, Sim. 

ujib^ ulinjy .^< vide. 

"bv^l^y Zf-7/) [^""^t ^- ^ii^é, aimable, 
ff/i^ui, tf/iui^, ffL.^ s. cœur, esprit. 
Wt^t*^} ^* P^' Sichem. 
i/i^ifuâr^^, /fi/^ "/[""{jf ^' ^* commencer. 

""ihu b'^i itd^iJy ^* ^* ramper, se traîner. 

|Jiî#^i/n^, /r, n. pr, Salomon. 

i/jyîr, unpptj uilffù^ untl^^ ctc. [43], pr, dém, ce, 

celui-ci. 
uybuitu^ adv. ainsi, de même. 
""'Lt 11 y "'Li ^' famine. 
""iku b^y 'UfS^Uy ^' ^* souffrir de la famine. 

14* 



212 GLOSSAIRE 

uitêlnp^ à. accoutumé. 
ua^pnt^Pjiùi^ S. habitude, coutume. 

iiifi-f, "y^/i "ijt ^' deuiL 

unt-uirp^ ^«, êul. OU ulrpp^ s, épée, sabre. 

iffvi^, upnj^ fl^, s. épée. 

untMOL^ "ppijt '*4_t ^' saint. 

uunultrniihtj hj^ uuputhli^ V. t. tuer. . 

uupulimi^^ [iy lui., S, meurtrier, assassin. 
uuiiuaJf^^ bif^ lrif[i^ V. t, épuiser, consumer, ruiner. 
uêuniu^ tiLy uL.^ s, service. 

uuiiuutuL.np^ ft^ uit-^ S, serviteur^ officier, ministre. 
uupuutttLnphi^^ hj\ h^fi^ V. i, servir, assister. 
uuputttbi_^ irifl ififlty uupuulruii^ V, I. attendre, liaL 
uimtubiu^y uiif^ miu^ijiujj V, t. acquérir, gagner. 
iimw^7f, ^fb^ [uutîlp^ S, myrrhe. 

umbq&uîbhi^ Irtf^ um/fq^ji^ 3* p. trum/raS-^ V. d. Créer, 

former. 

"""Ufi »""«'-tti ^s ^* c^r^^i^i véritable. 
uumLj^mpmbui.p-jii^^ S. étymologie. 
upmiimnt-P-jiLlt, S, indignation^ colère. 
uijiiLlr^^ IrJ] Ifffl»^ V. /. répandre; IV. se répandre. 
u^uhi^l^^ £t-y^ [iruu-^ a. merveilleux, miraculeux; — 
^, s, miracles, prodiges. 

ilut^wlt^ /#, iiiL, X. bouclier. 

iluiiiuifiuiLnp^ /s «"S ^* ^pée> poignard; soldat armé 

d'une épée, d'un poignard. 
iluiÊiifuiqui^jt^ adv. de suite, tout à l'heure, bientôt. 
i^m&majuIpuU^ h^ êul^ a. tts. marchand. 



GLOSSAIRE 213 

iluiiSma.hf^^ bJ] biflj^ V, /. Vendre. 

l] «A, ty^ n, pr. Van. 

'Ijub^^ %uitf et %Jtîf^ V"'*|i) '^- monastère, demeure. 

i/ufiflb, prép, à cause 4e, ^«^z. 

tlmm^ ft^ ÊUL^ a. mauvais, méchant. 

'b^P'ty /'» /'*-» "^^ rose. 

l| wnttjub^ tLu^iuu^ /i. ^z*. Vardan. >. , v..« i. 

tjuimfuiuiltui^ /f, uiil, J". doCteur. 

iliuitÊ^tuu^Innmltuîb^ U^ uil^ a, de. doctrine^ doctoral.,.. 
iluipil.tuuilrmnLp^JiLb^ S, doctrine (chrétienne). 

*b'V^'U ^"^ %/'> ^' '• pousser, diriger, faire aller. .. 
»luiitJ-/ri_^ bd] h^lt, V. t pratiquer, cultiver. ... 
ilaipuwLiut^ /i, iUL^ .S* bandeau. ., .•..^. 

i/uf^»^, pnLtf^ pnL^, S, vie, conduite, mœurs, usages. 
blkl') ■^* ^^^^']y *t itCi ^^^* en .hautj.yi i[bpuij^ p^ép, 
sur, au dessus de, ^én, ; *[§ tUrp'fjy prip* et cuiv, au 

dessus de, au dessus; '/i ^^/liv/ '^^ H^^'L^ ^^ 

dessus de toi [94]. ' • ...... 

'U'I'f^) V^lji p^nLiT^ iîbnil_^ a, supérieur, qui est au dessus. 

'l^L'îd^i x. frange, découpure, bordure. 

'It'h ittby "'S ^' dispute; '^ ^4^^ t^U disputer, être 

en débat. .... 

tltJ] 4i'iy «"S ^- pierre. 
*lkZ!Pi Ù^l'y '"'-y ^* peine, douleur, tourment. 
^lu^A^, bJ] kgfi^ V. /. finir, achever. 
ilzmm^biu^y b^jt^ bgtuL.^ a, misérable, qui vit'daiis la 

peine. ,, . 

tljutuilib^nL-P^lii^^ S. peines, misères, épreuve^. .^ . , 
i| iLuiiQuiuinL^y "l^lh ^^'P^* VramchapQuh. (en persan: 

Behram Chahpour), roi d'Arménie, vassal du roi 

de Perse lezdedjerd. 



214 GLOSSAIRE 

tfjÊmm^mbmi^^ mi/^ ^mgty^ V, I. se confier, 
ilmmpmbfjri^^ êrj^ Ir^ff^ V» I. se révolter 
y«i^ttr, ^w^, Mii., maigre^ décharné. 

m^ préfixe négatif, v. w^^, m.^ùi^ 

miuqhmui^^ Jê^ iui., X. hâte, angoîsse, tournient; mm^hm^ 

i^uiL., à la hâte. 
Mw^, itfi^ Irmni^^ 3® p. ^m, 2^. /. donner, abandonner, 

mettre à même de [65]. 
«Mif^witffy ^, MIL., X. plaque, cuirasse. 
MiiffiiiiL, fi^ uiL^ X. baril, fût 

mui^miLmiulnn^ h^ tUL^ S. ' échansbn. 

mm^mn.muilrmni.j0-liùi^ S. charge, office d'échanson. 
mmhirjl^ et mu^jiji_^^ ftj] muipuy^ V. t et t. porter, sup' 

porter, conduire [89]. 
mmb^mlt^^ %mg^ 'bo^^' s: tourment, souffrance, 
miuifiu^, a, tombé par terre; — J^pitp i"p^'^*l*i_t 

être renversé, tomber. 
mtuupuijfi^^ bJ\ bgjt^ V. t. renverser. 
ifiMiiLiiiifHiï^, ïiif^y ïo*^, X. détresse, peiné, misère. 
mmmmuli^ Jê^ uil, X. chardon. 
UÊUipuii'^ Jt^ ttii., a. étendu, déployé. 
muipiu^Êyu^ ^pt-uft^ X. doute, embarras. 
mmpuiJ^aLMJii^^ jêiT^ irguy^ V. /. douter, être embarrassé, 

hésiter. 

mmpuy^ aor. Il de muSblrn^ 

muipuiupupm^ a. vain, inutile. 
mmpuiupÊÊpmm.g^ odv* indûment, sans raison. 

Çtmpuiùi^ V. f^mpiib* 

i^mppmb^ n. pr. Tarban. 



GLOSSAIRE 



215 



i^»ipn%^ n. />-. Taron, canton de l'Arménie dans la 

province de Touroubéran. 
""l^*L.y IJy ""-t ^* laid, 

mhrqty qj^y et ^„^, ^,ul.^ s. HcU [io, i8]. 
mlrumbb^^^ btl] mlni[t^ Irmlm, mlru^ mbuhtuf^^ V* /. yoir. 

'"^"tLf "Z^'"^, "il'""^, ^' vue, vi$ion [16]. ■,. 

mtiiy mkiunit^ mbpuiif^^ S. seigneur, maître; .le 
Seigneur [28]. ; . / ■ ■ j. 

"^tkP'y mfipihf^^ mftÇbuiifp^ S. reine, princesse, dame. 
'"h^U K %/', ^^ '• dominer, règnen , , ' .| *, 

tnJtL^ mni.pb^iùb^ etC. [28], X. jOUr. . 

mndnujl^^ part. aor. de mwi, 

mntiêy mtu%^ imiii/{f, S. maison [15]. 

^rai./mL.p/r^iii%, ft.pr, Touroubéran, province d'Arménie. 

mnmnLiT a. triste. 

m^ifr^ et m^ftj^^ jij^ %lrgtuj^ V, i, veiller. 

m,^ltni.p^^ùi^ S, veille. ,. 



V r 



a 



♦ 1 



3y /r<^. préfixe, à, vers, âr^^/j.; ^W, à lui. 
jii»b^ùi£^^ iuJ^ tuguy^ V, i, désirer. 
tfiuL.^ nj^ ntf^^ S, douleur, souffrance. 
gnplrtùb^ hitnj^ ifi/_, j. froment, blé. 

gnupm^ ^ptnnj^ n^ , S, froid. 

3'"-3'^'^U ^'^ a^^aby 3*" P- ^ays^ V' A montrer, indi, 
querj faire connaître [104]. 

^pni-b^^y htT^ hgfi^ V, /. disperser. , 

gpnLÏÏù^ gitifiuby ifiuifgL (on trOUVC aUSsi gpnuti^)y J. 

dispersion. 
^{^0%, n. pr, de lieUy Tsrôn. 
gpoli^^ %Jê^^ 'liJtL^^ S, dispersion. 






2 1 6 GLOSSAIRE 



4> 

fwjuiti^^ ^if^ fuiruy^ V, L fuir, s'enfuîr. 

t^uÊÊUty A, JtLf s* bois, arbre^ >, 

<|>iiia.^l, tLpÉnujf ». /r. Pharên. 

t^utn^f '■ luufff «LOLii, X. gloire. . ' 

ipmpiuuÙÊ, ^, n, pr. Pharaon. 

fuMpki^f hJ] hfffff V, t embrasser, . prendre, i 

^ui^m^bji_y inf^ Irgfi^ V, ù désirer ardemment, envier, 

vouloir. • ;: «» «^^ ' 

^ut^uÊ^lriby [Ljyj ihuiL^ <7. désirable, souhaitable. > ^ 
't''t'i y* "^L* ^' prêt, emprunt. ,• > 

^n^iiii^^/r^, V.' t emprunter, trahsposer." \ ^ , ^ 
\l^n^vSbmliy prip, à la pldce de, au lieu de,' pour prix 
de; — ^j parceque, puisque; — '^^y-, à la place 
de, gén, * • ' .\v*\ r. ^. 

^npXIrj^^ bJ] h^^f V. t essayer^ éprouver, tenter. 
^npXmJp^fiùi^ s. tentation. 
t^nt-P^nij^^ iuaf^ tuguy, V* i, se hâfer. 
ÊfÊiÊLP^iubiul^, adv. promptement. 
ÊjÊni^j^^ Êfbj^ et i^/^ltf s. tige. 

* thn.ppj ^ni-y a. petit. 

f^n^ç^iji yd\ hg^y V. t raser, couper les cheveux. 
ipunÊlfP-ainiitubtt «• P^- ^Vovôoixijtavy^y nom égyptien 
donné à Joseph. 

ici^U ^'^ ^ffl'f ^* '• sauver, délivrer. 
ipp^nup-ltût^ s. rédemption, salut. 



GLOSSAIRE 



217 



^uir^Êu^^ ^, im., s. ville. 

^fif^^iifijiiiïr, a. civil, civique, politique. 

^""I9y WL, fil., j. faim. 

'^(>iin/^ «%, «. /r. Cham. 

^oA, /ar//V. compar,, [plus] que, ar«^^. [31]. 

^mbtfj^^ conj\ parceque, car. 

4»iii^, ^, «"S ^- brave, vaillant, excellent. 

^ui^ui^uib^nLp^ a, aux cheveux bien frisés. 

^"il^l^plri_^ Irj; hgf,^ V. /. encourager. 

^uf^ifL^^ilr, ^. bravoure, vaillance, vertu; acte de 

.. bravoure. 

.gi«/i, ^, iiff/p et ^t., s, pierre. 

'P^VÛU ^^y ^ah ^- ^- *^'*«r à soi, bander (un arc). 
^wpnq_y jt^ j,i_^ S, héraut. 

^l^^ppn'b^ ^, ;/. pr, Hébron. 

.^^j^^, dat. et ace. sing. de i^hl. 

*t -^t^y ^b^' sing. de qj,L, 

^l/ir^ s, examen, recherche. 

4»WiA^, hj; hgf,^ V, /. examiner, rechercher. 

^%nLff-ltùt^ s, examen, recherche. 

4Lif, gén. sing. de qj,L. 

-^"y -^"J* 4^'"-«^ ^^"J^'U /''• poss, ton, tien. 

^fîtlr, ^îriî/, ^nil^^ S. sommeîl. . 

^nilbhf_^ htP^ hgfi^ V. I. dormir, coucher. 

-gni.pX^ ^iy^ ànil_y S. sac, vêtement d'étoffe grossière. 

^nipi/; ^Jji^ ^tfutu^ s, prêtre (païen); 

,^utulî^ ^, num, vingt. 

^l^pftumnuy ^, ^t., n. pr. Christ. 



2l8 GLOSSAIRE 



() 

* • 

0^111.10, o^in^, S. utilitéi profit, avantage. 

ofmir£^^ tif^ bg^^ V. I. profiter, être profitable, utile. 

^^Mt ^' P^^^ ^^ mouton. 

o&uilihi^^ bd^ oi^, V, /. oindre. 

oiniiMr, ^, uii., il. étranger, autre. 

op^ tuLjtLM^ joptf etc. [3719 s, jour. 

o|i^l, o^^lEr^ ;•■ optrif^, ^pp""St ^' ^^^> manière d'être. 

op^bi^, bJ] bg^^ V. /. bénir. 

op^nt^ftLlt^ s. bénédiction. 



. t 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 



GRAMMAIRE 

Page Ligne 

3 8 Au Iku de ^, lire /l. . 

45 3 Ajout€ri Les particules démonstratives «, ^, % 
sont parfois employées dans un sens pro- 
nominal, de telle sorte que u correspond 
à la première personne, ^ à la seconde, 
ti*U à la troisième. ' 

45 22 Ajouter: A côté de la déclinaison ^n^, 
'^'Ul) ^'^ ' ^^ trouve également ^n, ^i»/, 

54 Ajouter à la dernière ligne: Quelques verbes 

cependant forment à la fois un participe 
aor. I et un part. aor. Il; ex. ^n^A^^, iouer^ 

aor. I q^nilh^jil part. aor. I q.n^gbuii^tt 

part. aor. II amlprutt. :. f, 

6^ II Au lieu ^^JtlJugJi^JbfiXlrgjt^ Mrejqutguy^gnrpàlrgtuj* 

74 14 Ajouter: Les verbes de la IV« conjugaison 
forment souvent leur infinitif en i^; ex, 

fuoujtg^ et fitouh^ 



ADDtTtONS^ET CORRECTtOMS 



to 


AiiUeodej«ai,^, 


^"'j-r^il- 


13 


-t»-*. 


— "i«j- 


« 


• — î"«*. 


- t"«*- 


3 


*-*"rfj». 


- *"*.^i*Ji. 


26el 


„, ,t..ip, M 


- ,..441 « 




,, ,i..S* 


,-.î*. 




ÇHRÉSTOMATHIE 


"S 


AulieudeiJli 


lire IJl. 


'4 


. ,.— , ù-e^. . 


- jl»^.. 


7:. 


,; r— .*s*i, 


-i^tt, 


...a. 


^? »i>-W. 


. - .iHf V 


■7 






■5 


,: ,--ài^*.^ 


- .iW^*. 


16 


.-. -^. ïf*l^»i, 


- fl^l.4.i. 


s 


— . et. 


-tV 


: 9 


. —; h'tP: 


— •;™fp,. 


7 


—r.^^'t. 


- """f- 


9 


l."-"ik"f J, 


- p,ii..^i.fj. 


II 


— -■ lAn/t 


— tAfiA- 


8 


— «"ji, 


-•«W. 


'S 


— ,.^, 


- p,.»i. 



■159 

N.B. Les chiffres qui accoinpogaent certains mots 
,y dans le glossaire renvoient aux pages de là grammaire 
pour l'explication des formes grammaticales. 



f. DrntuliD il Ldpiii. 



book is a preservaticm ]dioCoop|yy. 

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1996 




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